Jamais je retourne chez ces fous.
Sonore documentaire : récits, lieux, archives
12 - Les écotones : Anna-Lucia Verdier 00’00
13 - Invisible pain : Valeria Cristiani 04’57
14 - Shape of my heart : Charlotte Leroux 07’35
15 - Un appel : Yulia Tarnovskaia 11’16
16 - Comme la pluie en été : Myrtille Charvet 16’32
17 - Quête : Paulvi Ngimbi 20’13
18 - A Machahu : Nina Ldjida Zermani 24’13
19 - Le Pire Week-end de Ma Vie : Suzanne Tersiguel 26’58
20 - Who is she ? : Thaïs Ayrault 30’02
21 - Speak for/to yourself : Grâce Emmanuella Rabet 33’38
22 - de l’or dans les mains : Fantine Lefevre 40’07
23 - La malédiction des sons : Naama Al Alwani 44’31
Un assemblage de pièces sonores créés dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Quel goût aurait cette révolution, en plus de mes larmes ?
Au printemps 2026, *Duuu a proposé un nouveau cycle du programme Écouter sans les yeux. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, ont proposé d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Le goût du paysage - un atelier proposé par Feriel Boushaki le 8 juin 2026.
Qu’est-ce que le goût d’un lieu avec ses nuances et ses textures ? Comment “goûter” un espace ? S’asseoir face à un espace, c’est déjà commencer à goûter un lieu. Prendre le temps, laisser les qualités de ce lieu s’infuser lentement dans nos pensées, éveiller nos sensations et convoquer des souvenirs. L’espace devient une matière vivante, que l’on appréhende par le corps et l’esprit.
Au fil du parcours, les participant·es ont été invité·es à proposer une interprétation sensible et subjective des saveurs du Parc de la Villette. Différents outils issus des pratiques et des recherches de Feriel Boushaki, à la croisée de l’art, de l’expérimentation culinaire et de la géographie, ont été partagés avec le groupe. Cette exploration a pris la forme d’un parcours alternant visite guidée, temps de contemplation, expériences gustatives et échanges.
Avec Angèle Rohart, Florence Marqueyrol, Katya Goldberg, Héloïse Bayard, Yosr Ben Messaoud, Nataska Roublov, Nataska Dinguirard, Marie Thibaut, Anouck Lemarquis et Feriel Boushaki.
Artiste et chercheuse, Feriel Boushaki explore les notions de collectif, de déplacement et d’identités. À travers la marche et des dispositifs expérimentaux, elle interroge les formes d’expérience sensible en relation à des lieux, en développant notamment une approche du paysage par le goût. Almosthere, résidence de création et performance dans les montagnes entourant Séoul, Vision Vapeur, un projet pluridisciplinaire et collaboratif réalisé entre 2020 et 2022 avec des habitant·e·s de Seine-Saint-Denis, en partenariat avec le Centre National des Arts Plastiques (CNAP), La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec et la Fondation Fiminco; La Timidité des Cimes, résidence pédagogique dans le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, à l’invitation du MuMo (2023). Feriel Boushaki est résidente au sein de ÔLéonie depuis juin 2024 et son travail a été présenté en France et à l’international (Chine, Suède, Venezuela, Liban…). Elle est actuellement doctorante contractuelle en géographie, aménagement et recherche-création à l’Université Sorbonne Paris-Nord.
Enregistrement : Mathias Dupaquier & Mateo Cuin
Post-production : Mateo Cuin
Avec le soutien de la ville de Paris
Je prête ma voix à plusieurs perroquets en vente dans une boutique, et dont les clients se plaignent qu’ils ne parlent pas.
Au printemps 2026, *Duuu a proposé un nouveau cycle du programme Écouter sans les yeux. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, ont proposé d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Spume Voices - un atelier proposé par Bettina Samson le 1er juin 2026.
L’atelier Spume Voices / Voix d’écume s’est intéressé à ces voix aux intonations multiples, qui nuancent notre identité et que nous portons en nous. Les participant·es ont d’abord fabriqué des Paper Spumes / Écumes de papier, des pliages situés entre le pop-up, l’origami et la marionnette de type Muppet, qui ont servi de supports de projection pour une exploration vocale. L’atelier s’est ensuite poursuivi par une dérive collective des voix à travers la lecture de textes apportés par les participant·es.
