Baby come back – soirée sentimentale - Bétonsalon
samedi 14 février 2026
De 18h à 20h
Baby come back – soirée sentimentale
Lancement éditorial, discussion et dj set de cl✰ra
avec les participant·es des ateliers « Écrire avec les moufles »
Je pense que la transmission et le rapport à l’autre est quelque chose qui me nourrit et dont j’ai besoin.
À l’occasion de la sortie de la monographie Inventaire / Langage, éditée chez Paraguay Press, *Duuu invite Violaine Lochu à présenter l’ouvrage aux côtés des critiques d’art et auteurices Vanessa Desclaux et Florian Gaité.
Avec les contributions également de Nadine Hounkpatin, Bruno Latour, Nastassja Martin et Anne-Françoise Rouche.
Coordination éditoriale - Vanessa Desclaux et Noëlig Le Roux.
Conception éditoriale et graphisme - Christophe Hamery.
Extraits des pièces sonores :
W Song, 18 min, 2022
Production Institut Français saison France/ Portugal, vaga - espaço de arte e conhecimento
Pontadelgada, Portugal, studio Eole, Toulouse, France
O Child, 23 min, 2023
Production Galerie Dohyang Lee
Expérience Johnny, 6min, 2025
Production La S Grand Atelier, Vielsalm, Belgique, BPS22 Charleroi, Belgique
Enregistrement : Sampson Staples
Montage : Aurore Portales
Quand tu vas à l’espace vert, surtout soit pas vert.
Écho / l’ÉSAT est une performance vocale composée à partir de l’écoute des lieux de travail des travailleur.euses de l’Établissement et service d’accompagnement par le travail (Ésat) Marsoulan à Montreuil : ateliers de fabrications, extérieurs, salles d’activités. En compagnie des participant.es, il s’agissait d’interpréter vocalement les éléments sonores environnants : souffleries, bruits d’outils, machines, fragments de conversation… Dans cette performance, tout le spectre de la voix est convoqué : chant, parole, chuchotement, bruit… Sans « chef.fe d’orchestre » – afin de privilégier l’écoute et la création collective – , le chœur « s’autodirige » à partir d’une partition ouverte composée avec Violaine Lochu.
Une performance vocale réalisée par Tony Ginechesi, Arthur Nacfer, Maryse Bomba, Yaya Sissoko, Wouahid Boukir, Priscilla Garnier et Violaine Lochu.
Un cycle d’ateliers réalisés lors de la résidence de-dans-hors-choeur de Violaine Lochu à *Duuu Radio à Montreuil dans le cadre du programme des résidences « Babel » du Campus francophone en Seine-Saint-Denis.
Enregistrement et mixage : Aurore Portales
Réalisation : Violaine Lochu
Coordination : Sarah Banville
Merci à Sarah Rodhe pour son accompagnement précieux.
AAAaaah comment mais jeEEEuuuHHH aaAAAaAhh.
Au printemps 2025, *Duuu propose un programme axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
VOIX-CONTACT- un atelier proposé par Violaine Lochu le 12 mai 2025.
Dans la lignée des projets Système Berceuse, Signal Mouvement et Faire signe, l’artiste performeuse, visuelle et sonore Violaine Lochu poursuit sa recherche autour de la vibration vocale perçue autant auditivement que tactilement par cellui qui l’émet ou la reçoit. Envisageant la voix comme outil de soin, le groupe est invité à entrer en relation sans les yeux, par le chant et le geste. Voix contre voix, peau contre peau, les participant.es se mêlent les un.es aux autres pour ne former plus qu’un seul chœur.
Violaine Lochu est performeuse, artiste visuelle et sonore. Née en 1987, elle vit et travaille entre Montreuil (France) et Cotonou (Bénin). Son travail est une exploration de la voix comme vecteur de rencontre et de métamorphose. Lors de longues périodes d’immersion dans des milieux spécifiques, elle collecte différents matériaux sonores et visuels à partir desquels elle crée des performances, des installations sonores, des vidéos et des éditions. Sa pratique est transdisciplinaire ; évoluant dans le champ de l’art contemporain, de la musique expérimentale et de la poésie sonore ; créant des passerelles entre des univers contemporains et anciens, savants et populaires ; se nourrissant de rencontres mais aussi de lectures d’ouvrages appartenant au champ des sciences humaines (anthropologie, sociologie, psychanalyse).
Enregistrement : Arthur Bécart
Post-production : Sampson Staples
Avec le soutien de la ville de Paris.
C’est un peu flottant, c’est toujours présent.
Choeur Corps Care fait partie d’un ensemble d’œuvre présenté dans l’exposition personnelle de Violaine Lochu “Pharmakon / Reboot” au centre d’art contemporain La Criée à Rennes.
Cette pièce sonore a été composée à partir des paroles d’une quarantaine de personnes à qui Violaine Lochu a demandé de quoi elles aimeraient guérir. Invitées à chuchoter au micro, elles ont livré leurs maux sans hierarchie (graves / bénins) ni catégorisation (psychologiques / physiques). Par des analogies de sens et de formes (rythme, hauteur, timbre), les voix chuchotées se relient les unes aux autres formant un choeur dont les membres semblent s’écouter, partager, se révolter ensemble. Par fragments, la douleur se fait entendre tant dans le verbe que dans la nature même des voix qui soupirent, balbutient, sanglotent, rient, s’éteignent…
Choeur Corps Care approche la notion de maladie par les dessous du langage ; ses manques, ses creux, ses hésitations. Fragmentée, la pièce sonore expose autant qu’elle protège celleux qui se sont confié*es, invitant l’auditeurice dans un safe-space sonore où l’écoute flottante règne.
Choeur Corps Care
Pièce sonore stéréo, 17min, 2025
Avec les voix de 43 habitant.es de Rennes et de ses environs
Production La Criée, centre d’art contemporain, Rennes
Good morning everybody, thank you for another wonderful beautiful day.
(ㅅ´ ˘ `) - THX est une pièce sonore composée à partir d’échanges avec des adhérent·es de la Maison des Langues et des Cultures d’Aubervilliers. À l’occasion de quatre ateliers réalisés en avril 2025 au sein des locaux de l’association, Violaine Lochu a invité chacun·e à partager la manière dont il remerciait, rendait grâce et priait au réveil. Les langues kabyle, mandarin, quiché, bambara, arabe, anglais… s’entrecroisent pour former une chorale polyglotte qui adresse à l’auditeur·ice de *Duuu ses meilleurs vœux pour la journée.
Avec Sanata Samake, Hassan Elsaiad, Sofiane Adjaoudi, Fani Hsieh, Miguel, Labita et Violaine Lochu
Un cycle d’ateliers réalisés lors de la résidence de-dans-hors-choeur de Violaine Lochu à *Duuu Radio à Montreuil dans le cadre du programme des résidences « Babel » du Campus francophone en Seine-Saint-Denis.
