10.07.26
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Vendredi 10 juillet 2026, 18h-23h
Récolte de récits campanaires et de contes clapotants
Louise Mervelet et Alix Laraignou accompagnées de Pauline Thirion
Dj-Set de Fly

Récolte de récits campanaires et de contes clapotants est un temps de rencontre entre les deux artistes Louise Mervelet et Alix Laraignou. Toutes deux se sont intéressées à deux objets bien particuliers qui ont en commun d’être des technologies de repérage ancestrales : le phare et la cloche.

Pour Louise, les circonvolutions menées autour du phare du Mont-Saint-Clair, à Sète ont donné naissance à une création radiophonique, plus précisément un documentaire de création intitulé Dans la brume. On y entend des récits d’eau extraordinaires, racontés par trois personnages rencontrés au fil de ses recherches : Jean-Louis, Aline et Yaé. Une bande son créée par l’artiste sonore William Binta ainsi que des fields recording réalisés par Louise plongent l’auditeur en immersion dans un monde sonore aquatique, et viennent se faire s’entrelacer avec délicatesse ces voix.

Alix a quant à elle mené une enquête sensible, fondée sur l’écoute, la collecte et l’étude matérielle, afin d’explorer la singularité des cloches. Si leurs fonctions traditionnelles de regulation du temps et des pratiques sociales se sont progressivement dispersées, elles continuent de révéler nos relations contemporaines au territoire, au sacré, et au politique. Cette enquête sera restituée sous la forme d’une performance contée et musicale, accompagnée par l’artiste sonore Pauline Thirion.

Les écoutes seront ponctuées de temps d’échange avec les artistes et pour terminer sur une note festive, la DJ Fly proposera un set fruité et dansant pour toutes celles et ceux qui souhaiteront se dégourdir les jambes !

✹✹✹✹
☀️ Événement en plein air, ouvert et gratuit
🍺 Bar et restauration sur place
📡 En direct et en réécoute sur www.duuuradio.fr
📌 Plan d’accès - Folie N4, La Villette : https://maps.app.goo.gl/UHtrRhRezvCmg5WUA

Enregistrement : Mathias Dupaquier & Mateo Cuin

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Auteurs
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30.04.20
Matthieu Saladin. Précipités de lenteur : Gavin Bryars, The Sinking of the Titanic
Matthieu Saladin, Émile Ouroumov
60'59"
Pièce (156)
Pièce (156)
30.04.20
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Matthieu Saladin Précipités de lenteur, 2019
Précipités de lenteur Le projet Précipités de lenteur de Matthieu Saladin existe sous la forme d’une playlist d’œuvres musicales accompagnée d’un essai d’économie politique de la musique. Il interroge l’idéologie de l’accélération qui gouverne aujourd’hui notre société, à travers l’analyse de diverses expérimentations sonores menées sur le ralentissement. À l’heure du trading à haute fréquence, de l’occupation 24/7 du temps de vie, de l’apologie de la mobilité et de l’augmentation généralisée du rythme des changements sociaux, ces expériences constituent autant de critiques en acte, de tentatives de temporisation, sinon de replis face aux impératifs de l’accélération.

Gavin Bryars, The Sinking of the Titanic (1969-72), composition musicale, 60’13
The Sinking of the Titanic L’œuvre expérimentale The Sinking of the Titanic [Le naufrage du Titanic, 1969-72] du compositeur minimaliste anglais Gavin Bryars est l’une des pièces qui font partie de Précipités de lenteur. Écrite alors qu’il enseigne à l’Art College de Portsmouth, Bryars tâche de traduire sous forme de partition le naufrage du Titanic. L’histoire est connue : ayant heurté un iceberg le 14 avril 1912 à 23h40, le navire considéré à l’époque comme une prouesse technologique sombre lentement mais sûrement au fond de l’océan, ayant totalement disparu de la surface des eaux quelques heures après la collision. La légende dit que l’orchestre aurait continué à jouer de la musique jusqu’à l’engloutissement complet du paquebot. À partir d’une importante recherche documentaire, Bryars recompose, à travers une série de variations d’un thème joué lors du naufrage, la transformation acoustique de l’environnement sonore inhérente à l’immersion progressive du transatlantique. Comme l’écrit le compositeur : « la musique passe par différents états, donnant à entendre une lente descente vers le fond de l’océan, où se déploie une gamme de phénomènes d’écho et de diffraction, mélangés à une atténuation considérable des hautes fréquences. » Mais peut-être peut-on plus largement entendre dans les langueurs de son orchestration le devenir englouti de l’accélération. Elle qui n’avait connu que fulgurance fait à présent l’expérience d’une agonie dont le rythme même contrarie sa nature. L’accélération stoppée nette dans sa course s’engouffre inexorablement.

PROGRAMME DIFFUSÉ DANS LE CADRE DE « CHANSONS POUR MÉNAGE SEUL. UNE EXPOSITION RADIOPHONIQUE ET PANDÉMIQUE » (CUR. ÉMILE OUROUMOV)

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