En direct de l’école média-art de Châlon-sur-Saône
Pour amener des polysémies, ce qui m’intéresse ce n’est pas d’être sur une continuité de sens. C’est souvent dans la perte de cette continuité qu’on se met à écouter la musique et pas les paroles.
Zone Vocale est un cycle d’émissions développé par Chantal Latour, activiste et chanteuse, et Violaine Lochu, performeuse, artiste visuelle et sonore. Dans une démarche qui articule création artistique et réflexion politique, Zone Vocale cherche à faire entendre et à promouvoir une diversité de voix singulières, parfois inaudibles en raison de la place particulière des personnes qui les portent – genre, âge, origine géographique, milieu, handicap, pathologie… – et à développer des pistes de réflexion sur ces questions.
Les invité.es ont la possibilité d’aborder librement leur rapport à la voix comme outil - chanteur.euses, soignant.es, poètes –, comme objet - compositeur.ices, penseur.euses, pédagogues, artistes sonores –, et plus largement, les thèmes liés aux différents usages de la voix : articulation vie privée / vie publique, micro-politique des démarches (causes, conséquences, impact…), singularité des parcours, etc.
Pour le sixième épisode de Zone Vocale, Chantal Latour et Violaine Lochu invitent l’artiste Valérie Philippin.
Formée au théâtre, à la danse et au chant lyrique, sa rencontre avec la musique contemporaine a confirmé sa passion pour les langages tissant poésie, musique, espace. Sillonnant les scènes de France et d’ailleurs depuis des années en tant que qu’interprète soliste, improvisatrice, autrice, compositrice, metteuse en scène et pédagogue, elle développe et partage un langage personnel qui cherche la plus grande virtuosité dans des dispositifs de création simples où l’oralité et l’improvisation tiennent la plus grande place. Directrice artistique de Singulière Compagnie à Paris de 1995 à 2012, elle a fondé l’ensemble instrumental Kiosk salué en 2011 par le Grand Prix de l’Académie Charles Cros pour le CD-DVD À Portée de Voix sur la musique de Georges Aperghis. Ses œuvres vocales et scéniques ont été distinguées notamment par la Médaille d’Or de la Biennale d’Art Moderne d’Alexandrie, la Fondation Beaumarchais, le Prix Coupleux-Lassalle.
Elle a bénéficié ces dernières années de plusieurs résidences d’écriture de la Sacem pour des projets de création mêlant artistes professionnels et amateurs. Elle a publié aux éditions Symétrie le recueil de partitions Kit-Musique (2024), le poster pédagogique Compositrices et compositeurs dans l’histoire de la Musique de tradition écrite occidentale qui offre un regard nouveau sur la place des femmes dans l’histoire de la musique (2022), les livres La voix soliste contemporaine - repères, techniques et répertoire de musique de chambre (2017) et Le corps chantant sur l’anatomie et la technique vocale fondamentale (2018). Elle dirige depuis 2019 la compagnie Territoires de la Voix à Bordeaux. Elle enseigne actuellement aux comédiens des écoles supérieures du TNB-Théâtre National de Bretagne et du TNBA–Théâtre National Bordeaux Aquitaine.
Une émission enregistrée le 28 octobre 2024 au studio *Duuu avec Valérie Philippin, Chantal Latour et Violaine Lochu.
Ce projet s’inscrit dans le cadre des résidences Babel, soutenues par le département de la Seine-Saint-Denis.
Enregistrement : Sampson Staples
Post-production : Morgane Charles
Il y a quelque chose, de voir toutes ces femmes se débattre, avec leurs corps, chacune son étape… qui est très bouleversant.
9:15-10:00, la matinale dédiée à l’actualité de la création contemporaine, en direct tous les mercredis à 9:15 sur *Duuu Radio.
Episode 8 : Victoire Le Bars en conversation avec Julie Duval, comédienne, auteure et boxeuse, et Juliette Bayi, co-metteuse en scène de la pièce “L’odeur de la guerre”. Une émission enregistrée au studio *Duuu le 24 avril 2024.
Un création originale de Victoire Le Bars
Réalisation et habillage sonore : Elen Huynh et Noé Mignard
Mixage : Sampson Staples
Le bourgeois peut écouter du rap, et c’est plus considéré comme étant un objet dégradé.
Que l’on pense au livre Postcritique paru en 2019, au podcast de Médiapart « L’esprit critique » depuis septembre, au livre Cantique de la critique paru cet automne, il y a aujourd’hui une actualité autour de la critique. C’est une actualité qui entend renouer avec une exigence du regard, elle raconte d’abord un désir d’intelligence de nos objets et de l’époque.