Enregistrement et montage : Violaine Lochu
Réalisation : Violaine Lochu
Coordination : Sarah Banville
Accompagnement : Carlos Semedo
je…ok
pshhh
non, non !
Restitution d’un workshop avec Violaine Lochu & des étudiant·es du Master de création littéraire de l’Université Paris 8, lors du festival “Hors limite”, librairie La P’tite Denise, Saint-Denis, 3 avril 2025. Un événement labellisé Multitude, Biennale de la Seine‐Saint‐Denis.
Comme un brouillage de fréquence dans l’appareil phonatoire, chaque prise de parole commence par une ébauche : l’instant où la pensée se matérialise en verbe, souvent ponctué d’une inspiration. C’est parfois aussi le moment où l’on renonce à dire, où l’on bute, on balbutie, où le mot reste dans la gorge. Lorsqu’on réfléchit ou converse, il est souvent ponctué d’onomatopée (« heu…», « et bien…», « mais…»), de doute, de sons inattendus (souffles, bruits de lèvres, de langue, de glotte…). A travers ce workshop, Violaine Lochu poursuit sa recherche sur les revers de la langue et l’ouvre à une interrogation sur la notion de “double adresse”. En effet cette forme est à la fois reçue en live par les spectateurices présent.es lors de leur présentation, mais aussi, dans un temps et espace différé, par les auditeurices de *Duuu. Comment jouer avec ces différentes strates temporelles et spatiales ? Comment penser l’enregistrement au delà d’une simple captation mais comme un medium de création à part entière ? Autant de questions qui animent .”. (sur le point de dire) où le chœur encercle le micro qui à la fois amplifie et enregistre ce qui se joue du bout des lèvres et de la langue.
Avec Margaux Lavêvre, Anne Lechvien, Elsa Cellot, Glenn Pouliquen, Killian Abautret, Lou Séchan, Yeonju Yoo, Yolande Mija, Zoé Pouey Lopez et Violaine Lochu.
Un cycle d’ateliers réalisés lors de la résidence de-dans-hors-choeur de Violaine Lochu à *Duuu Radio à Montreuil dans le cadre du programme des résidences « Babel » du Campus francophone en Seine-Saint-Denis.
Enregistrement et post-production : Sampson Staples
Lors d’un crash boursier, est-ce qu’une étoile meurt ?
Lectures lues à l’occasion de la restitution d’un workshop avec Violaine Lochu & des étudiant·es du Master de création littéraire de l’Université Paris 8, lors du festival “Hors limite”, librairie La P’tite Denise, Saint-Denis, 3 avril 2025. Un événement labellisé Multitude, Biennale de la Seine‐Saint‐Denis.
Margaux Lavêvre, « Elle n’existe pas vraiment »
Killian Abautret, « Une suite en Espagne / Brest-Brest’ »
Yeonju Yoo, « Carnet de rêve »
Elsa Cellot, « Malédiction »
Anne Lechvien, « La meilleure version de mon chien »
Lou Séchan, « La canne »
Yolande Mija, « Emiléonie »
Zoé Pouey Lopez, « Des cigarettes et du matin »
Glenn Pouliquen, « Le carré des indigents »
Comme un brouillage de fréquence dans l’appareil phonatoire, chaque prise de parole commence par une ébauche : l’instant où la pensée se matérialise en verbe, souvent ponctué d’une inspiration. C’est parfois aussi le moment où l’on renonce à dire, où l’on bute, on balbutie, où le mot reste dans la gorge. Lorsqu’on réfléchit ou converse, il est souvent ponctué d’onomatopée (« heu…», « et bien…», « mais…»), de doute, de sons inattendus (souffles, bruits de lèvres, de langue, de glotte…). A travers ce workshop, Violaine Lochu poursuit sa recherche sur les revers de la langue et l’ouvre à une interrogation sur la notion de “double adresse”. En effet cette forme est à la fois reçue en live par les spectateurices présent.es lors de leur présentation, mais aussi, dans un temps et espace différé, par les auditeurices de *Duuu. Comment jouer avec ces différentes strates temporelles et spatiales ? Comment penser l’enregistrement au delà d’une simple captation mais comme un medium de création à part entière ? Autant de questions qui animent .”. (sur le point de dire) où le chœur encercle le micro qui à la fois amplifie et enregistre ce qui se joue du bout des lèvres et de la langue.
Avec Margaux Lavêvre, Anne Lechvien, Elsa Cellot, Glenn Pouliquen, Killian Abautret, Lou Séchan, Yeonju Yoo, Yolande Mija et Zoé Pouey Lopez.
Un cycle d’ateliers réalisés lors de la résidence de-dans-hors-choeur de Violaine Lochu à *Duuu Radio à Montreuil dans le cadre du programme des résidences « Babel » du Campus francophone en Seine-Saint-Denis.
Enregistrement et post-production : Sampson Staples
Pour amener des polysémies, ce qui m’intéresse ce n’est pas d’être sur une continuité de sens. C’est souvent dans la perte de cette continuité qu’on se met à écouter la musique et pas les paroles.
Zone Vocale est un cycle d’émissions développé par Chantal Latour, activiste et chanteuse, et Violaine Lochu, performeuse, artiste visuelle et sonore. Dans une démarche qui articule création artistique et réflexion politique, Zone Vocale cherche à faire entendre et à promouvoir une diversité de voix singulières, parfois inaudibles en raison de la place particulière des personnes qui les portent – genre, âge, origine géographique, milieu, handicap, pathologie… – et à développer des pistes de réflexion sur ces questions.
Les invité.es ont la possibilité d’aborder librement leur rapport à la voix comme outil - chanteur.euses, soignant.es, poètes –, comme objet - compositeur.ices, penseur.euses, pédagogues, artistes sonores –, et plus largement, les thèmes liés aux différents usages de la voix : articulation vie privée / vie publique, micro-politique des démarches (causes, conséquences, impact…), singularité des parcours, etc.
Pour le sixième épisode de Zone Vocale, Chantal Latour et Violaine Lochu invitent l’artiste Valérie Philippin.
Formée au théâtre, à la danse et au chant lyrique, sa rencontre avec la musique contemporaine a confirmé sa passion pour les langages tissant poésie, musique, espace. Sillonnant les scènes de France et d’ailleurs depuis des années en tant que qu’interprète soliste, improvisatrice, autrice, compositrice, metteuse en scène et pédagogue, elle développe et partage un langage personnel qui cherche la plus grande virtuosité dans des dispositifs de création simples où l’oralité et l’improvisation tiennent la plus grande place. Directrice artistique de Singulière Compagnie à Paris de 1995 à 2012, elle a fondé l’ensemble instrumental Kiosk salué en 2011 par le Grand Prix de l’Académie Charles Cros pour le CD-DVD À Portée de Voix sur la musique de Georges Aperghis. Ses œuvres vocales et scéniques ont été distinguées notamment par la Médaille d’Or de la Biennale d’Art Moderne d’Alexandrie, la Fondation Beaumarchais, le Prix Coupleux-Lassalle.
