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01.12.21
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Black Mamba #6 - Nicolas Prignot

Black Mamba est un rendez-vous apériodique avec des personnes invitées à partager une recherche ou une pratique. Débuté en 2017, le programme de Black Mamba se dessine un rendez-vous après l’autre, par association plus que par anticipation.

Pour sa première édition depuis la pandémie, Black Mamba reçoit le philosophe Nicolas Prignot. On discutera d’électrosensibilité, de ce que font les personnes électrosensibles au dispositif du laboratoire en “double-aveugle”, et par extension des rapports entre parapsychologie et statistiques.

Cette séance suit celle d’Alfredo Hubard sur les sphères et leurs partitions, qui suivait celle de Sophie Houdart sur son enquête à Fukushima, qui suivait celle d’Aurélien Gamboni autour de l’écologie de l’attention, qui suivait celle de Cécile Lavergne sur la dépossession chez Judith Butler, qui suivait celle de François Sardi sur la crise des réfugiés.

Black Mamba - une série conçue par Alfredo Hubard, Myriam Lefkowitz et Simon Ripoll-Hurier

01/11
Le studio des écritures (12)
17.04.2020
61'12"
Le studio des écritures #12 : Marco Godinho
Sally Bonn
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Une oeuvre, pour moi, elle porte une réalité propre et elle se construit son propre habitat, son propre monde, qui n’est pas du tout protégé du monde extérieur.

« l’écriture est un geste d’incertitude »

Ce douzième entretien du Studio des écritures s’est déroulé le vendredi 10 avril 2020 par Skype, pendant la période de confinement, entre Marco Godinho chez lui au Luxembourg et Sally Bonn chez elle à Paris. Le travail de Marco Godinho se déploie sous formes de vidéos, d’installations, de dessins, de performances et d’écritures. Il s’intéresse aux déplacements culturels, géographiques et à la traversée des frontières. Il pratique un art nomade en travaillant à échapper à toute forme d’enfermement ou d’appartenance : à un territoire, à une langue, à une nation et à une désignation artistique. La pratique de l’écriture y a une part déterminante.

Le studio des écritures est une série d’entretiens réalisés par Sally Bonn avec des artistes qui ont une pratique d’écriture. L’entretien se déroule dans l’atelier de l’artiste, en présence des œuvres, dans l’espace de travail et porte sur sa pratique des mots : sa nécessité, sa place en regard de la pratique plastique, ce qui s’y joue, comment cette pratique s’inscrit dans le quotidien de l’artiste, comment concrètement l’artiste écrit, à quel endroit de l’atelier, à quel moment, avec quelle régularité… est-ce un espace d’exposition de soi, de réflexion sur le travail, de compréhension, de retour sur soi… la relation que l’écriture a avec la lecture… avec d’autres textes d’artistes, ou la littérature, la philosophie, la théorie en général et la théorie de l’art, l’histoire de l’art, la critique d’art…

Sally Bonn est maître de conférences en Esthétique à l’Université de Picardie, critique d’art et commissaire d’exposition. Elle dirige la collection d’écrits d’artistes Les Indiscipliné.e.s aux éditions Macula. Son dernier ouvrage : Les mots et les œuvres est paru au Seuil en 2017.

Jingle de l’émission composé à partir d’un fragment d’une pièce sonore de l’artiste Benjamin Laurent Aman.

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02/11
Conversation (77)
13.12.2017
97'01"
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“Nous” désigne le commun. Du coup si nous cherchons ce qu’il y a de commun à tout, et bien, ce qu’il y a de commun à tout sera plus faible de ce qu’il y a de commun à une partie déterminée de tout. Plus un “nous” s’étend plus il perd en intensité.

Dans son dernier essai philosophique intitulé Nous, Tristan Garcia entreprend de rendre lisible la condition brouillée de notre « nous » ou de nos « nous ». Ces affirmations de nous-mêmes paraissent désormais correspondre à différents plans identitaires, sur lesquels nous revendiquons successivement notre appartenance à une ethnie, à une communauté de croyance, à une classe sociale ou professionnelle, à une orientation sexuelle, à une génération, sans savoir comment nous représenter le « nous des nous », dont nous relevons tous en définitive.