Avec Anaïs Gauthier, Valentin Lewandowski, Joséphine Denis, Lise Thiollier, Leïla Couradin, Paula Germain Castex et Bettina Samson.
Bettina Samson est artiste plasticienne. Née en 1978 à Paris, diplômée de l’université Paris 1 et de l’école des Beaux Arts de Lyon, elle vit et travaille à Marseille avant de venir s’installer à Aubervilliers. Ses recherches se nourrissent de références à des expériences pionnières d’une modernité appréhendée dans ses formes subalternes ou oubliées. Accordant à l’improvisation, à l‘expérimentation et à l’accident une place prépondérante dans la genèse de ses projets, l’artiste révèle depuis peu l’origine profonde de son travail, les mouvements organiques se déployant en contrepoint de survies successives survenues depuis la naissance. Sculptures en céramique, installations in situ ou scanogrammes sont le récit de gestes transformés, mais aussi le lieu organique où se nouent des liens entre des champs apparemment éloignés: culture populaire et géométrie dans l’espace, animation et animisme, résistance souterraine et féminisme, transe et infiltration dans les process industriels, forces météorologiques, expérience prolongée de l’hôpital. L’artiste est représentée par la galerie Sultana, à Paris.
Enregistrement : Mathias Dupaquier & Mateo Cuin
Post-production : Mateo Cuin
Avec le soutien de la ville de Paris
C’est un xylophone déconstruit.
Au printemps 2026, *Duuu a proposé un nouveau cycle du programme Écouter sans les yeux. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, ont proposé d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Do you remember the last sound you heard before this question? - un atelier proposé par Liza Maignan & Elodie Lecat le 22 mai 2026.
L’atelier Do you remember the last sound you heard before this question? (titre emprunté à Pauline Oliveros, extrait de Ear Piece, 1998), a mis à disposition des participant·es des outils et un dispositif mobilisant leur perception sonore et physique. Liées par un intérêt commun pour les pratiques incluant la voix, l’oralité, le chant, la musique expérimentale et la poésie, Liza Maignan et Élodie Lecat ont créé des interactions à partir d’un ensemble de matériaux qu’elles manipulent chacune dans leur pratique : fragments textuels, différents types d’instruments et une pensée de l’orchestration qui leur est propre.
Réuni·es en cercle, dos à dos, les participant·es ont utilisé les matériaux mis à leur disposition, ainsi que leurs voix, leurs mains et leurs pieds, pour réaliser trois temps d’improvisation collective, successivement consacrés aux instruments, à la voix et aux gestes. L’orchestration s’est construite à travers l’observation et l’écoute, à la fois individuelles et collectives, ainsi que par la mobilisation du corps et des sens, afin de former un « cercle opportun » (timely circle), pour reprendre une formulation de Stuart Dempster à propos du travail de Pauline Oliveros.
La performance a été précédée d’un temps de préparation, d’écoute collective et d’échanges autour d’artistes et de références en lien avec l’atelier.
Référence : Pauline Oliveros, Deep Listening – A Composer’s Sound Practice, iUniverse, 2005.
Avec Nolwenn Vuillier, Joséphine Denis, Caroline Reveillaud, Diane Gaignous, Margot Bernard, Alice Normand, Liza Maignan & Elodie Lecat.
Liza Maignan est curatrice et autrice indépendante. Elle mène diverses activités dans le champ de l’art contemporain, tel que le commissariat d’exposition : like a crossword saying – you should take a breath now, DOC (Paris, 2024), Les assistantes du vide, La Salle de Bains (Lyon, 2023), Sleep No More, co-curatée avec Fiona Vilmer, Placement Produit (Aubervilliers, 2021), L’Almanach des Aléas, à la Fondation d’entreprise Ricard, Paris (2019), la rédaction de textes pour des expositions ou des catalogues, d’articles ou de textes libres pour diverses publications. En 2023 elle est lauréate de la bourse TextWork de la Fondation d’entreprise Pernod Ricard pour l’écriture de l’essai “Rumeurs des villes” (disponible en ligne). Elle a dirigé la galerie Florence Loewy de 2020 à 2025. Elle est actuellement curatrice invitée au Palais de Tokyo et prépare une exposition collective autour des pratiques et des lieux collectifs artistiques situés en territoires ruraux.