Elle a bénéficié ces dernières années de plusieurs résidences d’écriture de la Sacem pour des projets de création mêlant artistes professionnels et amateurs. Elle a publié aux éditions Symétrie le recueil de partitions Kit-Musique (2024), le poster pédagogique Compositrices et compositeurs dans l’histoire de la Musique de tradition écrite occidentale qui offre un regard nouveau sur la place des femmes dans l’histoire de la musique (2022), les livres La voix soliste contemporaine - repères, techniques et répertoire de musique de chambre (2017) et Le corps chantant sur l’anatomie et la technique vocale fondamentale (2018). Elle dirige depuis 2019 la compagnie Territoires de la Voix à Bordeaux. Elle enseigne actuellement aux comédiens des écoles supérieures du TNB-Théâtre National de Bretagne et du TNBA–Théâtre National Bordeaux Aquitaine.
Une émission enregistrée le 28 octobre 2024 au studio *Duuu avec Valérie Philippin, Chantal Latour et Violaine Lochu.
Ce projet s’inscrit dans le cadre des résidences Babel, soutenues par le département de la Seine-Saint-Denis.
Enregistrement : Sampson Staples
Post-production : Morgane Charles
Le smile push-up, c’est un filtre au fil dentaire.
*Duuu Radio participe à l’édition 2024-2025 de ¡ Viva Villa !, le festival des résidences d’artistes de la Casa de Velázquez, la Villa Kujoyama, la Villa Albertine et la Villa Médicis.
LA DÉESSE AUX CENT BOUCHES
Conçu avec les curateurs Anne-Lou Vicente et Raphaël Brunel, l’événement “La déesse aux cent bouches” entend, en croisant les pratiques littéraire, performative, visuelle et musicale, sonder les formes plurielles de l’oralité et les divers modes d’apparition de la voix, du bruit au récit. Anne-Lou Vicente et Raphaël Brunel sont curateurs, éditeurs et auteurs indépendants. Ensemble, ils ont fondé et dirigé la revue d’art contemporain sur le son VOLUME (2010-2014) et, dans son sillage, What You See Is What You Hear, plateforme de recherches à l’intersection des arts visuels et sonores.
Avec Anne Le Troter, Anna Holveck, Liv Schulman, Bocar Niang, Anouchka Oler Nussbaum, CANTENAC DAGAR (Stéphane Barascud & Aymeric Hainaux).
Anne Le Troter - With Filters
Anne Le Troter (1985) est une artiste vivant à Paris. C’est après l’écriture de deux livres « L’encyclopédie de la matière » et « Claire, Anne, Laurence » qu’elle commence à travailler, par cycle, sur les modes d’apparition de la parole de groupes en additionnant les expositions. Après avoir travaillé sur une forme d’aliénation de la parole, le travail d’Anne Le Troter prend le chemin du genre de l’anticipation. Invitée par la Fondation Pernod Ricard, la Biennale de Rennes, le centre d’art contemporain Le Grand Café à Saint Nazaire, le Nasher Sculpture Center à Dallas et le Centre Pompidou à Paris l’artiste engage un nouveau cycle d’écriture autour de la notion de biographie, de fiction et d’utopie. Avec un intérêt particulier pour la question du soin, de la santé et des passerelles possibles entre milieux artistique et médical, Anne Le Troter a notamment mené diverses recherches sur les prothésistes dentaires, mais aussi sur des artistes ayant participé à des avancées médicales notoires.
Une soirée de performances enregistrée le 8 novembre 2024 au Centre Wallonie-Bruxelles / Paris, en co-production avec ¡ Viva Villa ! le festival des résidences d’artistes de la Casa de Velázquez, la Villa Kujoyama, la Villa Albertine et la Villa Médicis. Avec le soutien du Centre Wallonie-Bruxelles / Paris.
Enregistrement : Morgane Charles, Paul Castillon
Régie : Morgane Charles, Centre Wallonie-Bruxelles
Post-production : Arthur Bécart, Sampson Staples et Ariel Nisand
Jingle : Arthur Bécart
Des voix de toutes les couleurs, troubles, troublées et troublantes.
*Duuu Radio participe à l’édition 2024-2025 de ¡ Viva Villa !, le festival des résidences d’artistes de la Casa de Velázquez, la Villa Kujoyama, la Villa Albertine et la Villa Médicis.
LA DÉESSE AUX CENT BOUCHES
Conçu avec les curateurs Anne-Lou Vicente et Raphaël Brunel, l’événement “La déesse aux cent bouches” entend, en croisant les pratiques littéraire, performative, visuelle et musicale, sonder les formes plurielles de l’oralité et les divers modes d’apparition de la voix, du bruit au récit. Anne-Lou Vicente et Raphaël Brunel sont curateurs, éditeurs et auteurs indépendants. Ensemble, ils ont fondé et dirigé la revue d’art contemporain sur le son VOLUME (2010-2014) et, dans son sillage, What You See Is What You Hear, plateforme de recherches à l’intersection des arts visuels et sonores.
Avec Anne Le Troter, Anna Holveck, Liv Schulman, Bocar Niang, Anouchka Oler Nussbaum, CANTENAC DAGAR (Stéphane Barascud & Aymeric Hainaux).
Table ronde avec Raphaël Brunel, Anne-Lou Vicente, Anne Le Troter, Anna Holveck, Bocar Niang, Anouchka Oler Nussbaum et Aymeric Hainaux.
Une soirée de performances enregistrée le 8 novembre 2024 au Centre Wallonie-Bruxelles / Paris, en co-production avec ¡ Viva Villa ! le festival des résidences d’artistes de la Casa de Velázquez, la Villa Kujoyama, la Villa Albertine et la Villa Médicis. Avec le soutien du Centre Wallonie-Bruxelles / Paris.
Enregistrement : Morgane Charles, Paul Castillon
Régie : Morgane Charles, Centre Wallonie-Bruxelles
Post-production : Arthur Bécart, Sampson Staples et Ariel Nisand
Jingle : Arthur Bécart
Je dois porter un texte qui m’échappe, aussi, parfois.
Zone Vocale est un cycle d’émissions développé par Chantal Latour, activiste et chanteuse, et Violaine Lochu, performeuse, artiste visuelle et sonore. Dans une démarche qui articule création artistique et réflexion politique, Zone Vocale cherche à faire entendre et à promouvoir une diversité de voix singulières, parfois inaudibles en raison de la place particulière des personnes qui les portent – genre, âge, origine géographique, milieu, handicap, pathologie… – et à développer des pistes de réflexion sur ces questions.
Les invité.es ont la possibilité d’aborder librement leur rapport à la voix comme outil - chanteur.euses, soignant.es, poètes –, comme objet - compositeur.ices, penseur.euses, pédagogues, artistes sonores –, et plus largement, les thèmes liés aux différents usages de la voix : articulation vie privée / vie publique, micro-politique des démarches (causes, conséquences, impact…), singularité des parcours, etc.
