Baby come back – soirée sentimentale - Bétonsalon
samedi 14 février 2026
De 18h à 20h
Baby come back – soirée sentimentale
Lancement éditorial, discussion et dj set de cl✰ra
avec les participant·es des ateliers « Écrire avec les moufles »
Avec eux, j’entrouvrais le grand livre des forêts, le répertoire des empreintes et des pistes, le catalogue des odeurs de musc laissées dans la fougère ou la myrtille de loup.
Paysages animés #1 : Le grand livre des forêts
« Paysages animés » est une anthologie de textes des vingtième et vingt-et-unième siècles, aimés, choisis et présentés par Anne Simon, chercheuse en écopoétique au Centre national de la recherche scientifique et professeure à l’Ecole normale supérieure.
Le mot « paysage » est issu de ces « pays » dont on marquait chez les Latins les contours par des bornes. Mais un paysage est bien plus aujourd’hui qu’une contrée rurale composée et délimitée par notre main, ou une vue étalée devant notre regard jusqu’à l’horizon. Lieu de vies multiples, de souffles traversants, d’éléments déclinés en d’infinies variations, de lignes enroulant le proche et le lointain, il n’est de paysage qu’habité. Chaque paysage s’anime des relations que nous entretenons avec lui, relations d’englobement, de confrontation, d’interrogation, de solitude, de partages, de joie, d’arpentages…
Puissants, souvent fragilisés, ces paysages où se nouent nature et culture, expérience sensible, émotion et imaginaire, n’ont cessé de nous inviter à la lecture et l’écriture. Il est temps d’écouter ces pages-paysages.
La collection « Paysages animés » dirigée par Anne Simon s’intègre dans les activités de la Chaire Sous le paysage, avec le soutien de l’École des Beaux-Arts Nantes Saint-Nazaire, de Nantes Université et du programme FORESTT-HUB. Présidée par l’artiste Fabrice Hyber, cette chaire a vocation à questionner les enjeux contemporains de la figuration du paysage par le croisement de recherches scientifiques et artistiques.
Textes :
- Jean-Pierre Otte, L’Amour en forêt, Paris, Julliard, 2001, p. 11-15
- Claudie Hunzinger, Les Grands Cerfs, Paris, Grasset et Fasquelle, 2019, pp. 54-56 ; p. 73
- Romain Bertrand, « Prologue – L’entaille du monde », Le Détail du monde. L’art perdu de la description de la nature, Seuil, « L’univers historique », 2019, pp. 11-14.
Lecture : Anne Simon
Enregistrement et production : Loraine Baud
Mixage et habillage sonore : Morgane Charles
Tu me demandes si je suis célèste ? Hélas Léonard, je suis céleste et cependant la Terre est ma passion.
Le soir du vendredi 28 février 2025, 7 planètes nous ont offert un étonnant phénomène astronomiques. Mars, Jupiter, Uranus, Vénus, Neptune, Mercure et Saturne se sont aligné·es. À l’œil nu pour certaines et au télescope pour d’autres, nous avons pu les observer dans le ciel. Prochain rendez-vous le 19 mai… 2161! Le même jour, en journée, une équipe de Radio Panik a fouillé les étagères de la Médiathèque Nouvelle (ex Point Culture) dans ses locaux à Bruxelles. Toutes ces pépites sonores ont été agencées pour vous faire vivre un voyage sonore qu’on espère extra-planétaire (et encore plus spatial si vous écoutez au casque).
playlist galactique / galactic music by: Jeff Mills, David Elfman, Laibach, Pierre Schaeffer, Rob Mazurek, Pulsar Quartet, Desmond Leslie The Orb, Ippu-Do, The Psychophysicist, Rubin Steiner, Nobukazu Takemura, George Delerue, Laurie Spiegel, Tomorrowland, Acid Mother Temple, Kris Davis, Oval, KLF, Sufjan Stevens
Collage par / by Patricia Gélise
Radio Panik Crew Production
Je me rappelle d’une paire de Converse All Star fuchsia que j’ai ramené de vacances, les mecs étaient dans l’incompréhension.
9:15-10:00, la matinale dédiée à l’actualité de la création contemporaine, en direct tous les mercredis à 9:15 sur *Duuu Radio.
Episode 7 : Victoire Le Bars en conversation avec Pascal Monfort, fondateur de la librairie Ephemera qui vient d’ouvrir ses portes rue Trévise, et de l’agence de consulting REC Trends Marketing fondée en 2013 à Paris. Une émission enregistrée au studio *Duuu le 17 avril 2024.