Élodie Lecat est artiste et musicienne. Après l’obtention d’un DNSEP à l’institut supérieur des arts de Toulouse, elle intègre la Cité internationale des arts de Paris. Ont suivit des projets et résidences en France et à l’étranger. Elle partage désormais son temps entre Paris et les Hautes-Alpes où elle organise chaque année la résidence Résidence. En 2019, elle obtient un Master en Littérature Chinoise Classique à l’Inalco à Paris. Après avoir été en charge des fonds Pensée Chinoise, Civilisation et Beaux-Arts à la librairie Le Phénix, elle intègre la librairie Delpire & Co en 2023 où elle initie le cycle de rencontres Image-Texte pour échanger autour de projets éditoriaux avec des auteur·ice·x, éditeur·ice·x, graphistes, photographes, artistes, commissaires et théoricien.ne.x. Elle se consacre parallèlement à la composition de pièces sonores expérimentales sous le nom de Valentine Branca. Elle est régulièrement invitée à se produire en France et à l’étranger. Elle a notamment été invitée à collaborer sur LYL Radio dans le cadre de CTRL+X produit par Vina Konda, de Dreamsickles produit par Toco Vervisch et plus récemment sur Lithium Radio à Paris. Ces deux dernières années, elle a eu en charge la programmation d’évènements en lien avec la musique et la performance au Pan café, sur l’invitation de Cécile Paris.
Enregistrement : Mathias Dupaquier & Mateo Cuin
Post-production : Mathias Dupaquier
Avec le soutien de la ville de Paris
Je suis accoudé à la table panneau voix sans issu, devant ma maison d’enfance.
Au printemps 2026, *Duuu a proposé un nouveau cycle du programme Écouter sans les yeux. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, ont proposé d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Écrire sur le seuil - un atelier proposé par Esther Meunier Corfdyr le 4 mai 2026.
Ce workshop s’inscrit dans la recherche de l’artiste qui porte sur les failles - comprises comme objet géologique, physiologique, intime, imaginaire et numérique - failles sismiques, spatio-temporelles, cicatrices, bugs. Ces espaces attestent tout autant d’accidents que de rencontres, et d’ouvertures sur un ailleurs. La faille est un lieu dans lequel quelque chose d’autre peut se manifester et émerger. Dans cette recherche, elle est envisagée comme une hétérotopie, un seuil sur lequel la bifurcation et l’invention sont possibles, mais aussi comme l’espace d’échange privilégié sur nos rapports à l’inconnu, à la vulnérabilité et à la transformation.
Les participant·es ont été convié·es à arpenter des territoires invisibles : des réalités désirées, des voies de passage, des mémoires vives. À travers quatre protocoles d’écriture instantanée, iels ont créé des « cartes postales » sonores envoyées depuis leurs paysages intérieurs. Tandis que la majorité du groupe écrivait, un·e participant·e s’isolait dans un espace à l’écart pour écouter une bande sonore et décrire, en direct, les images et les sensations qu’il·elle percevait. Ces moments d’écoute partagée se sont entremêlés aux lectures des textes produits, créant une polyphonie entre écriture, imagination et perception.
Avec Samuel Dacsta, Felix Vayssade, Tom Rakotomanampison, Quentin Ribac, Zoé Leroux, Maïa Coëffic et Esther Meunier Corfdyr.
Artiste du mouvement et autrice, Esther Meunier Corfdyr dirige la compagnie des Libres Étendues. Elle est membre fondatrice du collectif NSNAMDLM et collabore auprès d’artistes dans les champs des arts vivants et visuels. Son travail porte sur les seuils, appréhendés en tant que territoires, mais aussi en tant qu’états. Elle se consacre au sommeil et à l’hypnose, à la mer et aux failles. Elle y recherche des dynamiques propices à l’émancipation, des modèles de renversements féconds pour penser la violence de nos sociétés. Cultivant les liens poreux entre recherche et création, sa pratique emprunte à la danse, à l’écriture, à la vidéo, au costume et au design. Cherchant les brèches et les ouvertures, son approche pluridisciplinaire vise à créer des dispositifs d’affranchissement, des cadres depuis lesquels d’autres réalités peuvent se révéler. Privilégiant des formats intimistes, les formes qu’Esther Meunier Corfdyr créent s’adressent à tous les publics et s’envisagent comme des hétérotopies à habiter, par le corps et l’imaginaire.