Revue Incise (éditée par le T2G) a aussi été conçue dans cet esprit, à partir du constat que quelque chose de la critique laissait à désirer aujourd’hui. Que nous ne disposions pas d’un concept de critique à même de nous aider à penser à la hauteur exigée par les événements. Aussi c’est autour de ce qui fait obstacle à l’exercice de la critique que nous voudrions ouvrir cette rencontre. Partir concrètement de ce qui, dans nos vies d’intellectuel·les, de spectateur·trices, de lecteur·trices, nous entrave pour déployer ce que nous pourrions commencer à imaginer comme étant une pensée critique. Et, pour ce faire, échanger entre praticiennes et praticiens, à partir du théâtre et d’autres champs.
Une émission enregistrée le 11 mars 2022 au Théâtre de Gennevilliers.
Enregistrement : Léo Roche
Montage et Mixage : Oscar Berger
– Ah on peut commencer à chanter même si on n’est pas assis ?
– Alors euh ça c’est jamais arrivé
Pendant la création au T2G-Théâtre de Gennevilliers de “Young Yellow Years”, de Mickaël Phelippeau, l’équipe de *Duuu a enregistré des temps de répétition de cette pièce, et propose une écoute de la trame du travail en amont de la représentation.
– Il s’agirait d’inventer une tribu. 9 jeunes êtres habitant un paysage. Sans autres moyens d’expression que leurs corps et leur capacité de mouvement. Comment remplir toute une étendue de leurs présences ? Comment révéler par des indices les civilisations qu’ils ont en eux ? Combinatoire de gestes, de courses, de fuites et de rassemblements, d’aguets et d’impulsions. Un spectacle furtif, mutique et haletant. Des cœurs battant dans les broussailles. Des humains observés qui nous observent, avant de nous prendre dans les filets de leurs rêves.
Réalisation : *Duuu
Prise de son : Aline Gorisse
Montage et mixage : Valentin Fleury
Habillage : Léo Roche
Production : T2G-Théâtre de Gennevilliers
– J’ai oublié de m’en prendre une, là
– C’est pas grave, t’as la tête dans le vide là ?
– Hop.
Pendant la création au T2G-Théâtre de Gennevilliers de “Aguets, partition pour un cirque ensauvagé”, de Daniel Jeanneteau, Ann Williams, Mammar Benranou, et l’Académie Fratellini, l’équipe de *Duuu a enregistré des temps de répétition de cette pièce, et propose une écoute de la trame du travail en amont de la représentation.
– Il s’agirait d’inventer une tribu. 9 jeunes êtres habitant un paysage. Sans autres moyens d’expression que leurs corps et leur capacité de mouvement. Comment remplir toute une étendue de leurs présences ? Comment révéler par des indices les civilisations qu’ils ont en eux ? Combinatoire de gestes, de courses, de fuites et de rassemblements, d’aguets et d’impulsions. Un spectacle furtif, mutique et haletant. Des cœurs battant dans les broussailles. Des humains observés qui nous observent, avant de nous prendre dans les filets de leurs rêves.
Réalisation : *Duuu
Prise de son : Aline Gorisse
Montage et mixage : Valentin Fleury
Habillage : Léo Roche
Production : T2G-Théâtre de Gennevilliers
On va peut-être essayer la même chose mais autrement. Tu vois, elle recule, et elle se remet à marcher.
Pendant la création au T2G-Théâtre de Gennevilliers de “Et la Terre se transmet comme la langue”, un poème de Mahmoud Darwich interprété par Stéphanie Béghain et Olivier Derousseau, l’équipe de *Duuu a enregistré des temps de répétition de cette pièce, et propose une écoute de la trame du travail en amont de la représentation.
– Dans le monde arabe, on ne lisait pas Mahmoud Darwich : on venait l’entendre. Depuis 2011, Stéphanie Béghain (artiste associée au T2G) et Olivier Derousseau, lectrice et lecteur de Darwich, donnent voix au lyrisme épique de celui qui se disait « heureux qu’en arabe on désigne par un même mot, bayt, aussi bien la maison que le vers en poésie ». Dans un dispositif d’une ampleur exceptionnelle, le duo déploie sur les scènes et dans les espaces du théâtre ce poème vaste comme un paysage.
