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16.01.26
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Pour cette nouvelle lecture collective, des lecteurices se réunissent pour lire L’avec Schizophrénique de Danielle Roulot, édité par Hermann, dans la collection Psychanalyse, en 2014. Danielle Roulot, psychiatre, psychanalyste, a exercé à la clinique de La Borde, dans le Loir et Cher. C’est sur ce territoire qu’elle habite, que l’autrice fabrique des ponts entre des personnes qu’elle suit pas à pas, et que nous découvrons au fil du textes, comme dans un travelling. Ici, il n’y a pas de camera, c’est l’écriture qui fait lien.

“Je ne crois pas qu’il puisse y avoir, dans la psychothérapie des psychoses, de l’être ensemble, et c’est pour cela que je préfère le terme d’avec schizophrénique.”

Le collectif “À voix hautes” réunit des textes d’autrices ayant contribué à l’histoire de la psychothérapie Institutionnelle de la première moitié du 20ème siècle à aujourd’hui. Elles sont pensionnaires, psychiatres, psychanalystes, monitrices, secrétaire, éditrice, étudiante, écrivaines, ou encore chercheuses, et leurs textes sont peu connus ou peu diffusés. Le collectif “À voix hautes”, par le montage et l’assemblage, fait converser ces femmes qui n’ont pas toujours eu l’occasion de se rencontrer, n’ayant pas vécu à la même époque ou n’ayant pas côtoyé les mêmes milieux.

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12.04.23
Victoria Palacios & Basile3 / Du Grognement à la Caresse / SYMBIOSIUM
Basile3, Victoria Palacios
14'00"
12.04.23
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Du grognement à la caresse
2023
 
Qu’est ce qui absorbe la chiale sans couler la peinture vainement séchée? Quel acouphène bourdonne encore le pleure de celle-ci et qui de ces êtres et ces bêtes réclament qu’on les écoute ?
Iels parlent de nous, nous parlons pour iels, c’est iels qui gémissent des dires, la voix et le bruit.
Du grognement à la caresse, du lyrisme au bruit, tu entends la goutte, là tu écoutes la chiale, le souffle, le bourdon. 
 
Victoria Palacios et Basile3 créent un environnement sonore en dialogue, les sons extra-sensibles surgissent, la voix réagit. Inversement, une intention orale devient un monde sonore à l’atmosphère moite, semi-douillet, on s’y glisse et s’y promène.
Les références musicales sont multiples, elles sont de celles qui aime jouer avec les frontières fictives et l’abstraction. Basile3 habille ses mélodies avec les sons du concret, Victoria tord le concret des sentiments et le fait glisser dans cette troublante narration. Quatre points et un bourdon les relient continuellement, ni début ni fin, juste un cycle.
 
Dans ce lieu attaqué et défendu, l’intensité saisit rapidement on peut aussi s’y enfoncer pour mieux couler ensemble et se laisser doucement glaner.

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