Enregistrement : Mathias Dupaquier & Mateo Cuin
Post-production : Mathias Dupaquier
Avec le soutien de la ville de Paris
Nous sommes sur le journal des bonnes nouvelles. Il n’y en a pas beaucoup. C’est pas grave.
Workshop de création radiophonique
*Duuu Radio & Pierrick Mouton
Du 10 au 13 mars 2026
Écouter une minute de silence
Raconter l’histoire d’un ami
Décrire un trajet
Raconter un souvenir d’enfance
Inventer un message venu du passé
Écouter la présence du vivant
Décrire une œuvre d’art sans la nommer
Raconter son dernier rêve
Commenter un match de football
Chanter sa chanson préférée
Écrire un message à soi-même dans le futur
Expliquer un phénomène complexe
Cet atelier radiophonique propose des partitions textuelles, poétiques et performatives à activer collectivement. Les participant·es explorent leur imagination à travers différentes formes d’expression orale et sonore.
Dans une approche ludique et conviviale, chacun·e devient auteur·rice des contenus produits. Chaque séance donne lieu à un enregistrement en direct, constituant une création radiophonique à la fois individuelle et collective.
Un atelier radiophonique de Pierrick Mouton, avec la participation des élèves de l’école national supérieur de Paysage de Versailles, de la formation APA (Arts, Paysage, Architecture).
Remerciements : Clémence, Philippine, Anaïs, Maelle, Emilio, Agathe, Angèle, Félicia, Mathilde, Ashley, Mathias, Angelo, Romane, Léo, Oleg, Niels, Nissrine, Anna, Naômie, Camille, Bérénice, Buphen, Candice, Marin, Layane.
Enregistrement : Mathias Dupaquier
Conducteur plateau : Marin Riaucourt-taine
Professeures encadrantes : Charlotte Charbonel et Claire Trapenard
*Duuu Radio : Sarah Banville, Loraine Baud et Simon Nicaise
Very so much I wanna do.
Live avec les étudiant·es de 3e année de l’école Média-Art à Châlon-sur-Saône.
Une émission réalisée dans le cadre d’un workshop radio du 4 au 8 janvier 2026, proposé par Loraine Baud et Simon Nicaise (*Duuu Radio) sur une invitation de Charlie Hamish Jeffery.
Avec Ibourayane Ahmadi, Manelle Cherrih, Amir Genillon, Honorine Gibello, Nima Henryon, Athéna Noël, John Weeber et Manon Joseph.
Ce que je ramasse n’est pas de l’os blanchi, mais des voix polies par les années.
Live avec les étudiant·es de l’ensba Lyon 1/2
une émission réalisée dans le cadre d’un workshop radio avec les étudiant·es de 2ème année en art de l’ENSBA Lyon, le 18 décembre 2025
Un workshop proposé par Loraine Baud et Simon Nicaise (*Duuu Radio), sur une invitation de Camille Richert.
Il y a beaucoup de choses qui se perdent dans la traduction.
Live avec les étudiant·es de l’ensba Lyon 1/2
une émission réalisée dans le cadre d’un workshop radio avec les étudiant·es de 2ème année en art de l’ENSBA Lyon, le 18 décembre 2025
Un workshop proposé par Loraine Baud et Simon Nicaise (*Duuu Radio), sur une invitation de Camille Richert.
AAAaaah comment mais jeEEEuuuHHH aaAAAaAhh.
Au printemps 2025, *Duuu propose un programme axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
VOIX-CONTACT- un atelier proposé par Violaine Lochu le 12 mai 2025.
Dans la lignée des projets Système Berceuse, Signal Mouvement et Faire signe, l’artiste performeuse, visuelle et sonore Violaine Lochu poursuit sa recherche autour de la vibration vocale perçue autant auditivement que tactilement par cellui qui l’émet ou la reçoit. Envisageant la voix comme outil de soin, le groupe est invité à entrer en relation sans les yeux, par le chant et le geste. Voix contre voix, peau contre peau, les participant.es se mêlent les un.es aux autres pour ne former plus qu’un seul chœur.
