Baby come back – soirée sentimentale - Bétonsalon
samedi 14 février 2026
De 18h à 20h
Baby come back – soirée sentimentale
Lancement éditorial, discussion et dj set de cl✰ra
avec les participant·es des ateliers « Écrire avec les moufles »
Il y a une fécondité de l’approche créative, expérimentale, pour des hypothèses de recherche.
Introspecson est une introspection du son et par le son. Elle interroge des chercheur·euse·s et/ou artistes sur leurs objets d’étude en lien avec les récits intimes et activités non-académiques. Chaque épisode souhaite tracer les lignes qui composent la construction de savoirs sur la musique, estimant que « dans la politique et l’épistémologie des perspectives partielles […] réside la possibilité d’un questionnement soutenu, rationnel, objectif »*.
Introspecson souhaite questionner le poids social et politique de la musique et du son, les discours et valeurs qui s’y rattachent, la recherche et la pratique artistique, et fait entendre les productions qui accompagnent les chercheur·euse·s interrogé·e·s. Parcellaire, elle veut faire dialoguer celles et ceux qui parlent du sonore et saisir leurs manières de le faire.
Catherine Guesde est philosophe, critique musicale et musicienne ; ses recherches portent sur des formes contemporaines de radicalités sonores. Maîtresse de conférences au département de philosophie de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, elle a co-écrit The Most Beautiful Ugly Sound in the World. À l’écoute de la noise (Éditions Musica Falsa, avec Pauline Nadrigny) et dirigé l’ouvrage collectif Penser avec le punk (Presses universitaires de France). Elle développe également une activité musicale à partir d’une approche expérimentale de la guitare électrique, en solo dans son projet Cigvë.
Tracklist :
SUMAC x Keiji Haino – What Have I Done
Poisse – L’appât du rien
Kole Galbraith – Sest hirmus on ju vahel ilus
Deep Fade – Oblivion Spell
Céleste Gatier & Leandro Barzabal – Sans titre 4
Richard Comte – AL
*Haraway, Donna, « Savoirs situés : questions de la science dans le féminisme et privilège de la perspective partielle », dans Manifeste cyborg et autres essais : Sciences - Fictions - Féminismes, anthologie établie par Laurence Allard, Delphine Gardey et Nathalie Magnan, Éditions Exils, 2007.
Réalisation : Pierre Henry
Enregistrement : Elen Huynh
Une émission enregistrée au studio *Duuu à la Folie N4/Parc de la Villette le 5 juillet 2023.
Ce musée est une énorme prothèse de la connaissance.
Les Voix de la Vallée #05 : Paul B. Preciado et Pauline Déroulède
Corps cultivé, corps biopolitique. Vers un individu mutant et libre
Dans le cadre de l’exposition La Vallée de Fabrice Hyber, la Fondation Cartier invite Paul B. Preciado, philosophe commissaire d’exposition et écrivain, et Pauline Déroulède, championne de France de paratennis au programme de cours du soir Les Voix de la Vallée. Au sein de l’exposition, ils dialoguent en public afin d’éprouver les hypothèses proposées par Fabrice Hyber dans ses toiles. Ils évoquent les métamorphoses du corps à travers les prothèses, le sport, la politique et les hormones. En prenant appui sur les œuvres Placenta, Herb et Le Polyptique du sport, leur discussion porte sur le : « Corps cultivé, corps biopolitique, vers un individu mutant et libre ».
“Les Voix de la Vallée”, une proposition de Fabrice Hyber, produite par la Fondation Cartier et réalisée en collaboration avec *Duuu Radio proposé chaque semaine dans le cadre de l’exposition “La Vallée” consacrée à la peinture de Fabrice Hyber et présentée du 8 décembre 2022 au 30 avril 2023.
Paul B. Preciado
Philosophe, écrivain et commissaire d’exposition, Paul B. Preciado est un des penseurs contemporains les plus importants dans les études du genre, les politiques sexuelles et le corps. Boursier Fulbright, il a d’abord étudié à la New School for Social Research de New York, où il fut élève de Jacques Derrida, puis est devenu docteur en philosophie et théorie de l’architecture à l’Université de Princeton. Parmi ses différentes missions, il a été conservateur du pavillon de Taïwan à Venise en 2019, conservateur des programmes publics de la documenta 14 (Kassel/Athènes) entre 2015 et 2017, directeur de recherche au Musée d’art contemporain de Barcelone (MACBA) entre 2010 et 2014 et a enseigné la philosophie du corps et la théorie transféministe à l’Université Paris VIII-Saint Denis et à l’Université de New York. Suivant les pas de Michel Foucault, Monique Wittig, Judith Butler et Donna Haraway, il est l’auteur de Manifeste Contra-Sexuel (2001), Testo Junkie, Sexe, drogues et biopolitique (2008), Pornotopie, (2011), Un Appartement sur Uranus (2019), Je suis un monstre qui vous parle (2020) et Dysphoria Mundi (2022). Il publie ses chroniques régulièrement dans Libération.