Pour le cinquième épisode de Zone Vocale, Chantal Latour et Violaine Lochu invitent l’artiste Anne Le Troter.
Anne Le Troter (1985) est une artiste mêlant installation sonore, performance, littérature et poésie.
Lauren : “Anne Le Troter, tu es artiste sonore, une plasticienne. Une artiste qui joue précisément de la plasticité, de la malléabilité de la langue et en particulier de la parole. Tes outils de travail sont le microphone et l’enregistreur. Depuis plus de dix ans, tu enregistres des paroles: la tienne autant que celles des autres. Par le montage audio, tu les manipules, les désarticules, les recomposes, pour nous les donner à entendre dans des espaces d’expositions.”
Anne Le Troter a pu travailler avec et autour d’enquêteur.trice.s téléphoniques, d’artistes ASMR, des employé.e.s de banque de sperme, de prothésistes dentaires et d’artistes ayant participé à des avancées médicales notoires comme Louise Hervieu, à l’origine du carnet de santé par exemple. Elle a pu exposer au Palais de Tokyo, au Nasher Sculpture Center, au Centre Pompidou, à Bétonsalon - centre d’art et de recherches, à La Pop - incubateur artistique et citoyen, au centre d’art contemporain Le Grand Café à Saint Nazaire, à la Fondation Pernod Ricard. En parallèle des expositions sonores mettant en jeu nos voix comme force de travail, Anne Le Troter cherche également à abriter les mots en les logeant dans ses vêtements à l’aide de petits speakers. L’artiste cherche à sentir la parole des autres, elle s’en habille, s’en pare, s’en arme. Ces vêtements sonores ce sont des formats d’expositions. C’est aussi se fondre dans le groupe des parlant-es, lui servir de structure, d’assise, de pied. C’est aussi considérer que nous avons plusieurs bouches. C’est vouloir la communauté. Enfin Anne Le Troter développe ce qu’elle nomme les morsures sonores, des sculptures à mordre pour entendre proposant ainsi aux spectateurices une écoute consentie. Il y est notamment question de poison sonore et d’antidote via la figure de William Brockedon, artiste et inventeur du comprimé.
Citation dans la biographie d’Anne Le Troter, citée par Chantal Latour : extrait de [wo:ks] de Lauren Tortil, une série de rencontres entre deux artistes - Lauren Tortil et un·e invité·e de son choix - au sujet de l’art sonore, prenant la forme d’un entretien et d’une pièce sonore réalisée en collaboration. http://www.wo-ks.com/
Extraits de pièces sonores :
Anne Le Troter, Les volontaires, pigments-médicaments, extrait, 2022
Production Bétonsalon - Centre d’art et de recherche ; Curatrice : Emilie Renard ; Bourse ADAGP / Bétonsalon
Parlant entendu dans l’extrait : Martin Bakero
Courtesy à Anne Le Troter et à la galerie frank elbaz
Anne Le Troter, La pornoplante, chapitre 3/3, extrait, 2024
Courtesy à Anne Le Troter et à la galerie frank elbaz
Anne Le Troter, Fifi, Riri, Loulou, Anne Le Troter, 2011
Courtesy à Anne Le Troter et à la galerie frank elbaz
Une émission enregistrée le 2 décembre 2024 au studio *Duuu avec Anne Le Troter, Chantal Latour et Violaine Lochu.
Ce projet s’inscrit dans le cadre des résidences Babel, soutenu par le département de la Seine-Saint-Denis.
Enregistrement : Morgane Charles.
J’allais sur scène qu’avec une cape, comme une super héroïne.
Zone Vocale est un cycle d’émissions développé par Chantal Latour, activiste et chanteuse, et Violaine Lochu, performeuse, artiste visuelle et sonore. Dans une démarche qui articule création artistique et réflexion politique, Zone Vocale cherche à faire entendre et à promouvoir une diversité de voix singulières, parfois inaudibles en raison de la place particulière des personnes qui les portent – genre, âge, origine géographique, milieu, handicap, pathologie… – et à développer des pistes de réflexion sur ces questions.
Les invité.es ont la possibilité d’aborder librement leur rapport à la voix comme outil - chanteur.euses, soignant.es, poètes –, comme objet - compositeur.ices, penseur.euses, pédagogues, artistes sonores –, et plus largement, les thèmes liés aux différents usages de la voix : articulation vie privée / vie publique, micro-politique des démarches (causes, conséquences, impact…), singularité des parcours, etc.
Pour le quatrième épisode de Zone Vocale, Chantal Latour et Violaine Lochu invitent l’artiste T.I.E.
T.I.E est une artiste sénégalaise polymorphe. Adepte de l’expérimentation et l’hybridation des formes, elle va de la peinture à la musique, l’installation artistique, la performance, et se passionne pour l’autofiction à travers la vidéo. Eco-féministe, ses projets articulent l’énergie féminine comme puissance d’agir. Tels que : l’installation « Mawu’s Daughters » (Parcourts-Dakar 2021), la création collaborative « Le Vaisseau Mère », Fruit de quatre mois d’ateliers avec son collectif « Les Femmes Sauvages » et une soixantaine de participan.t.e.s d’horizons et d’âges différent.e.s durant sa résidence à Banlieues Bleues (saison 21/22). Où née « Odyssey in Utero », un voyage à travers l’espace, le temps, la mémoire et les territoires, avec l’Utérus comme vaisseau. T.I.E pratique le cercle comme espace transmuté en safe space utérin, où, le corps, les mots, la musique et les images sont des voies vers une cartographie de soi et du monde à transformer. Dispositif éprouvé à la Maison D’arrêt de Fresnes avec 12 femmes durant deux mois. Résidente de la saison 2024 à la Villa Albertine, T.I.E passe deux mois à Atlanta et développe cet objet de recherche polysémique ; pour une nécessaire guérison de la diaspora africaine, des mémoires traumatiques liées à l’esclavage, la ségrégation et au colonialisme, avec au cœur du processus les femmes noires.
Chanteuse, poétesse, auteure-compositrice, productrice, T.IE. fonde « T.I.E and The Love Process », le Trio « Exillians » et « Lâcher L’homme ! » : une pièce immersive inspiré de l’essai de Frantz Fanon « Black skins, white Masks ». Et participe à la pièce « Liberté, j’aurais habité ton rêve jusqu’au dernier soir », de Felwine Sarr, mise en scène par Dorcy Rugamba vue en première à Avignon puis à New York et en Caroline du Nord avec le soutien du Face theater & Fused Program de la Villa Albertine.
Une émission enregistrée le 29 novembre 2024 au studio *Duuu avec T.I.E, Chantal Latour et Violaine Lochu.