Violaine Lochu est performeuse, artiste visuelle et sonore. Née en 1987, elle vit et travaille entre Montreuil (France) et Cotonou (Bénin). Son travail est une exploration de la voix comme vecteur de rencontre et de métamorphose. Lors de longues périodes d’immersion dans des milieux spécifiques, elle collecte différents matériaux sonores et visuels à partir desquels elle crée des performances, des installations sonores, des vidéos et des éditions. Sa pratique est transdisciplinaire ; évoluant dans le champ de l’art contemporain, de la musique expérimentale et de la poésie sonore ; créant des passerelles entre des univers contemporains et anciens, savants et populaires ; se nourrissant de rencontres mais aussi de lectures d’ouvrages appartenant au champ des sciences humaines (anthropologie, sociologie, psychanalyse).
Enregistrement : Arthur Bécart
Post-production : Sampson Staples
Avec le soutien de la ville de Paris.
Guérir pour normaliser, ou l’inverse ?
Au printemps 2025, *Duuu propose un programme axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
PEOPLE BEHIND WALLS, fragments de luttes antipsychiatriques et poésies fantômes - un atelier proposé par Tania Gheerbrant le 2 juin 2025.
Tania Gheerbrant propose un arpentage sous forme de lectures de poèmes, récits chorals et autres jeux de montage à partir d’une collection de fanzines antipsychiatriques des années 70. Par le relais de leurs larynx, pharynx et autres organes phonateurs, le groupe devient ainsi le véhicule de ces voix oubliées. Réuni autour d’une table circulaire, le groupe ressuscite ensemble les mots et les rimes de ces anciens collectifs de patient·es militant·es. Cinquante ans plus tard, leurs révélations oubliées, cris étouffés et autres braises de luttes reviennent hanter le réel. Depuis leurs bouches-micros, les textes People Behind Walls, No More Genocide, Plante Me ou Life ricochent jusqu’aux oreilles des auditeur·ices. Façon de murmurer ensemble la sempiternelle question : est-ce un bon signe d’être bien adapté·e dans une société profondément malade ?
Tania Gheerbrant vit et travaille entre Paris et Zurich, elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2017. Son travail a récemment été exposé lors d’une exposition personnelle au Salzburger Kunstverein en Autriche-2025; ainsi que dans différentes expositions collectives, notamment : à la Galerie Anne Barrault - 2025, au Palais de Tokyo - 2024, au Frac Bretagne - 2024, à la Bally Foundation - 2023-CH, au 66e Salon de Montrouge - 2022, aux Ateliers Vivegnis International - 2022-BE, au Point commun - 2021, à la Fondation Fiminco - 2021, au Palais des Beaux-Arts de Paris - 2021, au Centre Culturel tchèque - 2020, à la Panacée MoCo, Montpellier - 2019. Elle est notamment lauréate en 2024 de Mécène du Sud et du Art Norac-Frac Bretagne. Ses dernières œuvres ont été commanditées par la Bally Foundation (CH) ou soutenues par le Palais de Tokyo et la DRAC Île-de-France.
Enregistrement et post-production : Sampson Staples
Avec le soutien de la ville de Paris.
Comme un moyen d’atterrir, de scanner l’espace plutôt que de regarder votre partenaire.
Au printemps 2025, *Duuu propose un programme axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
WALK, HANDS, EYES (La Villette) - un atelier proposé par Myriam Lefkowitz le 5 mai 2025.
Walk, Hands, Eyes (a city) est un projet qui consiste en une expérience pour un spectateur et un guide, qui au cours d’une balade silencieuse dans une ville, tisse une relation particulière entre marcher, voir et toucher. Cet autre mode de perception consiste à suspendre temporairement son rapport à la vision et à observer les effets ainsi générés tant sur le plan sensoriel que sur le plan de son activité imaginante.
Dans quel(s) corps et dans quelle(s) ville(s) marche t-on alors ?
Après Gennevilliers, Medellin, Plymouth ou São Paolo, Myriam Lefkowitz forme un nouveau groupe de personnes pour qu’ils deviennent à leur tour guides et dépositaires de ces ballades. Les participant·es passent une paire d’heure dans une salle de répétition du Théâtre Paris-Villette pour échauffer le toucher et l’attention, puis testent ce que cette balade peut faire faire en la laissant les guider dans le quartier de la Villette et ses alentours. Iels se réunissent ensuite au studio *Duuu pour évoquer collectivement leurs impressions.