En ayant recours à toutes sortes de documents qui nous renseignent sur ce que nous appelons « nous », pamphlets, manifestes, journaux, textes théoriques ou chansons, l’auteur donne à entendre les mille voix qui ont prétendu parler au nom de nous.
Tristan Garcia se montre attentif à toutes les traditions, et suspend tout jugement moral sur les contenus politiques, pour s’intéresser à la constitution d’une subjectivité politique : la détermination d’un « nous », d’un « vous », d’un « eux », le tracé de lignes entre amis et ennemis, la formation de solidarités et le creusement de fossés entre les camps.

Né en 1981 à Toulouse, Tristan Garcia est entré en 2000 à l’École Normale Supérieure. Il a soutenu sa thèse sous la direction de Sandra Laugier sur la représentation dans les arts humains, avant de mener une double vie d’auteur de fictions et d’idées. Il a publié des nouvelles (En l’absence de classement final, 2011) et plusieurs romans aux éditions Gallimard, en changeant sans cesse de genre (La Meilleure part des hommes, 2008), d’espèce (Mémoires de la Jungle, 2008) ou d’univers (Les Cordelettes de Browser, 2012), avant de s’inventer une biographie de démon de province (Faber. Le destructeur, 2013).

Ses recherches en ontologie et en métaphysique l’ont conduit à la publication de Forme et objet. Un traité des choses (Puf, 2011, traduit en anglais par Jon Cogburn et Mark A. Ohm, Edinburgh UP, 2014), ainsi qu’à une série d’essais sur L’Image (Atlande, 2008), la souffrance animale (Nous, animaux et humains, 2011) ou l’existence en série (Six feet under. Nos vies sans destin, 2012).

Il enseigne aujourd’hui à l’école d’art de Lausanne et co-dirige la collection consacrée aux séries télévisées par les Puf.

Une conférence de Tristan Garcia, sur une proposition de Laurence Wagner, enregistrée le 30 novembre 2017 au TU - Théâtre de l’Usine

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03/11
Feuilleton (79)
17.10.2019
07'44"
Chroniques de la soustraction - Épisode 11
Switch (on Paper), Jean-Baptiste Farkas
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Nous nous sommes demandés ce que signifiait pour une chose d’avoir un prix.

Un projet éditorial de l’artiste français Jean-Baptiste Farkas imaginé pour Switch (on Paper). Conçues en 12 épisodes, faites pour être lues mais aussi écoutées, ces chroniques abordent un thème singulier dans les relations entre l’art et la société, celui de la soustraction. Comment le moins, le vide ou la destruction font sens dans le monde contemporain.

Épisode 11 – Vendu ou démoli (7’44)

Doit-on archiver ce qu’il convient d’oublier ? Peut-on archiver pour faire disparaître ? C’est à ces étranges conjectures que le LACA (Los Angeles Contemporary Archive) et le Savage Art Institute aux États-Unis tentent de répondre, sans forcément nous donner de réponse.

Les CHRONIQUES DE LA SOUSTRACTION ont été enregistrées et réalisées durant l’été 2019 par *Duuu Radio dans le prolongement de chaque texte de Jean-Baptiste Farkas publié par Switch (on Paper).

Eliane Radigue - Transamorem transmortem

Enregistrement et réalisation : Gaspard Collin et Martin Fauret pour *Duuu
Studio *Duuu, juillet 2019

Jean-Baptiste Farkas Pour Jean-Baptiste Farkas, la pratique de l’art remet en cause les notions et statuts d’artiste, d’œuvre et de lieu d’exposition. Il invite quiconque à accomplir des tâches précises sous la forme de services dont l’objectif sous-jacent est de déstabiliser les ordres établis : mettre hors d’usage un fragment d’habitat, ralentir la cadence d’un travail ou encore mentir. Ses projets collaboratifs ont pour nom IKHÉA©SERVICES (1998), Glitch, Beaucoup plus de moins ! (2002) et PRACTICES IN REMOVE (2015). IKHÉA©SERVICES, 68 pages de passages à l’acte !, Zédélé éditions, 2004. Glitch, Beaucoup plus de moins !, Zédélé éditions, 2006. Des modes d’emploi et des passages à l’acte, éditions MIX, Paris, 2010. Le Tournant Hostile, e-Publication, ABM Distribution, 2016. Retours d’usagers, éditions autrechose, 2016. On Words, In Deeds. Livre en anglais, mfc – michèle didier, Bruxelles, 2017

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04/11
La Pâte (3)
20.10.2020
184'18"
Bernardino Femminielli x Hendrik Hegray
Lina Hentgen, Paul Lepetit
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Mon personnage est très gras, très vulgaire, un peu baroque, un baroque des pauvres. […] Viens pas me chercher. […] J’essaie d’être assez honnête, assez ludique aussi.

