Baby come back – soirée sentimentale - Bétonsalon
samedi 14 février 2026
De 18h à 20h
Baby come back – soirée sentimentale
Lancement éditorial, discussion et dj set de cl✰ra
avec les participant·es des ateliers « Écrire avec les moufles »
Avec ma voix c’est comme si je pouvais me transformer. En un quart de seconde, je deviens une tourterelle.
L’exposition Peupler les plis, s’est tenue au Sample à Bagnolet du 4 au 21 avril 2024, dans le cadre d’un partenariat entre l’université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, la Collection départementale d’art contemporain de Seine-Saint-Denis et le Sample.
Cette exposition collective avait pour ambition de repenser l’impact des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 sur l’agglomération parisienne et ses habitant.es. Via une sélection de 13 œuvres, les étudiant·es du Master Médiation, Exposition, Critique de l’Universitée Paris 8 Vincennes Saint-Denis ont proposé de porter le regard sur la notion de “plis”, compris comme des interstices au sein desquels se développent des espaces résistances, souvent invisibilisés sur le territoire de la Seine-Saint-Denis. Dans Peupler les plis, Violaine Lochu a présenté une série de partitions et deux performances en préambule de son exposition Dojo qui s’est tenue à l’École et Espace d’art contemporain Camille Lambert à Juvisy du 27.04 au 01.06.24. Ces pièces s’orientent autour des gestes collectifs d’autodéfense et de la voix/cri comme mode d’autodéfense.
Dans le cadre de la programmation associée à Peupler les plis, et en coproduction avec l’École et Espace d’art contemporain Camille Lambert, un entretien entre Violaine Lochu, Lise Lerichomme, et les étudiant·es du Master, le 7 mai, a été enregistré et diffusé en direct par *Duuu Radio. « Suffrajitsu », le nom des pratiques d’autodéfense des suffragettes, est aussi le titre de cette conversation qui porte sur la formulation de la colère, les stratégies de résistance corporelle, les formes d’adelphité.
Lise Lerichomme est artiste et maîtresse de conférence en Arts Plastiques à l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens, son travail explore les formes d’utopie produites à partir
d’œuvre d’art contemporain. Tandis que les recherches de Violaine Lochu explorent la voix comme vecteur de métamorphose, sa pratique artistique se déploie entre les champs de l’art contemporain, de la musique expérimentale et de la poésie sonore.
Intervenant.es : Violaine Lochu, Lise Lerichomme, Garance Verove, Idris Bennai, Jeanne Berthier et Clélia Barbut.
Enregistrement : Elen Hyunh
Ils me donnaient 22 tonnes de savon et je leur donnais de la communication interne.
Les Voix de la Vallée #03 : Fabrice Hyber et Hans-Ulrich Obrist
Épiphanies
Dans le cadre de l’exposition La Vallée, la Fondation Cartier invite Fabrice Hyber, artiste-semeur dont l’œuvre est à l’honneur, et Hans Ulrich Obrist, commissaire d’exposition et critique d’art, au programme de cours du soir Les Voix de la Vallée. Au sein de l’exposition, ils dialogueront en public afin d’éprouver les hypothèses proposées par Fabrice Hyber dans ses toiles.
Vendredi 6 janvier, à l’occasion de l’épiphanie, ils évoquent le commencement des choses et leur manifestation. En prenant appui sur les œuvres Error ou encore Hyberhéros, ces deux amis de longue date se posent la question : « Qu’est-ce qu’une épiphanie ? » et échangent sur les révélations lumineuses, la graine comme potentialité jusqu’à l’apparition du héros, du roi.
“Les Voix de la Vallée”, une proposition de Fabrice Hyber, produite par la Fondation Cartier et réalisée en collaboration avec *Duuu Radio proposé chaque semaine dans le cadre de l’exposition “La Vallée” consacrée à la peinture de Fabrice Hyber et présentée du 8 décembre 2022 au 30 avril 2023.
Fabrice Hyber
Né en Vendée en 1961, Fabrice Hyber étudie les mathématiques-physiques avant d’entrer à l’École des beaux-arts de Nantes. Dès ses débuts dans les années 1980, puis en devenant le plus jeune lauréat du Lion d’Or de la Biennale de Venise en 1997, l’artiste a bénéficié d’une attention croissante sur la scène internationale. Il a exposé dans de nombreux prestigieux lieux institutionnels en France et à l’étranger, et a participé à d’importantes manifestations artistiques internationales. Partant invariablement de la pratique du dessin et de la peinture, il investit tous les modes d’expressions. Sa manière de procéder à géométrie variable s’enrichit chaque fois d’un dialogue avec de multiples disciplines (de la physique aux neurosciences, de l’astronomie à la phytothérapie, de micro au macro…) pour amener le spectateur/acteur à approcher d’autres univers et possibilités d’actions. La transmission est au cœur du travail de cet artiste pour qui « l’Art est une manière d’apprendre le monde en le réalisant ». Fabrice Hyber est élu à l’Académie des Beaux-Arts en 2018, et a été nommé en 2021 ambassadeur du fonds Office National des Forêts-Agir pour la forêt.