Les recherches de Myriam Lefkowitz (née en 1980), se concentrent sur les relations complexes qui se tissent entre sensations, perceptions et images. Pour partager ces questions elle conçoit des pratiques qui engagent la relation directe entre spectateuricess et performeureuses. Elle tente de créer les conditions pour que nous basculions vers des états de perception modifiés et d’observer comment cela affecte notre activité imaginante.
Enregistrement : Sampson Staples
Post-production : Amélie Du Ché
Avec le soutien de la ville de Paris et en collaboration avec le Théâtre Paris-Villette
Elles n’achèteront pas un bol de chips pour le pigeon de Venise.
Le cycle Écouter sans les yeux est axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Prenant appui sur les systèmes sensoriels de la perception, ce cycle envisage le son comme terrain d’expérimentation d’un dialogue ouvert autour des sensibilités individuelles et collectives. Par un ensemble d’ateliers, de transmissions de pratiques et de rencontres avec des artistes, il s’agit de partager des outils avec des participant·es et d’ouvrir l’expérimentation radiophonique. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur *Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Le pigeon de Venise - Mélanie Blaison
Comment attraper quelque chose dans sa bouche, avec ses mains, ses pieds, son bec, attraper aussi avec ses oreilles ? Les interactions de groupes dans l’espace public et sur le terrain. Des relations entre des personnages. La vie sur le terrain, un terrain ou des terrains. Quels bruits ça fait, quels bruits nous guident ou nous rendent la vie infernale le jour, la nuit. Voler dans tous les sens du terme. Bouger, ronfler aussi. Des morceaux de cécifoot qui rebondissent un peu partout dans les textes. Récits de moments de pause dans le travail, la nuit et les congés d’été. Huit textes courts, dialogues et poésies nommés :
- Le pigeon de Venise
- Le goéland d’Étretat
- D’une toile de tente à l’autre
- Les sacs à dos
- Les téléphones portables
- Entre août et septembre
- Masque de nuit ou le vol
- Le papier toilettes
Une émission enregistrée le 11 octobre 2024
Enregistrement : Arthur Bécart
Post-production : Morgane Charles
Ce projet s’inscrit dans le cadre du dispositif Eté Culturel de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture
C’est vrai que c’est assez curieux, un sopalin qui recouvre un visage.
Le cycle Écouter sans les yeux est axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Prenant appui sur les systèmes sensoriels de la perception, ce cycle envisage le son comme terrain d’expérimentation d’un dialogue ouvert autour des sensibilités individuelles et collectives. Par un ensemble d’ateliers, de transmissions de pratiques et de rencontres avec des artistes, il s’agit de partager des outils avec des participant·es et d’ouvrir l’expérimentation radiophonique. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur *Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
La mouette se déplace de droite à gauche - Agathe Boulanger, Laurent Bouzanquet, Thierry Sapotille et la RADO
Agathe Boulanger, Laurent Bouzanquet et Thierry Sapotille sont soignant.es dans une structure pour jeunes. Ils ont initié à leurs côtés la RADO, la radio des ados. Tous les mardis après-midi, ils imaginent ensemble capsules sonores, entretiens, ambiances musicales réalisées avec les moyens du bord et la parole au centre. Invités par *Duuu Radio dans le cadre du programme “Écouter sans les yeux”, ils.elles ont pensé ensemble, à partir de leur pratique commune du labo photo, une séance de radio-description d’images, avec les photographies réalisées par les jeunes. Photos de loisirs, de vacances ou du quotidien, chaque image est décrite avec la subjectivité de chacun.e et le soutien du groupe qui porte, étaye, vers une description entre bulle contemplative et expérience méditative.
Une émission enregistrée le 13 octobre 2024
Enregistrement : Arthur Bécart
Post-production : Morgane Charles
Ce projet s’inscrit dans le cadre du dispositif Eté Culturel de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture
C’est comme la langue allemande, le fait d’avoir le côté Lego que t’empiles, c’est la même logique.