Ce projet s’inscrit dans le cadre des résidences Babel, soutenu par le département de la Seine-Saint-Denis.
Enregistrement : Sampson Staples.
J’étais plus dans quelque chose de punk, dans un imaginaire punk. Ultra direct et efficace.
Zone Vocale est un cycle d’émissions développé par Chantal Latour, activiste et chanteuse, et Violaine Lochu, performeuse, artiste visuelle et sonore. Dans une démarche qui articule création artistique et réflexion politique, Zone Vocale cherche à faire entendre et à promouvoir une diversité de voix singulières, parfois inaudibles en raison de la place particulière des personnes qui les portent – genre, âge, origine géographique, milieu, handicap, pathologie… – et à développer des pistes de réflexion sur ces questions.
Les invité.es ont la possibilité d’aborder librement leur rapport à la voix comme outil - chanteur.euses, soignant.es, poètes –, comme objet - compositeur.ices, penseur.euses, pédagogues, artistes sonores –, et plus largement, les thèmes liés aux différents usages de la voix : articulation vie privée / vie publique, micro-politique des démarches (causes, conséquences, impact…), singularité des parcours, etc.
Pour le troisième épisode de Zone Vocale, Chantal Latour et Violaine Lochu invitent l’artiste Gorge Bataille.
Poète et performeuse, Gorge Bataille aka Élodie Petit, s’est formée à l’école des Beaux-Arts de Lyon et dans les milieux alternatifs. Elle travaille une prose critique et pirate qui mêle introspection sociale, manifestes, réflexions politiques et poèmes amoureux. Elle construit des fictions transgressives traversées par le trouble identitaire, l’écriture sexuelle et la lutte des classes. Avec Fiévreuse plébéienne (2022, Édition du commun) elle initie ce qu’elle nomme la « Langue Bâtarde », une poésie prolétaire, expérientielle, menaçante et gouine. En 2021, elle a publié Anthologie Douteuses 2010-2020 (Éditions Rotolux Press) qui retrace dix années de fanzines queer et poétiques avec Marguerin Lelouvier. Elle aime déplacer la poésie hors des lieux prévue pour elle, et performe seule ou en groupe dans des bars lesbiens ou des institutions d’art contemporain (Centre Pompidou, Palais de Tokyo, CAC de Genève, etc.). Elle collabore avec des artistes sonores (mona servo, Méryll Ampe), fait partie du collectif d’autrix RER Q et anime régulièrement des ateliers d’écriture collective.
Une émission enregistrée le 30 octobre 2024 au studio *Duuu avec Gorge Bataille, Chantal Latour et Violaine Lochu.
Ce projet s’inscrit dans le cadre des résidences Babel, soutenu par le département de la Seine-Saint-Denis.
Enregistrement et post-production : Sampson Staples.
Je m’aperçois que cette image de femme contrebassiste, ça n’est pas habituel.
Zone Vocale est un cycle d’émissions développé par Chantal Latour, activiste et chanteuse, et Violaine Lochu, performeuse, artiste visuelle et sonore. Dans une démarche qui articule création artistique et réflexion politique, Zone Vocale cherche à faire entendre et à promouvoir une diversité de voix singulières, parfois inaudibles en raison de la place particulière des personnes qui les portent – genre, âge, origine géographique, milieu, handicap, pathologie… – et à développer des pistes de réflexion sur ces questions.
Les invité.es ont la possibilité d’aborder librement leur rapport à la voix comme outil - chanteur.euses, soignant.es, poètes –, comme objet - compositeur.ices, penseur.euses, pédagogues, artistes sonores –, et plus largement, les thèmes liés aux différents usages de la voix : articulation vie privée / vie publique, micro-politique des démarches (causes, conséquences, impact…), singularité des parcours, etc.
Pour le second épisode de Zone Vocale, Chantal Latour et Violaine Lochu invitent l’artiste Élise Dabrowski.
Chanteuse lyrique, contrebassiste, improvisatrice et compositrice, Elise Dabrowski a fait ses débuts à la Maîtrise de Radio France. Au chant, elle se consacre à la création contemporaine, avec des oeuvres de Samuel Sighicelli (Chant d’hiver), de Michaël Lévinas (La Métamorphose), Fernando Fiszbein (Avenida de los Incas 3815, Opéra de Lille ) ou encore Wolfgang Rihm (Jacob Lenz au Théâtre de l’Athénée Louis Jouvet ). Elle croise régulièrement ses deux instruments (voix et contrebasse) au fil de propositions inédites. Elle est également active sur la scène jazz et musique improvisée en solo et aux côtés d’artistes tels que Joëlle Léandre ou Claudine Simon. Depuis 2018, elle est directrice artistique de TREPAK, structure porteuse de projets de créations.
Une émission enregistrée le 11 septembre 2024 au studio *Duuu avec Elise Dabrowski, Chantal Latour et Violaine Lochu.
Ce projet s’inscrit dans le cadre des résidences Babel, soutenu par le département de la Seine-Saint-Denis.
Enregistrement et post-production : Morgane Charles.
Pour moi, faire une performance, c’est ma vie quotidienne. C’est mon corps de tous les jours, ma voix de tous les jours.
Zone Vocale est un cycle d’émissions développé par Chantal Latour, activiste et chanteuse, et Violaine Lochu, performeuse, artiste visuelle et sonore. Dans une démarche qui articule création artistique et réflexion politique, Zone Vocale cherche à faire entendre et à promouvoir une diversité de voix singulières, parfois inaudibles en raison de la place particulière des personnes qui les portent – genre, âge, origine géographique, milieu, handicap, pathologie… – et à développer des pistes de réflexion sur ces questions.
Les invité.es ont la possibilité d’aborder librement leur rapport à la voix comme outil - chanteur.euses, soignant.es, poètes –, comme objet - compositeur.ices, penseur.euses, pédagogues, artistes sonores –, et plus largement, les thèmes liés aux différents usages de la voix : articulation vie privée / vie publique, micro-politique des démarches (causes, conséquences, impact…), singularité des parcours, etc.
Pour le premier épisode de Zone Vocale, Chantal Latour et Violaine Lochu invitent l’artiste Esther Ferrer.
Esther Ferrer, figure majeure de l’art action, est connue pour ses performances au sein du groupe espagnol ZAJ (formé en 1964 et dissous en 1996), en parallèle avec sa pratique comme plasticienne. Son travail s’est toujours plus orienté vers l’art action et les pratiques éphémères, que vers l’art production. Dans l’Espagne du début des années 60 elle fonde avec le peintre José Antonio Sistiaga, le premier Atelier de Libre Expression. À partir des années 70, elle consacre une partie de son activité aux arts plastiques : photographies retravaillées, installations, tableaux basés sur la série des nombres premiers, objets, etc.