La Pâte est une émission musicale pour nourrir les oreilles, proposée par Lina Hentgen & Paul Lepetit pour *Duuu.

00:00 – Entretien avec Bernardino Femminielli, par Lina Hentgen.
00:46 – Bernardino Femminielli (concert)
01:52 – Hendrik Hegray (djset)

« une pâte est une substance ou un mélange visqueux ; c’est souvent une étape dans la fabrication d’un produit. »
Un concert live et une discussion pour tenter de comprendre comment chaque artiste procède à ce lent travail du pétrissage, comment de son imaginaire naissent la matière, l’ambivalence des rêveries et la beauté de son geste. Chaque concert est suivi d’un djset.

▼ BERNARDINO FEMMINIELLI
Bernardino Femminielli œuvre dans un amalgame de supports où s’entremêlent musique, performance, poésie et cinéma, ancrés dans une provocation à la fois hypersexualisée et asexuée. La somme de son travail et de son personnage forme une synthèse à la frontière du mysticisme, de la transgression, du plaisir et du danger; un crooner désinvolte au cœur d’une discothèque dystopique. Juxtaposant une narration en français et en espagnol à des arrangements polarisés, de l’italo-disco brutal aux envolées classiques, de l’industriel mutant au cosmic drone blindé, ses entreprises soniques sont à l’image de ses multiples alter egos. Ses textes explorent un paradis illicite fantasmé, débordant d’excès, drogues, bars, luxure, pénombre et camaraderie. Une grande partie de sa poésie est découpée en tranches nettes, composée à la manière des œuvres de fiction transgressive. Sur scène, on le découvre vulnérable et arrogant, explorant avec grâce l’énergie sombre des cabarets français ou allemands, mettant en relief une forme de performance «totale» où poésie, musique, cinéma et danse entrent en fusion.
Bernardino Femminielli se produit en solo, mais est fréquemment rejoint sur scène par les musiciens montréalais Pierre Guerineau et Asael Robitaille, respectivement à la tête des projets Essaie Pas et Bataille Solaire. On le retrouve également entouré de sa formation Femminielli Noir (Jesse Osborne-Lanthier) et de son fidèle accolyte Alex Zhang Hungtai (Dirty Beaches).

▼ HENDRIK HEGRAY
Hendrik Hegray est plasticien (il expose en ce moment-même à la galerie Valeria Cetraro) et musicien (sous le pseudonyme notamment de Z.B. Aids aka Valerie Smith). Il dirige le label Premier Sang depuis 2009 sur lequel il signe notamment plusieurs albums de Sister Iodine, ainsi que la revue Nazi Knife depuis 2006 avec Jonas Delaborde. Ses sets charrient pêle-mêle la synth-pop, l’italo-disco, le punk hardcore, l’indie-pop, la house, la dance.

Une émission proposée par Lina Hentgen & Paul Lepetit, enregistrée le 18 septembre 2020 à *Duuu.

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05/11
Feuilleton (36)
24.01.2016
06'19"
Attention Scores (1/7) : Eight
Myriam Lefkowitz
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Bring the attention to the volume of your pelvis.

This feuilleton by Myriam Lefkowitz proposes a series of “attention exercises” which anybody can activate anytime, anywhere, just by following the artist’s voice. Those exercises come from a practice which has been developed for a few years, aiming to connect specific modes of attention to the imaginary activity.

Épisode 1 : Eight (06’20)

Une émission proposée par Myriam Lefkowitz.

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06/11
Lire (58)
01.11.2018
49'57"
Le maître ignorant
Massimiliano Baldassarri
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Il faut généralement une explication orale pour expliquer l’expliquation écrite.

Le maître ignorant, cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle (1987), par Jacques Rancière

Chapitre premier 1/5 : Une aventure intellectuelle (8’01)
2/5 : L’ordre explicateur (12’59)
3/5 : Le hasard et la volonté (10’32)
4/5 : Le Maître émancipateur (7’56)
5/5 : Le cercle de la puissance (10’29)

« Le mythe pédagogique, disions-nous, divise le monde en deux. Il faut dire plus précisément qu’il divise l’intelligence en deux. Il y a, dit-il, une intelligence inférieure et une intelligence supérieure. La première enregistre au hasard des perceptions, retient, interprète et répète empiriquement, dans le cercle étroit des habitudes et des besoins. C’est l’intelligence du petit enfant et de l’homme du peuple. La seconde connaît les choses par les raisons, elle procède par méthode, du simple au complexe, de la partie au tout. C’est elle qui permet au maître de transmettre ses connaissances en les adaptant aux capacités intellectuelles de l’élève et de vérifier que l’élève a bien compris ce qu’il a appris. Tel est le principe de l’explication. Tel sera désormais pour Jacotot le principe de l’abrutissement. »

Jacques Rancière, Le Maître ignorant.