Réalisation : *Duuu
Prise de son : Aline Gorisse
Montage et mixage : Valentin Fleury
Habillage : Léo Roche
Production : T2G-Théâtre de Gennevilliers
When you awoke
sheets had loosed
from arms
lumière en sueur
baignée du matin
Une pièce sonore de Christopher Alexander Kostritsky Gellert, Chloé Devis et Kèr Zarboutan
Christopher, poète, écrit à partir des rêves de Chloé, et pose pour Chloé, photographe. Mais parfois, Chloé écrit aussi, et répond à Christopher, tandis que Christopher rebondit sur les photos de Chloé avec ses propres clichés. Iels se font tour à tour regardeur·euse et regardé·e, artiste et muse, explorent l’un·e et l’autre différents modes d’habiter leur corps et leur imaginaire. Leur dialogue se nourrit aussi de leurs langues différentes, l’anglais pour Christopher, le français pour Chloé. Il s’agit pour chacun de « traduire », de s’approprier l’expérience de l’autre, et de partager ce jeu de miroirs onirique avec le public en espérant qu’il s’y reconnaîtra un peu.
Issue d’une performance sonore et photographique présentée lors du Festival des Féminins au Théâtre de Verre (Paris), la pièce proposée fait abstraction des images, et propose une lecture du texte par ses auteur·rice·s, habillée par le chant et la musique de Kèr Zarboutan.
Coproduction *Duuu Radio et Radio Innommable,
Enregistrement, montage et réalisation : Ferdinand Artur - Studio *Duuu Radio, Folie N4/Villette
Les morceaux de Kèr Zarboutan ont été adaptés pour le projet « Chloé rêve » et enregistrés au Red Moon Studio en version guitare et voix.
Je suis allée me cacher de honte. Ensuite, je me suis habituée. Mais on tournait toujours un peu loin de mon village. Pour ce qui est de manger, nous mangions peu ou rien.
REVUE INCISE 2018
L’écrivain et partisan piémontais Nuto Revelli réalisa des entretiens dans les années 1960-1970 avec des femmes du Piémont — magnifique travail de récolte paru en Italie en 1985 et jamais traduit : L’anello forte. Les femmes dont on va entendre les vies sont nées au tournant du siècle, quand le « populaire » prend la consistance imaginaire qu’on lui connaît aujourd’hui et dont elles témoignent après coup. Car ces hommes et ces femmes des montagnes au début du XXe siècle ont eu des existences d’une âpreté que nous avons du mal à imaginer aujourd’hui, nous qui vivons après la grande modernisation des années 1950-1960. Et les femmes en particulier, comme on l’entendra.
#1 Anna (11’27)
#2 Caterina (8’36)
#3 Paola (10’20)
Revue Incise est une revue de pensée critique qui prend la parole depuis le théâtre, qui est éditée par le Théâtre de Gennevilliers, et qui travaille depuis sa création sur les catégories de la culture, et donc sur cette notion si complexe de « populaire ». La revue ouvre aujourd’hui le chantier de traduction de ce recueil sur plusieurs numéros. Les premiers entretiens traduits viennent de paraître dans le numéro 5 – en septembre 2018. *Duuu, camarades de Gennevilliers, ont invité Revue Incise à en lire quelques-uns. Voici les paroles de Anna, Caterina et Paola, lues respectivement par Constance Chlore, écrivain, Diletta Mansela, philosophe, traductrice et metteur en scène, et Diane Scott, critique et traductrice.
Émission enregistrée et réalisée au studio *Duuu par Julien Brulé et Gaspard Collin le mardi 6 novembre 2018
C’était vraiment qu’on ne devait pas mourir. Oui, oui, nos vieux croyaient aux sorcières, et nous aussi.
REVUE INCISE 2018
L’écrivain et partisan piémontais Nuto Revelli réalisa des entretiens dans les années 1960-1970 avec des femmes du Piémont — magnifique travail de récolte paru en Italie en 1985 et jamais traduit : L’anello forte. Les femmes dont on va entendre les vies sont nées au tournant du siècle, quand le « populaire » prend la consistance imaginaire qu’on lui connaît aujourd’hui et dont elles témoignent après coup. Car ces hommes et ces femmes des montagnes au début du XXe siècle ont eu des existences d’une âpreté que nous avons du mal à imaginer aujourd’hui, nous qui vivons après la grande modernisation des années 1950-1960. Et les femmes en particulier, comme on l’entendra.