Elle a exposée dans de Musées et galeries espagnoles et étrangères et Foires d’Art comme la FIAC à Paris, ARCO à Madrid, Frice à Londres, Boulogne en Italie ou Miami (USA). Pendant sa carrière comme performeur a participé à des Festivals partout en Europe (France, Italie, Hollande, Belgique, Bulgarie, Espagne, Suisse, Angleterre, République Chèque, Pologne, Danemark, Norvège, Slovaquie, Allemagne, Hongrie etc.) ainsi qu’au Canada, Japon, Thaïlande, Corée, Cuba, Mexique, Slovénie États-Unis, où le Groupe ZAJ réalisa une tournée en 1973. Ses principales performances : New York University (Albany) Dartmouth University (New Hampshire) - “The Kitchen » (New York) - Merce Cunningham Studio (New York) - Massachusetts University (Amherst - Buffalo University (Buffalo) - The Walker Art Center (Minneapolis) - The Colorado College (Colorado Springs) - The Quinci House Arts Festival of Harvard University (Cambridge) - Mills College - Oakland (Californie) K.P.F.A. - Berkeley (Californie), etc. Esther Ferrer a représenté l’Espagne à la Biennale de Venise en 1999, reçu en 2006, le Prix Trace : John Boehme Performance Art Lifetime Achievement Award ; en 2008 le Prix National des Beaux Arts, ; en 2012, le Prix Gure Artea du Gouvernement Vasque ; en 2014, le Prix MAV (Mujeres en las artes visuales – Femmes dans les Arts Visuelles), le Prix Marie Claire pour l’Art Contemporain, et le Prix National des Arts Velazquez ; et en 2022 le Tambour d’Or de la ville de San Sebastián-Donostia et le Prix Littéraire Bernard Heisieck Centre Pompidou.
Esther Ferrer est aussi auteur de deux pièces radiophoniques pour Radio National d’España : “Au rythme du temps” & “Ta, te, ti, to, tu ou l’agriculture dans la Moyen Age”, et a donné des séminaires sur la performance dans des Universités, Musées ou Écoles des Beaux Arts , en Espagne, Canada, France, Mexique et en Suisse.
Une émission enregistrée le 26 septembre 2024 au studio *Duuu avec Esther Ferrer, Chantal Latour et Violaine Lochu.
Ce projet s’inscrit dans le cadre des résidences Babel, soutenu par le département de la Seine-Saint-Denis.
Enregistrement et post-production : Morgane Charles
Avec ma voix c’est comme si je pouvais me transformer. En un quart de seconde, je deviens une tourterelle.
L’exposition Peupler les plis, s’est tenue au Sample à Bagnolet du 4 au 21 avril 2024, dans le cadre d’un partenariat entre l’université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, la Collection départementale d’art contemporain de Seine-Saint-Denis et le Sample.
Cette exposition collective avait pour ambition de repenser l’impact des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 sur l’agglomération parisienne et ses habitant.es. Via une sélection de 13 œuvres, les étudiant·es du Master Médiation, Exposition, Critique de l’Universitée Paris 8 Vincennes Saint-Denis ont proposé de porter le regard sur la notion de “plis”, compris comme des interstices au sein desquels se développent des espaces résistances, souvent invisibilisés sur le territoire de la Seine-Saint-Denis. Dans Peupler les plis, Violaine Lochu a présenté une série de partitions et deux performances en préambule de son exposition Dojo qui s’est tenue à l’École et Espace d’art contemporain Camille Lambert à Juvisy du 27.04 au 01.06.24. Ces pièces s’orientent autour des gestes collectifs d’autodéfense et de la voix/cri comme mode d’autodéfense.
Dans le cadre de la programmation associée à Peupler les plis, et en coproduction avec l’École et Espace d’art contemporain Camille Lambert, un entretien entre Violaine Lochu, Lise Lerichomme, et les étudiant·es du Master, le 7 mai, a été enregistré et diffusé en direct par *Duuu Radio. « Suffrajitsu », le nom des pratiques d’autodéfense des suffragettes, est aussi le titre de cette conversation qui porte sur la formulation de la colère, les stratégies de résistance corporelle, les formes d’adelphité.
Lise Lerichomme est artiste et maîtresse de conférence en Arts Plastiques à l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens, son travail explore les formes d’utopie produites à partir
d’œuvre d’art contemporain. Tandis que les recherches de Violaine Lochu explorent la voix comme vecteur de métamorphose, sa pratique artistique se déploie entre les champs de l’art contemporain, de la musique expérimentale et de la poésie sonore.
Intervenant.es : Violaine Lochu, Lise Lerichomme, Garance Verove, Idris Bennai, Jeanne Berthier et Clélia Barbut.
Enregistrement : Elen Hyunh
On sent que quelque chose bouge à l’intérieur de soi et euh… c’était bizarre.
Le premier volet du projet, initié en 2022 à l’invitation du Palais de Tokyo, et intitulé /A //Big Big Love// / Violaine Lochu invitait des adolescents du Lycée Français International de Pékin (Chine) à parler d’amour.
Violaine Lochu est une artiste de la voix, du langage et de l’action. À Clamart, l’artiste convie ainsi le visiteur à un grand voyage intérieur. Des performances, conçues comme autant d’expériences divinatoires, musicales et collaboratives rythment l’exposition et illustrent la richesse du registre, des pensées et des formes de Violaine Lochu.
Parce que je…Parce que y’a quelqu’un qui a pas mis son clignotant et il a tourné,
Parce que je…Parce que son fils il a pas le temps de manger,
Parce que je…Parce qu’ils allaient se faire contrôler et ils se sont fait électrocuter sur les rails.
À l’époque où les manifestations de la colère collective sont souvent réprimées dans l’espace public, ou ont tendance à tomber dans le ressentiment sur les réseaux sociaux, AngRRR est un projet qui tente de se mettre à l’écoute de l’emportement pour l’amener vers une possibilité d’empowerment.
La colère, source de contrepouvoir est souvent réprimée ; elle peut être alors intériorisée puis amenée à déborder de manière parfois dramatique lorsque n’a pas de cadre pour s’exprimer. Pourtant elle est une source potentielle de transformation, de courage, d’innovation politique à l’échelle individuelle et collective.
À partir de la parole des habitant.e.s de Pantin qu’elle a recueillies au cours de nombreuses rencontres, Violaine Lochu, artiste performeuse vocaliste et musicienne, a cherché à créer différentes formes musicales et performatives qui donnent à entendre la colère. Les pièces sonores, de par leur composition, association, mise en relation entre différentes voix – interrogent la complexité de cette émotion, en propose une possible sublimation.
AngRRR #1 Cri
Suite à une série d’exercices visant à les mettre dans un état particulier, les participant.e.s étaient invité.e.s à crier leur colère dans un langage inarticulé.
Le cri peut être utilisé comme arme de défense dans certaines pratiques féministes, au contraire arme d’attaque dans les arts martiaux, ou encore outil thérapeutique pour se décharger d’un état émotionnel réprimé dans certaines cures.