Un création originale de Victoire Le Bars
Réalisation et habillage sonore : Elen Huynh et Noé Mignard
Mixage : Sampson Staples
Ce que j’écris d’hier, finalement je l’écris aujourd’hui.
Lecture-artiste #8 : Mark Geffriaud
Toute création est le résultat de multiples inspirations. Des sensations, des objets, des gestes, des rencontres, des discussions. Et des lectures. Le collectif La Lecture-artiste rencontre des artistes pour une conversation sur les lectures qui nourrissent, cultivent ou bousculent leurs processus créatifs.
Pour ce huitième entretien, Vanessa Morisset et Lison Noël rencontrent Mark Geffriaud au studio *Duuu pour discuter de ses lectures à partir de cette liste de 10 livres qui l’ont accompagné - et l’accompagnent encore pour certains - dans son travail :
Richard Brautigan, Dreaming of Babylon
Marguerite Duras, La pluie d’été
Witold Gombrowicz, Ferdydurke
Flann O’Brien, Le Troisième policier
Clarice Lispector, L’heure de l’Étoile
Roberto Bolaño, Les détectives sauvages
David Antin (son processus d’écriture)
Jorge Luis Borges, Fictions
Octavia Butler, Kindred
Sandra Lucbert, Personne ne sort les fusils
Enregistrement : Emilien Gros / Studio *Duuu
Production : Vanessa Morisset et Lison Noël
Musique d’ouverture : Louis de Saxcé
La diligence contemporaine, c’était peut-être l’équivalent du blablacar.
Lecture-artiste #7 : Émilie Perotto
Toute création est le résultat de multiples inspirations. Des sensations, des objets, des gestes, des rencontres, des discussions. Et des lectures. Le collectif La Lecture-artiste rencontre des artistes pour une conversation sur les lectures qui nourrissent, cultivent ou bousculent leurs processus créatifs.
Pour ce septième entretien, Vanessa Morisset et Lison Noël rencontrent Émilie Perotto au studio *Duuu. Émilie Perotto est artiste, elle pratique la sculpture et enseigne à l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne. Son travail artistique se nourrit de beaucoup de lectures, des lectures théoriques, des écrits d’artistes ainsi que des lectures romanesques. Cet entretien est l’occasion d’explorer la relation de ces lectures avec son travail.
Les dix livres dont nous sommes parties et ceux qui sont venus s’ajouter :
Donald Judd, Écrits
Richard Nonas, Get out Stay away Come back
Joseph Beuys, Par la présente, je n’appartiens plus à l’art
Fred Vargas, Pars vite et reviens tard
Éric Chauvier, Anthropologie
Günther Anders, Sculpture sans abri
Vilem Flusser, Choses et non choses
Giorgio Agamben, La communauté qui vient
Achille Mbembe, Politiques de l’inimitié
Judith Butler, Rassemblement
Philippe Djian, Lent dehors
Geoffroy de Lagasnerie, L’Art impossible
Valérie Mavridorakis, Siah Armajani, pragmatisme et anarchie (1957-1988)
Production : Vanessa Morisset et Lison Noël
Musique d’ouverture : Louis de Saxcé
C’est pour ça qu’il avait toute une théorie comme quoi finalement, dans la littérature aujourd’hui, la seule chose viable était le roman policier.
Lecture-artiste #6 : Marc Desgrandchamps et François-René Martin
Toute création est le résultat de multiples inspirations : des sensations, des objets, des gestes, des rencontres, des discussions. Et des lectures. Le collectif La Lecture-artiste interroge des artistes pour une conversation sur les lectures qui nourrissent, cultivent ou bousculent leurs processus créatifs.
Ce sixième entretien nous conduit à Lyon, ville où réside et travaille le peintre Marc Desgrandchamps. Nous le retrouvons avec Pauline Nobécourt et l’historien de l’art François-René Martin pour une conversation autour du rôle de ses lectures dans sa pratique artistique.
Roland Barthes, Le Plaisir du texte, Editions du Seuil, 1973
Michel Butor, Les Mots dans la peinture, Skira, 1969
Marc Desgrandchamps, « Cavalcade », dans les Cahiers Claude Simon, n° 16, 2021, p. 199-203
Jules Michelet, Histoire de la Révolution française, 2 vol., Gallimard, 2007
Patrick Modiano, Villa Triste, Gallimard, 1977
Ward Moore, Autant en emporte le temps, Denoël, 2000
W. G. Sebald, Vertiges, Actes Sud, 2001
Clifford D. Simak, Demain les chiens, J’ai lu, 2013
Claude Simon, La Bataille de Pharsale, les Editions de Minuit, 1969
Howard Waldrop, Histoire d’os, La Découverte, 1986
Prise de son, montage : Pauline Nobécourt
Dans les tâtonnements des enfants résident souvent, à l’état embryonnaire, des choix esthétiques réels.
