Écouter sans les yeux - workshops et partage de pratiques
01.06.26
Écouter

Duuu propose au printemps 2026 un programme axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.

Spume Voices
Un atelier proposé par Bettina Samson

L’atelier Spume Voices / Voix d’écume s’intéresse à ces voix différentes dans l’intonation, nuançant notre identité, que nous avons potentiellement en nous. L’expérience concrète de l’atelier vise à explorer l’hypothèse de l’existence de ces Alter Voix parmi nous. Des protocoles expérimentaux de lecture, d’improvisation et de transmission de pratique composeront un terrain commun propice à leur manifestation. L’Alter Voix tient de la possession, de la dépossession et de l’émancipation. Proche des voix rencontrées dans le Trouble Dissociatif de l’Identité, l’alter voix est là pour exprimer, revendiquer, amadouer, se venger, réclamer réparation, déclarer sa flamme, faire peur ou faire rire.

L’exploration progressive de nos voix se déclinera en 3 étapes : la fabrication de Paper Spumes / Ecumes de papier, des pliages de papier situés entre pop-up, origami et Muppet, qui serviront de supports de projection des Alter Voix. L’atelier se poursuivra par la contamination des voix lors de la lecture de textes amenés par les participant·es. Enfin, une improvisation encadrée par un·e chef·fe d’orchestre tentera de libérer les Alter Voix.

Enregistrement : Mathias Dupaquier & Matéo Cuin

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04.01.21
There is a crack in everything #2  : Rosanna Puyol, JJ balance intensément & Marion Vasseur Raluy, Chronique maladie
Joan Ayrton
23'38"
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04.01.21
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«  There is a crack in everything est une exposition qui ouvrira ses portes en janvier 2021 à la galerie Florence Loewy à Paris.
J’y montrerai des photographies et des peintures.
Les photographies ont été faites en 2016. L’exposition est construite autour de leur redécouverte récente, puis de l’assemblage de pièces réalisées en 2019 et 2020.
En 2016 donc, accompagnée d’un groupe de chercheurs et d’amis, j’étais allée arpenter deux barrages de haute montagne dans le Valais suisse, la grande Dixence en premier, puis dans une vallée adjacente, le barrage de Mauvoisin. J’étais fascinée par l’objet, sa forme (prouesse de la modernité), sa fonction, son ambiguïté environnementale, et aussi par sa puissance métaphorique : nous regardions un objet de pur fantasme de la catastrophe.
Tout était question de tension, de rétention, de menace, de possible fracture, de débordement : quand est-ce que la construction craque ? Qu’en est-il de la résistance des matériaux ? De celle des humains, du monde vivant ? Quelle pression peut-on exercer sur un être avant qu’il ne craque ? Ou sur une communauté, sur un peuple ? Quand surgit l’étincelle qui allume le feu ? Quand survient la révolte ?
La redécouverte de ces images m’a replongée dans l’année 2016, nous étions en pleine campagne électorale de Donald Trump, de celle de Bolsonaro, les murs s’érigeaient dans les discours et aux frontières … j’ai ensuite contemplé les quatre années passées, la tension accrue tout au long du chemin, la succession de failles, de débordements, de feux allumés, des plus dévastateurs, bien réels ceux-là, aux plus émancipateurs … #metoo … BLM.
J’ai souhaité, dans le cadre de cette exposition, inviter quatre autrices à venir lire leurs textes : Clara Schulmann, Hélène Giannecchini, Marion Vasseur Raluy et Rosanna Puyol, cette dernière étant éditrice aussi. Les textes d’Hélène et Clara sont parus en 2019 et 2020. Ceux de Rosanna et Marion sont inédits.
Ces récits, et poèmes, le rapport à l’écriture et aux liens établis dans le processus de travail, s’inscrivent selon moi dans ce que monde contemporain développe de plus bouleversant ; ils relèvent d’un acte de résistance aussi intime que collectif, qui d’une façon ou d’une autre, semble avoir mené chacune d’elles, les autrices, à faire tomber un mur, à fracturer un barrage.
“There is a crack in everything, that is how the light gets in” a chanté Léonard Cohen. Ces quatre écritures, ces quatre voix font l’objet d’une série de rendez-vous radiophoniques. »
Joan Ayrton


Rosanna Puyol et Marion Vasseur

Marion Vasseur Raluy, est commissaire d’exposition et autrice. Elle a écrit, en l’occurrence, le communiqué de l’exposition qui donne lieu à ces lectures radiophoniques.
Elle écrit dans le cadre du master création littéraire de Paris 8 ainsi que pour des publications d’artistes. Le texte qu’elle lit ici est extrait du projet de livre pour Paris 8 “Chronique maladie”.

Rosanna Puyol est poète et éditrice, co-fondatrice de la maison d’édition Brook avec laquelle elle publie des traductions. Marion et Rosanna ont travaillé toutes les deux avec Mona Varichon pour la traduction d’un recueil de poésie de l’autrice argentine Cecilia Pavon, Bonbons à l’anis, à paraître bientôt chez Brook et Varichon & Cie.

Une émission proposée par Joan Ayrton, à l’occasion de son exposition “There is a crack in everything”, présentée en janvier 2021 à la galerie Florence Loewy, avec la complicité de Liza Maignan, directrice de la galerie.

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