Oscillant entre chorale, manifestation, combat… AngRRR #1 joue de cette polyvalence en donnant à entendre une multitude de cris qui semblent se répondre, s’entrainer, se provoquer les uns les autres, de gauche à droite, de droite à gauche en jouant du dispositif stéréo.
AngRRR #2 Récit
Dans cette seconde pièce sonore on entend les récits des participant.e.s invité.e.s à raconter la dernière fois qu’iels s’étaient énervé.e.s ou encore la plus grande colère qu’iels avaient eue ou à laquelle iels avaient assisté.
Cette multitude de récits sont articulés les uns avec les autres par la superposition de certains termes communs tels « c’était », « parce que », « avec »… Ce protocole poétique permet d’associer des paroles a priori disparates pour en faire une vaste polyphonie. Dans l’intimité du casque, on entend les voix qui s’allient, se contredisent, se relativisent, se superposent, s’encouragent, se politisent en se frottant les unes aux autres.
AngRRR #3 Insulte
Violaine Lochu a invité les participant.e.s à lui transmettre des insultes dans une langue étrangère ou maternelle. Prononcées parfois avec gêne ou au contraire avec violence ou plaisir, leur condition d’énonciation interrogeait déjà l’aspect transgressif et performatif de l’insulte : bien qu’insulter soit un acte de langage, cela a une incidence sur le réel (blesser, atteindre l’autre), au point que cela puisse être puni par la loi.
Dans cette courte pièce sonore, on entend tout d’abord des insultes en langue étrangère. Pour l’oreille de celle.lui qui ne comprend que le français, l’insulte est d’abord reçue comme mélodie, sonorité. En cela, on peut penser au « plaisir du dire » propre à la petite enfance qui prend conscience du pouvoir de ces termes sur ses proches.
Progressivement l’auditeur perçoit le sens de ce qu’il en train écouter, pour autant AngRRR #3 est composée d’une telle manière qu’iel ne peut pas prendre personnellement ce qui est énoncé.
S’inspirant des dozens du rap américains, des joutes verbales du Sud de l’Italie ou encore des « parenté à plaisanterie » de certaines communauté de l’Ouest de l’Afrique, AngRRR #3 apparait comme une sorte de rituel verbal où les tensions se désamorcent, les stigmates sont réappropriés, et les blessure éclatent de rire.
Je regarde les contours de mes orbites. Tous les matins. Pour être encore sûre que tout est rentré.
Long Play #2 : [woːks] : hors-série
avec Méryll Ampe, Anna Holveck, Anne Le Troter, Lauren Tortil
Lauren Tortil, Track & Jams
Anne Le Troter, La Pornoplante
Anna Holveck, Amour, Amour
Méryll Ampe, Live
*Duuu radio a récemment acquis un graveur de vinyles afin de réaliser des micro-éditions de projets sonores. Cet outil permet de graver des disques vinyles à l’unité, à vitesse réelle.
À l’occasion de ses 10 ans, *Duuu propose l’édition de 10 vinyles de 10 exemplaires chacun, issus des archives de la radio, ainsi qu’un projet inédit réalisé à l’occasion de l’exposition.
Le deuxième vinyle de cette série est présente [wo:ks] hors série, avec les créations sonores de Lauren Tortil, Anne Le Troter, Méryll Ampe, Anna Holveck, diffusées sur *Duuu lors d’un événement organisé à la Folie N4/La Villette le 13 mai 2022.
Lauren Tortil
Artiste sonore et chercheuse, Lauren Tortil porte son intérêt sur le rapport que l’humain entretient avec ses environnements sonores, par le prisme de l’histoire des technologies sonores et des expériences médiatées. Si la vue semble le sens hégémonique dans nos sociétés occidentales, Lauren Tortil insiste sur l’ouïe et développe une démarche artistique où le processus d’écoute se présente comme une pratique active et réflexive, politique et critique sur le monde qui nous entoure. Cette démarche se traduit aussi bien par des installations, des performances et des pièces sonores que par des publications et des ateliers. Depuis mars 2021, elle porte le projet éditorial [wo:ks] qui consiste en une série d’entretiens et de co-créations avec des artistes sonores.
Pièces diffusées : Track & Jams
Méryll Ampe
Artiste sonore et sculptrice de formation, Méryll Ampe établit des liens entre ces deux pratiques et conçoit le son comme un médium à sculpter en temps réel et improvise à partir de sources analogiques. Le tout pour ainsi interroger une implacablement dense matière sonore qui évolue souterrainement et en relief. Créant en direct différentes strates et jouant avec l’imbrication de volumes, de plans et de perspectives, elle aime frôler les limites du son et creuse dans sa chair avec un intérêt permanent pour la rugosité, la porosité, la masse-densité et l’inattendu. En live, elle s’engage de manière puissamment instinctive et radicale, faisant appel à l’écoute du lieu et du corps qui lui sert de baromètre pour un résultat tonitruant de salves sonores à la fois abstraites-noises et rythmiques-saturations.
Pièces diffusées : Live (concert, 30 min.)
Anna Holveck
Artiste plasticienne à la croisée de plusieurs disciplines, Anna Holveck tisse des liens entre l’expérience du son, de la performance, de la voix, de la vidéo et de la composition musicale. Elle s’interroge sur les façons dont la nature de l’espace influence la morphologie du son, en provoque une lecture particulière, répond à la composition et entre en résonance avec le corps. Son travail sera prochainement visible à l’Institut d’Art Contemporain Villeurbanne lors de l’exposition Des voix traversées.
Anne Le Troter
Anne Le Troter est une artiste mêlant installation sonore, performance, théâtre, stand-up, littérature et poésie. Elle s’intéresse à la place qu’occupe la parole qui s’expose au travail dans nos sociétés capitalistes—celles d’enquêteur-trice-s téléphoniques, d’artistes ASMR, du corps soignant ou d’employé-e-s de banque de sperme—qu’elle rejoue dans des installations sonores. En parallèle, l’artiste s’intéresse également à la parole qu’on abrite, à la parole-maison qu’elle recueille dans des vêtements sonores, dispositifs performatifs et bibliothèques proposant une autre géographie à la parole sur l’espace du corps. «Quand j’enfile les vêtements sonores, il y a le poids de la parole qui ancre mon corps, je m’épaissis d’un coup, je gonfle.»
Je regarde les contours de mes orbites. Tous les matins. Pour être encore sûre que tout est rentré.
[woːks] : hors série
Lauren Tortil, Anne Le Troter, Méryll Ampe, Anna Holveck, Johana Beaussart, Anne-Lou Vicente & Raphaël Brunel, CB0101
Pour ce premier format collectif et radiophonique de [woːks], Lauren Tortil laisse sa place d’intervieweuse à Anne-Lou Vicente & Raphaël Brunel pour rejoindre les artistes avec lesquelles elle s’est entretenue cette année : Anne Le Troter, Méryll Ampe, Anna Holveck et Johana Beaussart. Le temps de cette soirée, à plusieurs voix autour d’une table ronde, iels ont discuté des pratiques et espaces d’énonciation et d’écoute dans le champ des arts sonores et visuels. Il était question de leur engagement en tant qu’artiste, du rapport qu’elles entretiennent avec le sonore et de tenter—sans écarter leur singularité—de dessiner un potentiel territoire commun.