« Pratiques sonores dans la pédagogie Freinet », une chronique de Stéphane Daubilly suivi d’un set de Vincent Epplay
La Bibliothèque grise, ch. 3 : Radiotransmissions (4/4)
À partir de son expérience de musicien et d’enseignant (Pantin, 93), Stéphane Daubilly resitue dans cette chronique l’approche de la musique et du son au sein du mouvement Freinet. Il présente la structuration de cette pédagogie autour de l’expérience des enfants, et explicite l’un de ses fondements, la « méthode naturelle ». En musique, les apprentissages se concrétisent par le chant libre et la construction d’instruments, en lien avec les développements techniques et esthétiques contemporains. Stéphane Daubilly revient également sur l’importance pour cette pédagogie de parvenir à la constitution d’un espace collectif, par un enseignement fondé sur l’expression-création, par un travail de renforcement des acquis individualisé par l’auto-correction, et en favorisant une gestion coopérative de la classe dans laquelle l’adulte n’est qu’une des composantes du temps et de l’espace d’apprentissage.
Ancien élève Freinet, artiste et musicien, Vincent Epplay nous plonge dans les expérimentations sonores de cette pédagogie au cours d’un set musical composé de chansons enfantines, d’expérimentations électro-acoustiques et de musiques du monde éditées au tournant des années 1960-70 sur vinyles 45t par l’ICEM Freinet - Institut Coopératif de l’École Moderne.
Cette proposition a été diffusée dans le cadre de l’émission « La Bibliothèque grise, ch. 3 : Radiotransmissions », le 21 septembre 2019. À travers des entretiens, des lectures et un moment d’écoute sonore… depuis une classe d’école, une vigne, autour d’un four à pain… en mettant en relation les expériences et les points de vue d’un vigneron, d’artistes, d’auteurs, d’enseignants et de chercheurs… ce programme constituait la première occurrence sonore de La Bibliothèque grise et proposait d’explorer plusieurs situations de construction et de circulation des savoirs.
Co-production *Duuu
Réalisation : Gaspard Collin pour *Duuu
Première diffusion le 21 septembre 2019 à l’occasion de ‘La Bibliothèque grise — ch. 3 : radiotransmissions’, une proposition de Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar au studio Duuu, Folie N4 au parc de la Villette.
Dans la société néolibérale, le travailleur doit être à la fois actif, créatif et réactif.
« Économie néolibérale et éducation », entretien avec Jean-Yves Mas
La Bibliothèque grise, ch. 3 : Radiotransmissions (3/4)
Jean-Yves Mas est chercheur en sociologie et professeur de sciences économiques et sociales (Montreuil).
Ses recherches portent sur les liens entre le monde de l’éducation et la sphère de l’économie.
Nous évoquons avec lui l’histoire de ces liens et l’articulation actuelle de ces deux domaines, notamment à partir du constat d’un intérêt croissant du monde entrepreneurial pour les pédagogies dites « alternatives ». Autonomie, esprit critique, émancipation, collaboration : ces notions et méthodes apparemment communes à certaines pédagogies et à la pensée néolibérale ont-elles la même signification et les mêmes enjeux dans les deux cas ?
Cet entretien a été réalisé dans le cadre de l’émission « La Bibliothèque grise, ch. 3 : Radiotransmissions », le 21 septembre 2019. À travers des entretiens, des lectures et un moment d’écoute sonore… depuis une classe d’école, une vigne, autour d’un four à pain… en mettant en relation les expériences et les points de vue d’un vigneron, d’artistes, d’auteurs, d’enseignants et de chercheurs… ce programme constituait la première occurrence sonore de La Bibliothèque grise et proposait d’explorer plusieurs situations de construction et de circulation des savoirs.
Co-production *Duuu
Réalisation : Gaspard Collin pour *Duuu
Première diffusion le 21 septembre 2019 à l’occasion de ‘La Bibliothèque grise — ch. 3 : radiotransmissions’, une proposition de Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar au studio Duuu, Folie N4 au parc de la Villette.
Une critique du pain tel que l’on considère aujourd’hui qu’il est bon : blanc, bien gonflé, avec des additifs…
Lectures et atelier boulanger par le collectif Pain Commun
La Bibliothèque grise, ch. 3 : Radiotransmissions (2/4)
Sur le parvis du Pavillon 4, studio de *DUUU radio situé dans le parc de la Villette, un groupe de boulangères amatrices pétrissent du pain. Les boulangères prennent la pâte, la ramassent sur elle-même, la retournent, la frappent, réitèrent ces gestes sur une table qui conserve quelques traces des opérations précédentes.