Le cycle Écouter sans les yeux est axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Prenant appui sur les systèmes sensoriels de la perception, ce cycle envisage le son comme terrain d’expérimentation d’un dialogue ouvert autour des sensibilités individuelles et collectives. Par un ensemble d’ateliers, de transmissions de pratiques et de rencontres avec des artistes, il s’agit de partager des outils avec des participant·es et d’ouvrir l’expérimentation radiophonique. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur *Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Transcrire l’osmose, écrire des mouvements de groupe - Lina Schlageter
Qu’est-ce qui se passe lorsque l’on bouge à l’unisson dans un groupe ? Quelles sensations, quels affects cela produit-il de se fondre dans un mouvement collectif ? A partir de quoi définit-on une danse collective ? Comment cela s’organise-t-il ? Quel.le.s conditions et outils sont requis.es pour ce type d’expériences ? Quels types d’écoute et de mouvements cela génère-t-il ?
L’atelier propose d’explorer physiquement et d’analyser différents types et expériences de mouvements de groupe (de la danse collective, au défilé militaire, à la manifestation) par le biais du récit et de la cinétographie Laban, pour construire différents points de vue sur ces expériences physiques et collectives, comprendre ce qui les différencie et comment elles fonctionnent. La cinétographie Laban est un système de transcription écrite du mouvement développée par Rudolf Laban et publiée en 1928. Il s’est particulièrement penché sur l’étude des chorégraphies collectives autour de la notion de « Mouvements de groupe », qu’il a spécifiquement développée avec ce système d’écriture.
Une émission enregistrée le 3 octobre 2024
Enregistrement et post-production : Morgane Charles
Ce projet s’inscrit dans le cadre du dispositif Eté Culturel de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture
Chanter peu fort, chanter très fort, prendre l’acoustique, échapper à l’acoustique.
Le cycle Écouter sans les yeux est axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Prenant appui sur les systèmes sensoriels de la perception, ce cycle envisage le son comme terrain d’expérimentation d’un dialogue ouvert autour des sensibilités individuelles et collectives. Par un ensemble d’ateliers, de transmissions de pratiques et de rencontres avec des artistes, il s’agit de partager des outils avec des participant·es et d’ouvrir l’expérimentation radiophonique. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur *Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
La tête dans le pavillon - Anna Holveck
En s’inspirant des techniques de mixage par l’espace utilisées lors des premiers enregistrements acoustiques, La tête dans le pavillon propose d’explorer les rapports qu’entretiennent puissance vocale, présence acoustique et distance avec le micro dans l’équilibre polyphonique. Réparties dans l’espace du studio, les voix des participant.es forment collectivement une harmonie continue. De près ou de loin, en échappant à l’acoustique ou au contraire en s’en servant comme tremplin, les voix s’unissent par le passage du seul et unique microphone. Les déplacements dans l’espace modifient le mixage des timbres, des hauteurs et des distances.
Les pieds dans les câbles, le casque sur les oreilles à l’écoute de la somme des voix, le groupe modèle la variations des perspectives tout en veillant à la stabilité de la dynamique. La recherche de ces différents équilibres polyphoniques permet à chacun.e de décentrer son écoute en explorant les qualités spatiales de la voix.
Une émission enregistrée le 23 septembre 2024
Enregistrement et post-production : Morgane Charles
Ce projet s’inscrit dans le cadre du dispositif Eté Culturel de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture
Comment je peux écouter sans les yeux si on me met de l’eau bénite dans les yeux ?!
Le cycle Écouter sans les yeux est axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Prenant appui sur les systèmes sensoriels de la perception, ce cycle envisage le son comme terrain d’expérimentation d’un dialogue ouvert autour des sensibilités individuelles et collectives. Par un ensemble d’ateliers, de transmissions de pratiques et de rencontres avec des artistes, il s’agit de partager des outils avec des participant·es et d’ouvrir l’expérimentation radiophonique. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur *Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Foley - Liv Schulman
Plusieurs fois dans la vie des événements m’ont marqué. Des événements divers comme le fait que la nièce bébé d’un ami irrégulier que je vois une fois par an s’appelle Meredith ; la mère de la nièce donc la femme du frère de mon ami s’appelle Sonia, je sais que Sonia sourit très peu, qu’elle est psychologue. Je sais que la mère de la voisine de mon ami Sebastian dans un village du Paraguay que je n’ai jamais visité vit dans un monde d’orchidées. Comment je sais tout cela ? Parce qu’on me l’a raconté. Les visions viennent à travers les paroles. Il suffit juste qu’on me le raconte. Parfois je suis accrochée à des films que je n’ai jamais vus mais j’y pense régulièrement.