Hans-Ulrich Obrist
Né à Zurich en Suisse en 1968, Hans-Ulrich Obrist est directeur artistique de la Serpentine à Londres, conseiller principal à LUMA Arles et conseiller artistique principal à The Shed à New York. Depuis sa première exposition World Soup (The Kitchen Show) en 1991, il a organisé plus de 350 expositions. Les plus notables d’entre elles sont la série Do It (1993–), Take Me (I’m Yours) à Londres (1995), Paris (2015), New York (2016) et Milan (2017) et le Pavillon suisse à la 14e Biennale internationale d’architecture de Venise (2014). Obrist a également co-organisé la série Cities on The Move (1996-2000), Laboratorium (1999), l’exposition collective d’opéra Il Tempo del Postino à Manchester (2007) et à Bâle (2009), et la série The 11, 12, 13, 14, 15 Rooms (2011-2015). Les expositions récentes d’Obrist incluent IT’S URGENT au LUMA Arles (2019-2021) et Enzo Mari à la Triennale Milano (2020). Le Handwriting Project, qui proteste contre la disparition de l’écriture manuscrite à l’ère numérique, existe sur Instagram depuis 2013 (@hansulrichobrist).
Production : *Duuu Radio / Loraine Baud et Simon Nicaise
Réalisation, montage et mixage : Elen Huynh, Valentin Fleury, Antoine Bérenger et Oscar Berger
Habillage sonore : Simon Ripoll-Hurier
C’est une vision plutôt analytique de la pose.
Craig Owens (1950-1990) a bouleversé la théorie de l’art en une décennie d’intense travail. À la fin des années 1970, aux États-Unis, il s’engage dans l’aventure intellectuelle postmoderne, en quête d’alternatives à un discours moderniste cramponné aux problèmes formels. Owens se penche sur des pratiques artistiques conçues à la croisée des médiums, comme celles de Robert Smithson ou de Trisha Brown. Lecteur des philosophes poststructuralistes, il soutient que les oeuvres se composent de signes ouverts à l’interprétation. Owens place ainsi les spectateur·ices au premier plan, tout en apportant une inscription théorique inédite aux performances de Laurie Anderson et aux oeuvres postconceptuelles de Barbara Kruger, Cindy Sherman, Sherrie Levine ou Martha Rosler.
Une émission radiophonique de la maison d’édition Même pas l’hiver, à propos de Craig Owens, Le discours des autres paru le 6 juillet 2022.
Un entretien entre François Aubart et Gaëtan Thomas, enregistré le 14 septembre 2022 au studio *Duuu / Folie N4.
Réalisation : Valentin Fleury
Montage : Oscar Berger
Lectures : Juliette Hage
Le bourgeois peut écouter du rap, et c’est plus considéré comme étant un objet dégradé.
Que l’on pense au livre Postcritique paru en 2019, au podcast de Médiapart « L’esprit critique » depuis septembre, au livre Cantique de la critique paru cet automne, il y a aujourd’hui une actualité autour de la critique. C’est une actualité qui entend renouer avec une exigence du regard, elle raconte d’abord un désir d’intelligence de nos objets et de l’époque.
Revue Incise (éditée par le T2G) a aussi été conçue dans cet esprit, à partir du constat que quelque chose de la critique laissait à désirer aujourd’hui. Que nous ne disposions pas d’un concept de critique à même de nous aider à penser à la hauteur exigée par les événements. Aussi c’est autour de ce qui fait obstacle à l’exercice de la critique que nous voudrions ouvrir cette rencontre. Partir concrètement de ce qui, dans nos vies d’intellectuel·les, de spectateur·trices, de lecteur·trices, nous entrave pour déployer ce que nous pourrions commencer à imaginer comme étant une pensée critique. Et, pour ce faire, échanger entre praticiennes et praticiens, à partir du théâtre et d’autres champs.
Une émission enregistrée le 11 mars 2022 au Théâtre de Gennevilliers.
Enregistrement : Léo Roche
Montage et Mixage : Oscar Berger