#1 Anna (11’27)
#2 Caterina (8’36)
#3 Paola (10’20)
Revue Incise est une revue de pensée critique qui prend la parole depuis le théâtre, qui est éditée par le Théâtre de Gennevilliers, et qui travaille depuis sa création sur les catégories de la culture, et donc sur cette notion si complexe de « populaire ». La revue ouvre aujourd’hui le chantier de traduction de ce recueil sur plusieurs numéros. Les premiers entretiens traduits viennent de paraître dans le numéro 5 – en septembre 2018. *Duuu, camarades de Gennevilliers, ont invité Revue Incise à en lire quelques-uns. Voici les paroles de Anna, Caterina et Paola, lues respectivement par Constance Chlore, écrivain, Diletta Mansela, philosophe, traductrice et metteur en scène, et Diane Scott, critique et traductrice.
Émission enregistrée et réalisée au studio *Duuu par Julien Brulé et Gaspard Collin le mardi 6 novembre 2018
Notre mère a fait une mauvaise vie. Elle est morte à quarante-deux ans. Ah c’était une personne peu chanceuse.
REVUE INCISE 2018
L’écrivain et partisan piémontais Nuto Revelli réalisa des entretiens dans les années 1960-1970 avec des femmes du Piémont — magnifique travail de récolte paru en Italie en 1985 et jamais traduit : L’anello forte. Les femmes dont on va entendre les vies sont nées au tournant du siècle, quand le « populaire » prend la consistance imaginaire qu’on lui connaît aujourd’hui et dont elles témoignent après coup. Car ces hommes et ces femmes des montagnes au début du XXe siècle ont eu des existences d’une âpreté que nous avons du mal à imaginer aujourd’hui, nous qui vivons après la grande modernisation des années 1950-1960. Et les femmes en particulier, comme on l’entendra.
#1 Anna (11’27)
#2 Caterina (8’36)
#3 Paola (10’20)
Revue Incise est une revue de pensée critique qui prend la parole depuis le théâtre, qui est éditée par le Théâtre de Gennevilliers, et qui travaille depuis sa création sur les catégories de la culture, et donc sur cette notion si complexe de « populaire ». La revue ouvre aujourd’hui le chantier de traduction de ce recueil sur plusieurs numéros. Les premiers entretiens traduits viennent de paraître dans le numéro 5 – en septembre 2018. *Duuu, camarades de Gennevilliers, ont invité Revue Incise à en lire quelques-uns. Voici les paroles de Anna, Caterina et Paola, lues respectivement par Constance Chlore, écrivain, Diletta Mansela, philosophe, traductrice et metteur en scène, et Diane Scott, critique et traductrice.
Émission enregistrée et réalisée au studio *Duuu par Julien Brulé et Gaspard Collin le mardi 6 novembre 2018
Cette question pour moi devient fondamentale : comment la technologie nous permet de réorganiser notre corps dans l’espace.
DEUXIÈME VOLET : Enrico Pitozzi
Chercheur pluridisciplinaire en arts de la scène, Enrico Pitozzi, enseigne à l’Université de Venise. Il a obtenu un doctorat en études théâtrales sur la corporéité et la présence du performeur en scène. Ses méthodes de recherche inscrivent la perception aux croisements de disciplines telles que la neurophysiologie, la philosophie ainsi que la danse, les arts plastiques et la musique.
STATION DEBOUT est un projet de radio piloté par la dramaturge et metteure en scène Michèle Pralong. L’interlocuteur permanent de la saison 18/19 est Vincent Barras, historien de la médecine et des sciences, théoricien du son, traducteur et performeur. A chaque rencontre, un.e invité.e entre en dialogue avec eux sur une thématique donnée. Chambres d’écho de la saison de danse de l’ADC, ces émissions ouvrent un espace de réflexion, de critique, d’émulation et de stimulation entre chercheurs, professionnels de la scène et public.
EN 2018, TROIS ÉMISSIONS À L’ENSEIGNE DU CORPS
lu 15.10 — 19h — avec Georges Vigarello
lu 12.11 — 19h — avec Enrico Pitozzi
lu 10.12 — 19h — avec Christine Roquet
Un projet de la CIE GREFFE et de l’ADC, association pour la danse contemporaine
La cie Greffe est la compagnie de la chorégraphe et interprète Cindy Van Acker, artiste associée à la programmation de l’ADC (l’association pour la danse contemporaine), lieu de créations et d’accueils de spectacles de danse à Genève.
Musique : Talkin like you de Connie Converse // Come together de Hive Mind
Concept: Cindy Van Acker
Programme: Michèle Pralong et Vincent Barras
Technicien son: Denis Rollet
Scénographie plateau: Victor Roy
Radio Partenaires: Radio Vostok et *Duuu