Pauline Déroulède
Pauline Déroulède est victime d’une injustice, un soir d’octobre 2018, lorsqu’elle est fauchée par un chauffard de 92 ans. A 28 ans, elle perd sa jambe gauche. Une douzaine d’anesthésies générales et de longs mois de rééducation suivront… Mais, comme elle le dit elle-même avec abnégation : « Je suis une femme debout ». Alors, plutôt que de ruminer sa colère, Pauline, sportive accomplie, formule très rapidement une ambition : devenir championne olympique de tennis fauteuil aux Jeux Paralympiques de Paris en 2024 ! Pauline est actuellement n°1 française, n°17 au classement mondial et double championne de France de tennis fauteuil (2021 & 2022). Modèle de résilience, c’est une jeune femme combative, positive, ouverte et engagée. Son parcours, son authenticité et son combat sociétal pour la mise en place de tests d’aptitude réguliers à la conduite en font un véritable « rôle modèle ». Pauline est depuis 5 mois maman d’une petite Ava, sa plus belle victoire personnelle !
Production : *Duuu Radio / Loraine Baud et Simon Nicaise
Réalisation, montage et mixage : Elen Huynh, Paul Castillon, Antoine Bérenger et Oscar Berger
Habillage sonore : Simon Ripoll-Hurier
Au fond, même le Louvre, si on y réfléchit, c’est un énorme dépôt d’objets totalement inutiles, sans aucun usage, plein de poussière, dont on ne sait presque rien.
Les Voix de la Vallée #01 : Emanuele Coccia et Fatoumata Kébé
Le ciel est-il devenu une poubelle ? Débris spatiaux, complotisme et forme de la Terre vue de l’espace
Dans le cadre de l’exposition La Vallée de Fabrice Hyber, la Fondation Cartier invite Fatoumata Kébé, astrophysicienne, et Emanuele Coccia, philosophe, à inaugurer le premier cours du soir Les Voix de la Vallée. Au sein de l’exposition, ils dialoguent en public afin d’éprouver les hypothèses proposées par Fabrice Hyber dans ses toiles.
Prenant appui sur les œuvres Le Musée du plastique, Pente d’eau, Artifice New World, Nouvelle répartition du monde ou encore Nouveau monde, ces deux experts dans leur domaine se posent la question : « Le ciel est-il devenu une poubelle ? » et échangent sur les thèmes des débris spatiaux, du complotisme ainsi que de la forme de la Terre vue de l’espace.
“Les Voix de la Vallée”, une proposition de Fabrice Hyber, produite par la Fondation Cartier et réalisée en collaboration avec *Duuu Radio proposé chaque semaine dans le cadre de l’exposition “La Vallée” consacrée à la peinture de Fabrice Hyber et présentée du 8 décembre 2022 au 30 avril 2023.
Emanuele Coccia
Philosophe italien, Emanuele Coccia est maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales depuis 2011. Il a d’abord suivi une formation en agronomie avant de s’orienter vers la philosophie et la philologie. Après des études à Florence où il a obtenu son doctorat en 2005, il a été invité en tant que professeur-chercheur par les universités de Tokyo, Buenos Aires, Düsseldorf, puis à Columbia et Harvard. Il est l’auteur de La Vie sensible, de La Vie des plantes : une métaphysique du mélange, de Métamorphoses et de Philosophie de la maison. Récemment, il a participé à la réalisation de vidéos d’animation telles que Quercus (2020, avec Formafantasma), Heaven in Matter (2021, avec Faye Formisano) et The Portal of Mysteries (2022, avec Dotdotdot). En 2019 et 2021, il a contribué à l’exposition Nous les Arbres, présentée à la Fondation Cartier pour l’art contemporain à Paris et au Power Station of Art à Shanghai, ainsi qu’au catalogue publié pour l’occasion. Il a également contribué à l’ouvrage de Damien Hirst Cerisiers en fleurs, publié par la Fondation Cartier en 2021.