Pour cet atelier, Liv Schulman invite à construire collectivement une émission autour des films qu’on adore raconter au lieu d’aller les voir. Une table à disposition avec un panel d’éléments pour faire du bruitage aide les participant.es à créer les ambiances nécessaires pour raconter les récits les plus ambitieux. Qui sait que les spaghettis secs frottés entre eux peuvent créer le son de la marche d’un million de fourmis ?
Une émission enregistrée le 16 septembre 2024
Enregistrement et post-production : Morgane Charles
Ce projet s’inscrit dans le cadre du dispositif Eté Culturel de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture
Mais t’as des moulures, toi ?
Bah non. Vraiment pas. Et toi t’as des moulures ?
Le cycle Écouter sans les yeux est axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Prenant appui sur les systèmes sensoriels de la perception, ce cycle envisage le son comme terrain d’expérimentation d’un dialogue ouvert autour des sensibilités individuelles et collectives. Par un ensemble d’ateliers, de transmissions de pratiques et de rencontres avec des artistes, il s’agit de partager des outils avec des participant·es et d’ouvrir l’expérimentation radiophonique. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur *Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Voices are Blind - Carla Adra
Animé par Carla Adra, cet atelier radiophonique propose une exploration des liens entre lieux, attachements et relations humaines. L’atelier s’est déroulé hors les murs, dans un lieu privé que les participant.es découvrent les yeux bandés. Inspiré par le concept de Love is Blind, télé-réalité où les participant.es se marient sans jamais se voir, et par la pièce radiophonique Le Pays des Voix de Walter Benjamin, cet atelier invite 8 participant.es à vivre une expérience de discussion collective dans un espace invisible à travers des conversations et des échos sonores.
Les participant.es sont accueillis dans la rue, les yeux bandés, et guidés vers l’appartement. Une fois à l’intérieur, Carla Adra, qui a aussi les yeux bandés, partagera l’image visuelle de ce lieu et les souvenirs liés à cet espace pour donner place à une discussion à la fois collective et introspective. L’atelier permet de réfléchir à comment un lieu peut devenir un repère émotionnel, peut-il être aussi fort qu’une relation humaine ? On explore des thèmes tels que le déracinement, les rencontres, les séparations, la dépendance et l’attachement à un lieu, tout en intégrant la réflexion sur le rôle des voix dans la perception de l’espace.
Une émission enregistrée le 9 septembre 2024
Enregistrement : Sampson Staples
Post-production : Morgane Charles
Ce projet s’inscrit dans le cadre du dispositif Eté Culturel de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture
Est-ce qu’on demande aux fantômes s’ils croient aux fantômes ? Ici le fantôme c’est moi !
Le passé peut-il venir en aide au présent ? - Jina Park
« Le passé peut-il venir en aide au présent ? Les morts peuvent-ils sauver les vivants ? » Han Kang pose ces questions essentielles. Derrida, dans Spectres de Marx, explore la tension entre chaos et ordre. Pour lui, la liberté est un chaos sans centre fixe, et sa voix erre comme un spectre (la voix de Derrida dans le film Ghost Dance, 1983). Les pensées philosophiques se mêlent aux bruits du passé – comme le mouvement démocratique coréen des années 1970 – et du présent, où elles se confondent. Dans nos vies, les douleurs du passé semblent se répéter sans fin.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2025, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Caramel ionisé, îles bleutées, croquer dans une pâte feuilletée, gorge asséchée.
Lèvres guimauves molécules rose rose bulles est une soirée organisée à la Mine, dans le cadre du workshop avec *Duuu Radio et les étudiant·es d’année 1 de la HEAR durant laquelle une émission en direct est réalisée.
Coordonné par l’enseignant Samuel François et Loraine Baud & Simon Nicaise pour *Duuu radio.
Prise de son : Paul Castillon