En l’an 1818, Joseph Jacotot, révolutionnaire exilé et lecteur de littérature française à l’université de Louvain, commença à semer la panique dans l’Europe savante. Non content d’avoir appris le français à des étudiants flamands sans leur donner aucune leçon, il se mit à enseigner ce qu’il ignorait et à proclamer le mot d’ordre de l’émancipation intellectuelle : tous les hommes ont une égale intelligence. On peut apprendre seul, sans maître explicateur, et un père de famille pauvre et ignorant peut se faire l’instructeur de son fils. L’instruction est comme la liberté : elle ne se donne pas, elle se prend. Elle s’arrache aux monopoleurs d’intelligence assis sur le trône explicateur. Il suffit de se reconnaître et de reconnaître en tout autre être parlant le même pouvoir.

Il ne s’agit pas de pédagogie amusante, mais de philosophie et, si l’on veut, de politique. La raison ne vit que d’égalité. Mais la fiction sociale ne vit que des rangs et de leur inlassable explication. À qui parle d’émancipation et d’égalité des intelligences, elle répond en promettant le progrès et la réduction des inégalités : encore un peu plus d’explications, de commissions, de rapports et de réformes, et nous y arriverons. La société pédagogisée est devant nous. À sa manière moqueuse, Joseph Jacotot nous souhaite bon vent.
(Texte, Ref : Fayard)

Lecture, son et réalisation : Massimiliano Baldassarri
Jacques Rancière, Le Maître ignorant. Cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle, Paris, Editions Fayard, 1987, p. 16

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07/11
Conversation (21)
14.09.2014
41'17"
Des récits ordinaires (1/3)
Loraine Baud
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Il y a eu deux étapes dans le projet, une première étape qui partait d’un questionnement, je dirais très général, sans vraiment de préoccupations méthodologiques autour de cet élément périphérique et massif qu’il y a dans la vie des œuvres.

w/ Grégory Castera, Yaël Kreplak et Franck Leibovici.

Nous sommes réunis à la Villa Arson, où en juin dernier, a eu lieu trois expositions réalisées par des auteurs dont le point commun est de placer l’oralité et la transmission au cœur de leurs préoccupations, de lier la connaissance à l’exercice de l’art, et enfin de mettre au jour des propositions d’expositions considérées comme des formes de recherche.

Pour ce premier enregistrement, nous allons converser autour de l’exposition des récits ordinaires avec Grégory Castéra (curateur), Yaël Kreplak (chercheuse) et Franck Leibovici (poète et artiste), avec la complicité de Jean-Yves Jouannais et de Jean-Pierre Cometti.

Une émission préparée par Loraine Baud, enregistrée le 12 juin 2014 à la Villa Arson, Nice.

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08/11
Flamme Parpaing (11)
02.03.2015
44'08"
Maeva Cunci, Dominique Gilliot et Marie Bechetoille
Antonio Contador
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– Je pense que Dominique elle a quand même des… je ne sais pas si je vais dire des idées parce que j’aime pas trop le mot « idée », mais en tout cas elle a des images ou des trucs…
– Des visions.
– Des visions.

« Retour en 2012 sur un échange avec les artistes Maeva Cunci et Dominique Gilliot qui commençaient alors à travailler en duo. La première a une formation de danseuse et chorégraphe, la seconde a une pratique performative. Il n’était pas prévu que l’enregistrement soit un jour diffusé, mais il permet d’entendre des histoires d’agencements, de troubles et de places, d’une collaboration émergente qui se poursuit aujourd’hui. Les notions d’interdisciplinarité et d’expérimentation y sont toujours aussi présentes et pourront donner lieu à de nouveaux dialogues. »
Marie Bechetoille

  • Maïeutique trouble, (4’44)
  • Un défi de choses, (2’39)
  • Qui ? Quoi ?, (7’00)
  • Des histoires d’agencements, (8’30)
  • Ne sachant pas ce qu’on allait faire, (9’25)
  • Et donc y avait des ours qui se mariaient, (8’48)
  • La parole mutée, (4’22)

Une rencontre entre Maeva Cunci, Dominique Gilliot et Marie Bechetoille, à Paris, le 1er juillet 2012, dans la cuisine de Dominique Gilliot, proposée par Antonio Contador.