Cet événement en plein air dans le Parc de la Villette, retransmis en direct sur *Duuu, était rythmé et ponctué par un va-et-vient entre des discussions collectives et les créations sonores de chacune (performances, concert, lecture, etc.).
[woːks] est une série de rencontres entre deux artistes—Lauren Tortil et un·e invité·e de son choix—au sujet de l’art sonore. Qu’il s’agisse de manipuler la voix et ses sonorités, de capter ou fabriquer des sons, de construire des espaces acoustiques, etc., les démarches artistiques qui contribuent à sa définition sont plurielles. Avec le projet éditorial [woːks], il est alors question de works et de vox, de travail et de voix, de poser une voix sur un travail par le biais d’un entretien et d’une pièce sonore réalisée en collaboration.
Le projet est visible et audible sur le site wo-ks
Anne-Lou Vicente & Raphaël Brunel
Anne-Lou Vicente et Raphaël Brunel sont critiques d’art et commissaires d’exposition indépendants basés à Paris. Dans la lignée de la revue d’art contemporain sur le son VOLUME qu’ils ont co-fondée et dirigée entre 2010 et 2013, ils poursuivent depuis leurs recherches autour des liens entre son et arts visuels jusque dans leurs marges, sous forme d’éditions, d’événements (performances, concerts, conférences, etc.) et d’expositions au travers de la plateforme éditoriale et curatoriale What You See Is What You Hear (www.wysiwyh.fr). Ils travaillent actuellement sur le commissariat de l’exposition collective Des voix traversées dans le cadre de la « Fabrique du nous #1 » à l’Institut d’art contemporain et à URDLA (Villeurbanne), visible du 4 juin au 31 juillet 2022. Il sera question dans cette exposition d’écouter et de faire entendre des « nous » par nature polyphoniques et de faire résonner des voix, à la fois espaces relationnels, surfaces de contact et d’affection mais aussi d’expression ou d’interpellation.
Anne Le Troter
Anne Le Troter est une artiste mêlant installation sonore, performance, théâtre, stand-up, littérature et poésie. Elle s’intéresse à la place qu’occupe la parole qui s’expose au travail dans nos sociétés capitalistes—celles d’enquêteur-trice-s téléphoniques, d’artistes ASMR, du corps soignant ou d’employé-e-s de banque de sperme—qu’elle rejoue dans des installations sonores. En parallèle, l’artiste s’intéresse également à la parole qu’on abrite, à la parole-maison qu’elle recueille dans des vêtements sonores, dispositifs performatifs et bibliothèques proposant une autre géographie à la parole sur l’espace du corps. «Quand j’enfile les vêtements sonores, il y a le poids de la parole qui ancre mon corps, je m’épaissis d’un coup, je gonfle.»
Pièces diffusées :
La Pornoplante, chapitre 1/3 (lecture de 15 minutes, 2021)
La Pornoplante, chapitre 2/3 (lecture de 10 minutes, 2022)
Les chapitres de La Pornoplante d’Anne Le Troter prennent appui sur le genre de l’audio porno, de l’érotisme sonore et de l’ASMR. Voix : Lou Villapadierna et Anne Le Troter
Anna Holveck
Artiste plasticienne à la croisée de plusieurs disciplines, Anna Holveck tisse des liens entre l’expérience du son, de la performance, de la voix, de la vidéo et de la composition musicale. Elle s’interroge sur les façons dont la nature de l’espace influence la morphologie du son, en provoque une lecture particulière, répond à la composition et entre en résonance avec le corps. Son travail sera prochainement visible à l’Institut d’Art Contemporain Villeurbanne lors de l’exposition Des voix traversées.
Pièces diffusées : Feedback (vidéo, 7 min.) et Amour, Amour (performance, 13 min.)
Johana Beaussart
Johana Beaussart est une artiste sonore et compositrice qui explore la notion d’oralité, par une pratique performative et radiophonique, avec comme médium principal sa voix. Son attachement pour l’univers du doublage et les possibilités du langage l’amènent à développer une pratique de la voix jouant sur des notions d’illusions, d’imitations et d’apparences. Plus récemment, ses recherches se portent sur l’écriture musicale. Elle y explore la diversité des registres du chant ainsi que les possibilités d’artifice de l’appareil vocal. Du lyrisme au «spoken word» en passant par l’électro-acoustique et le sound design, ses compositions empruntent autant aux musiques électroniques qu’à la pop expérimentale.
Pièce diffusée : É-dir-kel-lavé-di — variations I (live, 32 min.)
Méryll Ampe
Artiste sonore et sculptrice de formation, Méryll Ampe établit des liens entre ces deux pratiques et conçoit le son comme un médium à sculpter en temps réel et improvise à partir de sources analogiques. Le tout pour ainsi interroger une implacablement dense matière sonore qui évolue souterrainement et en relief. Créant en direct différentes strates et jouant avec l’imbrication de volumes, de plans et de perspectives, elle aime frôler les limites du son et creuse dans sa chair avec un intérêt permanent pour la rugosité, la porosité, la masse-densité et l’inattendu. En live, elle s’engage de manière puissamment instinctive et radicale, faisant appel à l’écoute du lieu et du corps qui lui sert de baromètre pour un résultat tonitruant de salves sonores à la fois abstraites-noises et rythmiques-saturations.
Pièces diffusées : Live (concert, 30 min.)
Lauren Tortil
Artiste sonore et chercheuse, Lauren Tortil porte son intérêt sur le rapport que l’humain entretient avec ses environnements sonores, par le prisme de l’histoire des technologies sonores et des expériences médiatées. Si la vue semble le sens hégémonique dans nos sociétés occidentales, Lauren Tortil insiste sur l’ouïe et développe une démarche artistique où le processus d’écoute se présente comme une pratique active et réflexive, politique et critique sur le monde qui nous entoure. Cette démarche se traduit aussi bien par des installations, des performances et des pièces sonores que par des publications et des ateliers. Depuis mars 2021, elle porte le projet éditorial [wo:ks] qui consiste en une série d’entretiens et de co-créations avec des artistes sonores.
Pièces diffusées : Track & Jams, (enregistrement 25 min. diffusé en deux parties)
CB0101
CB0101 est compositrice, performeuse et développeuse elle prépare actuellement un album teinté de bruits mis en rythme et de chansons françaises aux textes tristes et ironiques. Elle nous partagera ces dernières pépites participant aux influences de son projet en cours.
Une émission proposée par Lauren Tortil, organisée à la Folie N4/La Villette le 13.05.22