Fatoumata Kébé
Docteure en astronomie de Sorbonne Université, Fatoumata Kébé s’est spécialisée dans l’étude de l’environnement spatial et des nébuleuses planétaires. En plus de s’être formée à l’ingénierie spatiale durant un an à l’Université de Tokyo, Fatoumata Kébé a réalisé des stages au sein de l’Agence Spatiale Européenne et autres institutions spécialisées dans le domaine du spatial. Fatoumata Kébé co-préside actuellement le comité des astronomes en début de carrière de l’Union Astronomique Internationale et est membre du comité des jeunes chercheur.se.s de la Royal Astronomical Society. Elle a été nommée par le magazine Vanity Fair comme faisant partie des français·e·s les plus influent·e·s du monde en 2018. Il y a six ans, Fatoumata Kébé a fondé l’association Éphémérides qui promeut la pratique et l’enseignement de l’astronomie auprès du grand public.
Production : *Duuu Radio / Loraine Baud et Simon Nicaise
Réalisation, montage et mixage : Elen Huynh, Valentin Fleury, Paul Castillon, Antoine Bérenger et Oscar Berger
Habillage sonore : Simon Ripoll-Hurier
Le bourgeois peut écouter du rap, et c’est plus considéré comme étant un objet dégradé.
Que l’on pense au livre Postcritique paru en 2019, au podcast de Médiapart « L’esprit critique » depuis septembre, au livre Cantique de la critique paru cet automne, il y a aujourd’hui une actualité autour de la critique. C’est une actualité qui entend renouer avec une exigence du regard, elle raconte d’abord un désir d’intelligence de nos objets et de l’époque.
Revue Incise (éditée par le T2G) a aussi été conçue dans cet esprit, à partir du constat que quelque chose de la critique laissait à désirer aujourd’hui. Que nous ne disposions pas d’un concept de critique à même de nous aider à penser à la hauteur exigée par les événements. Aussi c’est autour de ce qui fait obstacle à l’exercice de la critique que nous voudrions ouvrir cette rencontre. Partir concrètement de ce qui, dans nos vies d’intellectuel·les, de spectateur·trices, de lecteur·trices, nous entrave pour déployer ce que nous pourrions commencer à imaginer comme étant une pensée critique. Et, pour ce faire, échanger entre praticiennes et praticiens, à partir du théâtre et d’autres champs.
Une émission enregistrée le 11 mars 2022 au Théâtre de Gennevilliers.
Enregistrement : Léo Roche
Montage et Mixage : Oscar Berger
– Le principe des couleurs ça a l’air de le passioner.
– Oui d’ailleurs il a établi un brevet des couleurs, c’est assez complexe, parce que l’œil à tendance à, quand il voit deux couleurs, les assembler de manière irrationnelle.
Arthur Flechard s’intéresse au manuscrit du “Manifeste de l’énergétisme” après la découverte de son auteur, l’artiste savoyard Georges Hermann. Grâce à la fille de celui-ci, Brigitte Hermann, il retrouve l’ouvrage et, ensemble, ils décident avec la participation de Jean-François Riaux, philosophe, de Philippe Sers, philosophe et historien de l’art, et de Simon Ripoll-Hurier, de réaliser une émission pour présenter ce manuscrit.
Georges Hermann, né le 26 juin 1923 à La Roche sur Foron et décédé à Annecy le 29 juillet 1971 est un artiste-peintre, graveur et plasticien, théoricien de l’art et chimiste français. Après la guerre durant laquelle il s’évade du STO et entre dans la Résistance, Georges Hermann se fixe à Annecy où il commence une double carrière de scientifique et de peintre.
Une proposition de Arthur Flechard, enregistrée au studio de la Folie N4, autour du “Manifeste de l’énergétisme” achevé en 1966 par l’artiste et physicien Georges Hermann.
Il faut généralement une explication orale pour expliquer l’explication écrite.
