Baby come back – soirée sentimentale - Bétonsalon
samedi 14 février 2026
De 18h à 20h
Baby come back – soirée sentimentale
Lancement éditorial, discussion et dj set de cl✰ra
avec les participant·es des ateliers « Écrire avec les moufles »
On sent que quelque chose bouge à l’intérieur de soi et euh… c’était bizarre.
Le premier volet du projet, initié en 2022 à l’invitation du Palais de Tokyo, et intitulé /A //Big Big Love// / Violaine Lochu invitait des adolescents du Lycée Français International de Pékin (Chine) à parler d’amour.
Violaine Lochu est une artiste de la voix, du langage et de l’action. À Clamart, l’artiste convie ainsi le visiteur à un grand voyage intérieur. Des performances, conçues comme autant d’expériences divinatoires, musicales et collaboratives rythment l’exposition et illustrent la richesse du registre, des pensées et des formes de Violaine Lochu.
Donne la patte, lèche, attaque, rend la balle, laisse la main, caresse, caresse, tendresse, donne la balle
Du grognement à la caresse
2023
Qu’est ce qui absorbe la chiale sans couler la peinture vainement séchée? Quel acouphène bourdonne encore le pleure de celle-ci et qui de ces êtres et ces bêtes réclament qu’on les écoute ?
Iels parlent de nous, nous parlons pour iels, c’est iels qui gémissent des dires, la voix et le bruit.
Du grognement à la caresse, du lyrisme au bruit, tu entends la goutte, là tu écoutes la chiale, le souffle, le bourdon.
Victoria Palacios et Basile3 créent un environnement sonore en dialogue, les sons extra-sensibles surgissent, la voix réagit. Inversement, une intention orale devient un monde sonore à l’atmosphère moite, semi-douillet, on s’y glisse et s’y promène.
Les références musicales sont multiples, elles sont de celles qui aime jouer avec les frontières fictives et l’abstraction. Basile3 habille ses mélodies avec les sons du concret, Victoria tord le concret des sentiments et le fait glisser dans cette troublante narration. Quatre points et un bourdon les relient continuellement, ni début ni fin, juste un cycle.
Dans ce lieu attaqué et défendu, l’intensité saisit rapidement on peut aussi s’y enfoncer pour mieux couler ensemble et se laisser doucement glaner.
Hey.
It’s me.
I mean… you know that.
I know I keep calling and texting.
I don’t mean to be annoying.
This is me trying.
I don’t know if or when you’ll ever call me back.
But I’ll keep trying…
Suite à la lecture de plusieurs récits thérianthropiques (récits mythologiques prenant comme sujet des créatures mi-humaines mi-bêtes) mon attention a été retenue par celui de la femme- cygne.
La mythe de la femme-cygne raconte l’histoire d’une femme portant sur ses épaules une robe en plumes de cygne. A son contact, elle jouissait des attributs et pouvoirs de l’animal.
On dit qu’elle en hérita après s’être dévouée à un cygne blessé qui agonisait sur le rivage. Ce dernier mourut mais lui offrit la robe en signe de reconnaissance éternelle.
Un homme qu’elle rencontra, s’éprit d’elle mais se sentait menacé devant ses pouvoirs. « Voler? Hors de question.»
Il décida de cacher la robe afin qu’elle reste à ses côtés et ne puisse s’envoler.
Il l’épousa. Ils eurent des enfants.
Un jour où ils jouaient, les enfants se mirent à chanter à propos de la robe et dévoilèrent la cachette à leur mère. Furieuse et trahie, elle la récupéra et reprit son envol.
Le mythe de la femme-cygne semble renfermer une double symbiose. La première, c’est celle qui se joue entre la femme et l’oiseau, au contact de la robe à plumes.
La deuxième, c’est la symbiose amoureuse. Ici parasitaire, car non consentie et égoïstement provoquée, elle est la parfaite image de la toxicité amoureuse, de la possessivité et de la jalousie maladive. Tant de fléaux qui abiment l’autre pour le confort de l’un, le dépouillant de liberté, brandissant la carte de l’amour fou, de l’amour fusionnel.
« Honey, What happened to my feather dress? » prend comme point de départ le mythe de la femme-cygne et le remet à jour. A travers des textures, musiques, textes, paroles et ambiances, la pièce explore de manière onirique les versants toxiques de l’amour symbiotique.
Naomie Klaus est une productrice de musique et chanteuse française, basée à Bruxelles. Se considérant comme une actrice ratée, elle construit sa musique sous forme d’histoires et de micro-séquences dans lesquelles elle s’amuse à interpréter différents personnages avec sa voix. Elle évoque un conte de fées pour adultes, où les princesses que l’on rencontre sont des nymphomanes hystériques, armées et mal habillées.
Le but c’est de pas laisser de trace. Même de laisser une trace vertueuse mais invisible.
Dans le cadre de l’exposition collective SYMBIOSIUM, Cosmogonies Spéculatives organisée par le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris, *Duuu réalise une émission modérée par Asli Seven avec les artistes Côme Di meglio, Caroline Le Mehauté et Elise Peroi.