Le groupe a été réuni à l’initiative de l’artiste et chercheuse Marie Preston. Sa démarche s’apparente à une exploration ethnographique, qui engage des activités coopératives et des partages réciproques de savoir-faire. Depuis 2018, avec Pain Commun, Samia Achoui, Aranka Cadene, Line Gigot, Martine Guitton, Loyce Kragba, Marie Preston et Graziella Semerciyan boulangent du pain ensemble. Parfois, elles lisent aussi des textes.
Cet atelier a été réalisé dans le cadre de l’émission « La Bibliothèque grise, ch. 3 : Radiotransmissions », le 21 septembre 2019. À travers des entretiens, des lectures et un moment d’écoute sonore… depuis une classe d’école, une vigne, autour d’un four à pain… en mettant en relation les expériences et les points de vue d’un vigneron, d’artistes, d’auteurs, d’enseignants et de chercheurs… ce programme constituait la première occurrence sonore de La Bibliothèque grise et proposait d’explorer plusieurs situations de construction et de circulation des savoirs.
Co-production *Duuu
Réalisation : Gaspard Collin pour *Duuu
Première diffusion le 21 septembre 2019 à l’occasion de ‘La Bibliothèque grise — ch. 3 : radiotransmissions’, une proposition de Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar au studio Duuu, Folie N4 au parc de la Villette.
Je trouvais ça assez beau, l’idée d’un rayonnage de bibliothèque qui soit uniquement fait de livres disparus sans que personne ne le sache.
Lecture-artiste #5 : Gregory Buchert
Toute création est le résultat de multiples inspirations : des sensations, des objets, des gestes, des rencontres, des discussions. Et des lectures. Le collectif de recherche La Lecture-artiste rend visite à des artistes pour une conversation sur les lectures qui nourrissent, cultivent ou bousculent leurs processus créatifs.
Le 24 octobre 2020, Francis Raynaud est allé rencontrer Gregory Buchert à La Baule, à l’occasion du festival Écrivains en bord de mer où il présentait son premier roman, Malakoff, qui est paru chez Gallimard, dans la collection Verticales. Ils y ont parlé de son travail, de ce premier roman et de ses lectures.
Bibliographie :
- Italo Calvino, Marcovaldo ou les Saisons en ville, traduit par Martin Rueff, Paris, Gallimard, coll. « Folio » no 6257, 2017
- Italo Calvino, Le Baron perché (traduction de Juliette Bertrand), Paris, Seuil, 1960
- Italo Calvino, Le Chevalier inexistant, (traduction de Maurice Javion), Paris, Seuil, 1962
- Jean Echenoz, Je m’en vais, Minuit, 1999. (coll. « Double », 2001)
- Jean Echenoz, Cherokee, Minuit, 1983 (coll. « Double », 2003)
- Jean Echenoz, Nous trois, Minuit, 1992 (coll. « Double », 2010)
- Julien Gracq, Au château d’Argol, Corti, 1989
- W.G. Sebald, Les émigrants : quatre récits illustrés, roman, traduit de l’allemand par Patrick Charbonneau (Die Ausgewanderten), Actes Sud, 1999.
- W.G. Sebald, Vertiges, roman, traduit de l’allemand par Patrick Charbonneau (Schwindel, gefühle), Actes Sud, 2001
- Léon Tolsoï, Les récits de Sébastopol, Petite bibliothèque Payot, 2019.
- Robert Walser, Le Brigand, (Der Räuber, 1925, publié 1972), traduit par Jean Launay, Gallimard, 1994
- Enrique Vila-Matas, Abrégé d’histoire de la littérature portative, Christian Bourgois, 2006
- Enrique Vila-Matas, Docteur Pasavento, Points, Signature, 2013
- Enrique Vila-Matas, Impressions de Kassel, traduit par André Gabastou, Paris, Christian Bourgois, 2014
Production : Francis Raynaud
Montage : Arnaud M’Doihoma
Musique : extrait de Gourdoulou, Gregory Buchert, co-réalisé avec Jonathan Schall, 2009
- Les vignerons ont comme animal domestique des levures, c’est quand même des gens bizarres, hein, je tiens à le signaler.
- Oui, et je suis sûr qu’elles m’aiment ! … J’espère !
