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Concert
29.07.21
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Ce soir en direct du parvis du studio *Duuu à la Villette, un concert du groupe TNHCH.

TNHCH est un groupe d’artistes plasticiens formé par Corentin Canesson, Arthur Beuvier, Damien Le Dévédec, Tim Karbon et Maëla Bescond. Ils sortent en novembre 2020 ULTRA, à l’issue d’une résidence au centre d’art Lizières fondé par l’artiste pluri-disciplinaire Ramuntcho Matta, autour des textes du poète et critique d’art Rene Ricard. Un vinyle dont les pochettes ont été réalisées par 30 plasticien.ne.s dont : Clémentin Adou, Hélène Baril, Eva Barto, Jean Bourdet, Hugo Capron, Antoine Carbonne, Jean-Damien Charmoille, Mathis Collins, Joël Degbo, Hilary Galbreaith, Muriel Giroux, Charlotte Houette, Hélène Janicot, Ana Jotta,Petr Kirusha, François Lancien Guilberteau, Bérénice Lefebvre, Renée Lévi, Ramuntcho Matta, Jean-François Maurige, Julien Monnerie, Ryu Nishiyama, Marianne Pradier, Juliette Roche, K. Sato, Lise Stoufflet, Benjamin Swaim, David Tramut, Virginie Vallée, Xiao Wang.

Un concert proposé par le groupe TNHCH.

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30.04.20
Matthieu Saladin. Précipités de lenteur : Gavin Bryars, The Sinking of the Titanic
Matthieu Saladin, Émile Ouroumov
60'59"
Pièce (156)
Pièce (156)
30.04.20
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Matthieu Saladin Précipités de lenteur, 2019
Précipités de lenteur Le projet Précipités de lenteur de Matthieu Saladin existe sous la forme d’une playlist d’œuvres musicales accompagnée d’un essai d’économie politique de la musique. Il interroge l’idéologie de l’accélération qui gouverne aujourd’hui notre société, à travers l’analyse de diverses expérimentations sonores menées sur le ralentissement. À l’heure du trading à haute fréquence, de l’occupation 24/7 du temps de vie, de l’apologie de la mobilité et de l’augmentation généralisée du rythme des changements sociaux, ces expériences constituent autant de critiques en acte, de tentatives de temporisation, sinon de replis face aux impératifs de l’accélération.

Gavin Bryars, The Sinking of the Titanic (1969-72), composition musicale, 60’13
The Sinking of the Titanic L’œuvre expérimentale The Sinking of the Titanic [Le naufrage du Titanic, 1969-72] du compositeur minimaliste anglais Gavin Bryars est l’une des pièces qui font partie de Précipités de lenteur. Écrite alors qu’il enseigne à l’Art College de Portsmouth, Bryars tâche de traduire sous forme de partition le naufrage du Titanic. L’histoire est connue : ayant heurté un iceberg le 14 avril 1912 à 23h40, le navire considéré à l’époque comme une prouesse technologique sombre lentement mais sûrement au fond de l’océan, ayant totalement disparu de la surface des eaux quelques heures après la collision. La légende dit que l’orchestre aurait continué à jouer de la musique jusqu’à l’engloutissement complet du paquebot. À partir d’une importante recherche documentaire, Bryars recompose, à travers une série de variations d’un thème joué lors du naufrage, la transformation acoustique de l’environnement sonore inhérente à l’immersion progressive du transatlantique. Comme l’écrit le compositeur : « la musique passe par différents états, donnant à entendre une lente descente vers le fond de l’océan, où se déploie une gamme de phénomènes d’écho et de diffraction, mélangés à une atténuation considérable des hautes fréquences. » Mais peut-être peut-on plus largement entendre dans les langueurs de son orchestration le devenir englouti de l’accélération. Elle qui n’avait connu que fulgurance fait à présent l’expérience d’une agonie dont le rythme même contrarie sa nature. L’accélération stoppée nette dans sa course s’engouffre inexorablement.

PROGRAMME DIFFUSÉ DANS LE CADRE DE « CHANSONS POUR MÉNAGE SEUL. UNE EXPOSITION RADIOPHONIQUE ET PANDÉMIQUE » (CUR. ÉMILE OUROUMOV)

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