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09/11
Pièce (103)
03.06.2019
16'47"
23 jours
Julie Vayssière
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J’me suis levée tôt, ha non ! Moins tôt que d’habitude, que d’autres jours, j’me suis levée à six heures et demie par là.

Qu’avez-vous fait depuis le réveil ? Qu’allez-vous faire ensuite, jusqu’au moment de vous coucher ?

Ce sont les deux questions posées dans le cadre de rencontres avec des structures associatives et en micro-trottoirs à Gennevilliers générant une série de récits personnels et chronologiques. Chaque épisode présente des enregistrements réalisés le même jour révélant une variété d’emplois du temps, de façons de raconter le quotidien et l’intimité d’une journée en cours.

Épisode 1 : 10 jours
Épisode 2 : 5 jours
Épisode 3 : 8 jours

Une pièce de Julie Vayssière sur une invitation de *Duuu à Gennevilliers.

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10/11
Pièce (110)
10.10.2019
16'24"
Une vraie déviation et rien d’autre (1/6) : Undersound
*Duuu
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*Up
Down
Down
Down

Session performances, corps et sonorité
Samedi 22 Juin 2019, Mains d’Œuvres

Événement performatif, point culminant de la saison estivale, ce midi-minuit présente des performances inédites d’artistes résidents et d’artistes invités. Elles prennent place dans les différents espaces du lieu. Au lendemain du solstice d’été, participons ensemble au coucher du soleil et réunissons-nous autour d’œuvres émergentes, achevées dernièrement ou encore en cours de production. Suite à des temps de résidence, les artistes se risquent à échanger sur leurs récentes expérimentations.

Le corps et le son se mêlent en tant que médiums dans une transe partagée, des rythmes cycliques et oscillatoires, des formes contextuelles ou radicales, et un désir de mettre au centre de ce moment collectif des univers individuels et éminemment sensibles.

1. Undersound - Éloïse Le Gallo & Julia Borderie (Collectif Périphérie)
(16’24)

Une émission proposée par *Duuu le samedi 22 Juin 2019, à Mains d’Œuvres.

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11/11
Plateaux (28)
22.11.2019
94'25"
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Continuer à trainer dans les ruisseaux et boire boire boire boire tout le sirop.

On fait juste une sorte d’émission de variétés pour les petits et les grands comme il y en avait à la télé, avec une actualité culturelle autour d’un bouquin et de la musique sans playback.

pour la sortie du roman de Grégoire Motte : BABY, aux éditions Grandiose
avec Jean-Philippe Convert (mots), Gabriel Mattei (musique syncrétique), Grégoire Motte (chant et paroles), Mathilde Sauzet (mots) et Damien Airault (claviers et MC).

Extrait :
“Je fouille longtemps dans ce bain clignotant, pour retrouver un visage que je ne suis même plus certain d’avoir vu. Je la reconnais de justesse alors qu’elle dépose un grand plateau de verres vides sur le bar, à juste deux tabourets de moi. Je m’avance et elle me sourit parce qu’elle pense que je vais lui commander quelque chose à boire. À la place, je lui raconte — nous ne communiquerons jamais que dans un anglais assez pauvre — que j’ai noté le numéro d’une cabine téléphonique dans un village qui s’appelle Baby et que je voudrais la photographier pour faire un portrait d’elle avec un tampon encreur qui imprime « le numéro de Baby ». Tout ça la laisse un peu interdite et même agacée je pense, mais elle est vite sauvée par le grand plateau noir qui a déjà fait peau neuve : un magnum d’Absolut Vodka, du jus de pomme, des verres propres à gros cul, un cendrier, des glaçons dans un seau, un ananas en tranches. Tout ça doit bien peser une tonne, mais une fois dans ses mains, ça se met à tintinnabuler comme les étagères de la boutique de cristal de Bohême à l’aéroport de Budapest à chaque décollage d’avion.”

Le roman de Grégoire Motte, Baby, est édité par Grandiose et produit par ESAAA éditions – École supérieure d’art Annecy Alpes dans le cadre du D S R A

Une émission réalisée en direct au studio *Duuu /FOLIE N4 le 13 septembre 2019.

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