« Les Ignorants », une rencontre entre vin et bande-dessinée, avec Étienne Davodeau et Richard Leroy
La Bibliothèque grise, ch. 3 : Radiotransmissions (1/4)
En 2011 paraissait “Les ignorants, récit d’une initiation croisée”, une bande-dessinée d’Étienne Davodeau transcrivant le récit vivant et joyeux d’un apprentissage mutuel entre le dessinateur et le vigneron Richard Leroy. Durant cette année ces deux ignorants de leur pratique respective échangent leurs connaissances et savoirs-faire, et mettent en évidence les points communs de leur activité. Étienne Davodeau s’initie au goût des vins et découvre la taille, le décavaillonage, la tonnellerie, la vinification, la biodynamie. Le vigneron de son côté lit des bandes-dessinées, rencontre des auteurs, un imprimeurs, parcourt des festivals. Huit ans plus tard, qu’en est-il de ces connaissances et de cette connivence ? Récit des sédimentations de cette initiation croisée lors d’une rencontre avec Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar. Nous sommes en mai 2019 à Rablay-sur-Layon en Anjou sur le domaine de Richard Leroy.
Cet entretien a été diffusé dans le cadre de l’émission « La Bibliothèque grise, ch. 3 : Radiotransmissions », le 21 septembre 2019. À travers des entretiens, des lectures et un moment d’écoute sonore… depuis une classe d’école, une vigne, autour d’un four à pain… en mettant en relation les expériences et les points de vue d’un vigneron, d’artistes, d’auteurs, d’enseignants et de chercheurs… ce programme constituait la première occurrence sonore de La Bibliothèque grise <www.labibliothequegrise.net> et proposait d’explorer plusieurs situations de construction et de circulation des savoirs.
Rencontre avec Étienne Davodeau et Richard Leroy, La Bibliothèque grise (Jérôme Dupeyrat & Laurent Sfar)
Co-production *Duuu
Réalisation : Gaspard Collin pour *Duuu
Première diffusion le 21 septembre 2019 à l’occasion de ‘La Bibliothèque grise — ch. 3 : radiotransmissions’, une proposition de Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar au studio Duuu, Folie N4 au parc de la Villette.
La trahison militaire est un crime, et Dreyfus n’a pas trahi.
Charles Péguy, Notre Jeunesse (1910), Gallimard, 1957.
Lu par Maxime Guitton.
Nous sommes chargés, comme par hasard, de faire communiquer par nous, entre eux, des gens qui, précisement, ne veulent pas communiquer.
Charles Péguy, Notre Jeunesse (1910), Gallimard, 1957.
Lu par Maxime Guitton.
Embrasse la pierre, lance des paroles à l’ombre muette.
Charles Albert Cingria, Pétrarque, Les Cahiers romands, 2ème série, Librairie Payot, 1932.
Lu par Maxime Guitton.
Mesdames, Messieurs, si j’applique une règle graduée sur la carte, je vois qu’il y a à vol d’oiseau quelque chose comme 600 kilomètres de Brest à Paris, et 800 de Bayonne. De Marseille, un peu moins.
C.F. Ramuz, Une province qui n’en est pas une (Conférence faite à Paris, en juin 1938, sous les auspices de l’Association Internationale des Écrivains de Langue française), in Une province qui n’en est pas une, Rencontre, 1952.
Lu par Maxime Guitton.
Il y a au milieu du lac une ligne toute théorique et abstraite qu’on ne franchit pas sans passeport.
C.F. Ramuz, Lettre en réponse à la question : que pensez-vous de la France ?, in Une province qui n’en est pas une, Rencontre, 1952.
Lu par Maxime Guitton.
Gagner ou perdre : comme si on ne pouvait rien faire d’autre.
Jean-Luc Nancy, Que faire ?, Galilée, 2016.
Lu par Maxime Guitton.
Ils sont seuls sous le chêne. Maintenant, ils sont debout face à face.
Pierre Michon, Trois auteurs. Balzac, Cingria, Faulkner, Verdier, 1997.
Lu par Maxime Guitton.
On lui avait dit que le vieux maître était aveugle, mais c’est un malheur comme un autre, quand on a une telle oeuvre derrière soi.
Pierre Michon, Fie-toi à ce signe, Verdier, 2014 (extrait de Maîtres et serviteurs, Verdier, 1990).
Lu par Maxime Guitton.
Il n’y pas de maîtres, mais des prédécesseurs ; il n’y a pas de disciples, mais des étudiants.
Patrick Boucheron, Au banquet des savoirs. Eloge dantesque de la transmission, Presses universitaires de Bordeaux, Presses de l’Université de Pau et des Pays de L’Adour, 2015.
Lu par Maxime Guitton.