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Écouter sans les yeux - workshops et partage de pratiques
22.05.26
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Dans le cadre du programme Écouter sans les yeux, Élodie Lecat & Liza Maignan proposent un atelier intitulé Do you remember the last sound you heard before this question? (titre emprunté à Pauline Oliveros, extrait de Ear Piece, 1998).

Cet atelier propose de mettre à disposition des outils et un dispositif qui mobilisent la perception sonore et physique des participant.es. Liées par un intérêt commun pour les pratiques incluant la voix, l’oralité, le chant, la musique expérimentale, la poésie, il s’agit pour Liza & Élodie de créer des interactions à partir d’un ensemble de matériaux qu’elles manipulent chacune dans leurs pratiques - fragments textuels, différents types d’instruments et une pensée de l’orchestration qui leur est propre.

Formant un cercle, dos à dos, les participant·es utilisent les matériaux mis à leur disposition, ainsi que leurs voix, leurs mains, leurs pieds, pour réaliser trois actes d’improvisations collectives, dédiés successivement aux instruments, à la voix et aux gestes. L’orchestration passe par l’observation et l’écoute à la fois individuelle et collective, par l’utilisation du corps et des sens afin de former un “cercle opportun” (timely circle) - pour reprendre une formulation de Stuart Dempster, à propos du travail de Pauline Oliveros*.

La performance, diffusée en direct, est précédée d’un temps de préparation, d’écoute collective et d’échanges autour d’artistes et de références en lien avec l’atelier.

*Deep listening - A composer’s sound practice, éditions iUniverse, 2005

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À l’occasion de leur atelier Écouter sans les yeux, Liza Maignan & Elodie Lecat proposent un événement hors-série ouvert au public et retransmis en direct sur *Duuu le vendredi 22 mai 2026 👀

18h00 : Workshop « Do you remember the last sound you heard before this question? », un atelier qui proposera de mettre à disposition des outils et un dispositif qui mobilisera la perception sonore et physique des participant•es.

20h00 : Playlist sonore curatée par Liza Maignan & Elodie Lecat

20h30 : Performance live par Valentine Branca

21h30 : Projection en plein air du film « Four American Composer - Meredith Monk » (1983) par Peter Greenaway

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☀️ Événement en plein air, ouvert et gratuit
🍺 Bar sur place
📡 En direct et en réécoute sur www.duuuradio.fr
📌 Plan d’accès - Folie N4, La Villette : link: https://maps.app.goo.gl/UHtrRhRezvCmg5WUA

Enregistrement : Mathias Dupaquier & Matéo Cuin

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30.04.20
Matthieu Saladin. Précipités de lenteur : Gavin Bryars, The Sinking of the Titanic
Matthieu Saladin, Émile Ouroumov
60'59"
Pièce (156)
Pièce (156)
30.04.20
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Matthieu Saladin Précipités de lenteur, 2019
Précipités de lenteur Le projet Précipités de lenteur de Matthieu Saladin existe sous la forme d’une playlist d’œuvres musicales accompagnée d’un essai d’économie politique de la musique. Il interroge l’idéologie de l’accélération qui gouverne aujourd’hui notre société, à travers l’analyse de diverses expérimentations sonores menées sur le ralentissement. À l’heure du trading à haute fréquence, de l’occupation 24/7 du temps de vie, de l’apologie de la mobilité et de l’augmentation généralisée du rythme des changements sociaux, ces expériences constituent autant de critiques en acte, de tentatives de temporisation, sinon de replis face aux impératifs de l’accélération.

Gavin Bryars, The Sinking of the Titanic (1969-72), composition musicale, 60’13
The Sinking of the Titanic L’œuvre expérimentale The Sinking of the Titanic [Le naufrage du Titanic, 1969-72] du compositeur minimaliste anglais Gavin Bryars est l’une des pièces qui font partie de Précipités de lenteur. Écrite alors qu’il enseigne à l’Art College de Portsmouth, Bryars tâche de traduire sous forme de partition le naufrage du Titanic. L’histoire est connue : ayant heurté un iceberg le 14 avril 1912 à 23h40, le navire considéré à l’époque comme une prouesse technologique sombre lentement mais sûrement au fond de l’océan, ayant totalement disparu de la surface des eaux quelques heures après la collision. La légende dit que l’orchestre aurait continué à jouer de la musique jusqu’à l’engloutissement complet du paquebot. À partir d’une importante recherche documentaire, Bryars recompose, à travers une série de variations d’un thème joué lors du naufrage, la transformation acoustique de l’environnement sonore inhérente à l’immersion progressive du transatlantique. Comme l’écrit le compositeur : « la musique passe par différents états, donnant à entendre une lente descente vers le fond de l’océan, où se déploie une gamme de phénomènes d’écho et de diffraction, mélangés à une atténuation considérable des hautes fréquences. » Mais peut-être peut-on plus largement entendre dans les langueurs de son orchestration le devenir englouti de l’accélération. Elle qui n’avait connu que fulgurance fait à présent l’expérience d’une agonie dont le rythme même contrarie sa nature. L’accélération stoppée nette dans sa course s’engouffre inexorablement.

PROGRAMME DIFFUSÉ DANS LE CADRE DE « CHANSONS POUR MÉNAGE SEUL. UNE EXPOSITION RADIOPHONIQUE ET PANDÉMIQUE » (CUR. ÉMILE OUROUMOV)

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