Émission en direct avec les étudiant·es de l’Ensba Lyon
- Pour le Festival de l’innatention nous avons donc proposé la performance suivante, que nous avons titré :
- 06
- 51
- 35
- 29
-
- Qui est donc une ligne téléphonique que nous avons ouverte spécifiquement.
Ces expositions sont constituées de récits d’œuvres qui s’incarnent rarement dans un objet ; si celui-ci existe, il ne représente que la partie émergée de l’iceberg. Le récit au contraire permet de deviner la profondeur de l’œuvre, d’appréhender son étendue processuelle.
Ici, il s’agit des récits récoltés, de pièces sonores et de poèmes en lien avec le Festival de l’inattention. Ce festival qui s’est déroulé en juin 2016 à Glassbox explorait les différentes polarités de l’attention et de l’inattention en investissant l’espace public au travers d’oeuvres furtives.
- 00’ : Duel au soleil, Etienne Daho
- 01’ : 06 51 35 29 65, Céline Ahond et Jeanne Moynot (2016)
- 22’ : L’envol du Phoenix, Capucine Vever (2016)
- 27’ : La ville est triste, Artl
- 27’30 : Angeline Ostinelli (2016)
- 33’ : Mouvements de foule, Kevin Desbouis (2017)
- 44’30 : Don’t let the the Sun Go Down on your Grievences, Daniel Johnson
- 47’ : Paul Maheke (2016)
- 48’ : Ann Guillaume (2016)
- 55’ : O Sun !, Jonathan Richman
Une émission proposée par Sophie Lapalu
*Down
Down
Down
Up
Up
Intuitive et spontanée, Jeanne Moynot attrape des moments fugaces pour laisser sortir des choses inavouées. (…) Chacune de ses pièces convoque un état du monde où la dramaturgie et la scénographie se mêlent à la peinture, la sculpture, la performance, le chant et la danse. Bricol’girl et rebelle sans cause, Jeanne Moynot manipule et farfouille les méandres de sa vie afin de révéler, avec humour et plaisir, ce désordre vital. Chez Moynot, ces « mises à nu » ne font que manifester un besoin de révolte tel un exutoire tragico-comique pour « décharger » ses inquiétudes face à nous. Trifouillant dans ses souvenirs avec une bonne dose de dérision, de jurons et d’incantations, elle met à l’épreuve tant notre rapport aux contextes socio-politiques que la force revendicatrice et pulsionnelle de l’art. (..) Avec une esthétique tant édulcorée que creepy punk, Jeanne Moynot élabore, depuis plusieurs mois, un spectacle intitulé Frightenight en collaboration avec Anne-Sophie Turion, artiste basée à Marseille. Nous rappelant qu’il faut savoir rire de soi-même, Jeanne Moynot, férocement douce et sauvage, ne cessera de scander sa révolte pour « danser sa vie ». extrait Code South Way
1 et #2 : Frightenight, spectacle avec Anne-Sophie Turion, avril 2016
L’enfant (1’29)
Le rap (1’34)
3 : la Kikikorale (4’27)
1 et #2 :
création son: Yann Cleary
dramaturgie: Elise Simonet
3 :
réalisée dans le cadre d’une résidence à la Métive, Moutier d’Ahun, septembre 2015
« Je déteste la montagne, elle cache le paysage »*
Dans une perspective d’exploration et de découverte de la scène artistique émergente faite de rencontres, de conversations et de collaboration, Marianne Derrien, commissaire d’exposition indépendante et critique d’art, propose tous les mois une programmation avec des sessions d’écoute de « bande son » originale d’oeuvres, en invitant des artistes, qui ont eu le souci de composer seul ou avec d’autres. Sans dénaturer l’oeuvre existante tant visuelle que sonore (vidéo, film, performance, installation ,…), ces « bandes sons » mettent en évidence le langage à part entière d’oeuvres ayant une composante sonore et musicale très forte.
*citation d’Alphonse Allais
Par contre quand je dis “we decided to leave” toi tu pars, tu lâches ton sac et ta BD Frankenstein.
Frightenight est une performance qui s’est déroulée le 30 juillet 2013 lors du festival Drodesera/Mein Herz à Centrale Fies, dans le cadre de Live works, performance art award.
Isolée au bord d’une route de montagne au cœur des Alpes Italiennes, Centrale Fies est une centrale hydroélectrique, encore partiellement en fonctionnement mais réaménagée essentiellement en salles de spectacles. Quand nous l’avons vue pour la première fois, Anne-Sophie a pensé tout de suite à l’hôtel de Shinning et Jeanne au Château de Frankenstein.
Construite comme un collage, “Frightenight” aborde la peur à travers les prismes du film d’horreur et de la mémoire individuelle.
Pour *Duuu, nous avons enregistré une séance de travail. Nous faisons une traversée orale de la performance, l’une décrit ses actions et ses repères visuels, l’autre révise des morceaux de son texte.
EPISODE 1 (4’23)
EPISODE 2 (0’40)
EPISODE 3 (3’02)
EPISODE 4 (4’23)
Un feuilleton proposé par Jeanne Moynot et Anne-Sophie Turion.