Le maître ignorant, cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle (1987), par Jacques Rancière
Chapitre premier 1/5 : Une aventure intellectuelle (8’01)
2/5 : L’ordre explicateur (12’59)
3/5 : Le hasard et la volonté (10’32)
4/5 : Le Maître émancipateur (7’56)
5/5 : Le cercle de la puissance (10’29)
« Le mythe pédagogique, disions-nous, divise le monde en deux. Il faut dire plus précisément qu’il divise l’intelligence en deux. Il y a, dit-il, une intelligence inférieure et une intelligence supérieure. La première enregistre au hasard des perceptions, retient, interprète et répète empiriquement, dans le cercle étroit des habitudes et des besoins. C’est l’intelligence du petit enfant et de l’homme du peuple. La seconde connaît les choses par les raisons, elle procède par méthode, du simple au complexe, de la partie au tout. C’est elle qui permet au maître de transmettre ses connaissances en les adaptant aux capacités intellectuelles de l’élève et de vérifier que l’élève a bien compris ce qu’il a appris. Tel est le principe de l’explication. Tel sera désormais pour Jacotot le principe de l’abrutissement. »
Jacques Rancière, Le Maître ignorant.
En l’an 1818, Joseph Jacotot, révolutionnaire exilé et lecteur de littérature française à l’université de Louvain, commença à semer la panique dans l’Europe savante. Non content d’avoir appris le français à des étudiants flamands sans leur donner aucune leçon, il se mit à enseigner ce qu’il ignorait et à proclamer le mot d’ordre de l’émancipation intellectuelle : tous les hommes ont une égale intelligence. On peut apprendre seul, sans maître explicateur, et un père de famille pauvre et ignorant peut se faire l’instructeur de son fils. L’instruction est comme la liberté : elle ne se donne pas, elle se prend. Elle s’arrache aux monopoleurs d’intelligence assis sur le trône explicateur. Il suffit de se reconnaître et de reconnaître en tout autre être parlant le même pouvoir.
Il ne s’agit pas de pédagogie amusante, mais de philosophie et, si l’on veut, de politique. La raison ne vit que d’égalité. Mais la fiction sociale ne vit que des rangs et de leur inlassable explication. À qui parle d’émancipation et d’égalité des intelligences, elle répond en promettant le progrès et la réduction des inégalités : encore un peu plus d’explications, de commissions, de rapports et de réformes, et nous y arriverons. La société pédagogisée est devant nous. À sa manière moqueuse, Joseph Jacotot nous souhaite bon vent.
(Texte, Ref : Fayard)
Lecture, son et réalisation : Massimiliano Baldassarri
Jacques Rancière, Le Maître ignorant. Cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle, Paris, Editions Fayard, 1987, p. 16
Ce qu’invente la danse moderne, me parait être là : la tentative de traduire des émotions intérieures, des émotions cachées, des émotions qui ne surgissent que parce que le corps mis en acte permet de les éprouver. C’est une immense invention.
STATION DEBOUT PREMIER VOLET - avec Georges Vigarello
Philosophe et historien français, Georges Vigarello a notamment étudié l’histoire de la beauté, l’histoire de la virilité, l’histoire de la perception de soi, et plus récemment l’histoire des émotions. Il a co-dirigé avec Alain Corbin et Jean-Jacques Courtine la somme intitulée Histoire du corps, parue en trois volumes au Seuil.
STATION DEBOUT est un projet de radio piloté par la dramaturge et metteure en scène Michèle Pralong. L’interlocuteur permanent de la saison 18/19 est Vincent Barras, historien de la médecine et des sciences, théoricien du son, traducteur et performeur. A chaque rencontre, un.e invité.e entre en dialogue avec eux sur une thématique donnée. Chambres d’écho de la saison de danse de l’ADC, ces émissions ouvrent un espace de réflexion, de critique, d’émulation et de stimulation entre chercheurs, professionnels de la scène et public.
EN 2018, TROIS ÉMISSIONS À L’ENSEIGNE DU CORPS
lu 15.10 — 19h — avec Georges Vigarello
lu 12.11 — 19h — avec Enrico Pitozzi
lu 10.12 — 19h — avec Christine Roquet
Un projet de la CIE GREFFE et de l’ADC, association pour la danse contemporaine
La cie Greffe est la compagnie de la chorégraphe et interprète Cindy Van Acker, artiste associée à la programmation de l’ADC (l’association pour la danse contemporaine), lieu de créations et d’accueils de spectacles de danse à Genève.
Concept: Cindy Van Acker
Programme: Michèle Pralong et Vincent Barras
Technicien son: Denis Rollet
Scénographie plateau: Victor Roy Radio
Partenaires: Radio Vostok et *Duuu