Du 18 mars au 6 mai 2023, la Fondation Fiminco invite le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris, fermé actuellement pour rénovation, à investir ses espaces dans le cadre de sa Saison Trouble-Fête #Cosmogonies Spéculatives avec le projet SYMBIOSIUM, dont le cœur est une anarkhé-exposition collective axée autour des enjeux de la symbiose, des interactions entre organismes et de l’émergence de nouveaux récits sur notre temps. À cette anarkhé-exposition Manifeste, vient se greffer un programme de performances, de conférences, de projections de films d’artistes, d’ateliers, rencontres ou visites réunissant artistes, penseurs, créateurs rassemblés autour de démarches artistiques qui sondent la question du vivant, de sa temporalité irréductible, la question de la structuration de la réalité et des récits qui la virtualisent. L’exposition est conçue comme un territoire vivant à expérimenter à la faveur duquel plus de dix nouvelles œuvres seront créées et, pour certaines, juste le temps de l’exposition.
Côme Di Meglio
Artiste, diplômé de L’EnSAD École nationale supérieure des Arts Décoratifs à Paris en 2014, il vit et travaille à Marseille, actuellement en résidence de deux ans aux Ateliers de la Ville de Marseille. Son travail est montré dans des expositions de grande ampleur en France et à l’étranger, comme Art Paris Art Fair, à la Milan Design Week 2022 (salon Alcova), et dans l’exposition Jardins Partagés aux Magasins Généraux à Pantin (2023). En 2021, il reçoit le prix Planète Solidaire décerné par Art of Change 21 et Ruinart, pour la dimension écologique de sa démarche artistique. Il crée des installations et des architectures. Elles ont pour vocation de favoriser une sensibilité accrue à l’environnement et un état de présence augmenté. Ses espaces prennent sens, en accueillant des expériences collectives pour explorer nos manières d’entrer en relation. Depuis 2018, il organise les dîners enchantés d’hypnose TransitionFOOD. Introduire la nourriture dans sa pratique l’a conduit à s’interroger sur le cycle de vie des matériaux qu’il utilise. MycoTemple est le prolongement de ses recherches : faire appel à un organisme vivant pour créer une architecture immersive dont tout le cycle de vie fasse partie de l’œuvre, de sa croissance à sa disparition.
Carole Le Méhauté
Empreintes des lois de la nature, les formes poétiques de Caroline Le Méhauté interrogent intimement notre rapport au monde, à travers une réflexion sur la matière, l’espace et le temps. Comment se situer ? Comment se positionner ? Comment prendre place ? Telles sont les questions développées dans sa création. Laquelle met en perspective l’impact que nos interrogations intimes et universelles peuvent avoir sur nous, notre rapport à l’autre, à la société, au monde.
Caroline Le Méhauté est diplômée d’une maitrise en Arts plastiques avec une spécialisation en Sémiotique de l’Art à l’Université Toulouse Jean Jaurès, ainsi que du DNSEP de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Marseille d’où elle sort diplômée en 2007. Depuis lors, son travail est présenté dans des expositions personnelles et collectives dont : THE ELEMENTAL (Palm Springs, Californie); La Médiatine (Bruxelles); Block T (Dublin); Postfuhramt Ouest, (Berlin); MarseilleProvence 2013 Capitale Européenne de la Culture; Spazio Testoni (Bologne); Musée National du Burkina Faso (Ouagadougou). Ses œuvres figurent dans diverses collections privées et publiques : Fonds communal d’art contemporain (Marseille) ; Artothèque Léo Lagrange (Paris) ; 1% Collège Olympe de Gouges (Marseille). Elle reçoit les Prix Carré sur Seine 2020 et Art [ ] Collector 2020.
Elise Peroi
Le travail d’Elise Peroi, s’inspire de techniques ancestrales propres au tissage, à la tapisserie et aux arts dits textiles, pour lesquels, la notion du geste, du faire, acquiert autant de valeur que le résultat. C’est un travail dans lequel la notion de temps et de patience prend aussi toute son importance. Dès 2015, Elise Peroi est invitée à participer à la résidence organisée par la Fondazione Aurelio Petroni. Elle y développe sa volonté de concilier et de brouiller les interfaces présents entre l’artisanat, la performance et les arts plastiques en général. Soutenue dans sa démarche par les Halles de Schaerbeek, elle s’intéresse, depuis 2016, à la mise en oeuvre de performances textiles en s’inspirant des techniques du tissage et de la danse contemporaine. Ces recherches donneront lieu à une collaboration avec la danseuse et chorégraphe Mui Cheuk-Yin avec qui elle performera à Bruxelles et à Hong Kong.
L’artiste participe à de nombreuses expositions collectives depuis 2015 tant en France qu’en Belgique (Là où se trouve la forêt, Botanique, Bruxelles (BE) ; Faire Sillons, Centre Culturel de La Tour à Plomb, Bruxelles (BE) ; Foresta, Le Bel Ordinaire, Pau (FR) ; Inspire, Iselp, Bruxelles ; Island/ish, Instituto Italiano di Cultura, Bruxelles, etc.). Elle est régulièrement invitée pour des résidences dans le cadre de son travail de plasticienne ou de performeuse : La Bellone, Bruxelles, ; La Serre – arts vivants, Montréal (CA) ; Fédération Wallonie- Bruxelles, Île de Comacina (IT) ; Fap, San Cipriano Picentino (IT), etc.
Asli Seven
Asli Seven est curatrice et écrivaine vivant et travaillant entre Paris et Istanbul. Ses recherches portent sur les formes de violence épistémique et infrastructurelles telle qu’elles s’incarnent à travers l’environnement construit, avec un intérêt pour les pratiques de terrain, de fiction critique et processus de co-création comme méthodes régénérateurs, de soins et de création de communautés.
Une émission diffusée en direct le 17 mars 2023 depuis la Fondation Fiminco.
Réalisation : Noé Mignard