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25.09.22
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Avec Super Ola, 7 artistes découvrent 7 disciplines Olympiques pratiquées au PUC (Paris Université Club) pour jouer avec les règles et les objets du sport. À travers des résidences de recherche et de création, une immersion dans les sections sportives du PUC, des workshops d’écriture collective avec les pratiquants et pratiquantes des disciplines sportives, les artistes créent des nouveaux objets sportifs, détournés des originaux et écrivent de nouvelles règles de jeu.

Avec Antoine Dufeu, Simon Nicaise, Elen Huynh, Alexandra Riss, Néféli Papadimouli, Laurent Perbos, Clément Courgeon et Raphaël-Bachir Osman.

Pour le grand tournoi, *Duuu invite Elen Huynh à réaliser une création radiophonique, mêlant voix et archives sportives, audio-description des matchs, expérimentations musicales et sonores. L’émission sera retransmise au Social Club du PUC, et diffusée en direct sur duuuradio.fr

Elen Huynh crée des dialogues entre les mots et les sons. D’abord dj et productrice musicale, elle s’initie ensuite au « radio art » avec Phonurgia et se forme à la réalisation documentaire. Elle produit et réalise l’émission Choses Contraires sur LYL ; et parfois, des pièces à la frontière entre le documentaire et la création sonore. Sa cassette VA – Les maux libres sortie en 2020 rassemble des pièces radiophoniques issues de diverses expérimentations collaboratives sur le thème de la voix parlée.

Remerciements à l’association ASA France qui propose des commentaires en audiodescription pour les supporters déficients visuels.

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13.01.22
Ghita Skali
Sophie Lapalu
59'55"
Formes d’arts & de militantismes (1)
Formes d’arts & de militantismes (1)
13.01.22
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Formes d’arts & de militantismes #1 : Ghita Skali
Premier épisode d’une nouvelle série proposée par Sophie Lapalu

En 2018, j’invite la géographe sociale et porn activiste Rachele Borghi à venir faire une conférence à l’Ecole d’art de Clermont Ferrand sur la façon dont sa recherche sur le porn activisme l’a transformée. A la fin de ce qui s’apparente à une conférence-performance, elle me demande de lui faire un retour, nous, artistes enseignant-es mais aussi étudiant-es car, me dit-elle, nous avons les outils artistiques qui lui manquent.

Me reste depuis une question en suspens : que dois-je répondre à Rachele ? Que peut l’art pour les formes d’activisme ? Impossible pour moi de lui faire un retour avec mon regard déformé à l’art blanc occidental hétéro. J’ai laissé la place aux étudiant-es. Ce dont j’étais sûre cependant, c’est qu’elle avait usé de formats qui me semblaient être également ceux utilisés par les artistes, bien qu’elle ne se réclame pas artiste, mais militante et enseignante. Ce qui est certain également, c’est que sa conférence a marqué durablement toute personne qui y a assisté. La puissance de son discours, allié à un travail de déconstruction de la parole dominante, avait su atteindre son but.

J’ai donc décidé de me tourner vers les artistes et de leur poser ces questions : existe-t-il un espace où les formes d’art et de militantismes peuvent se contaminer ? Où l’art parfois qualifié de social échappe aux éternels critiques d’une pauvreté esthétique et où l’art engagé politiquement ne se voit pas reproché d’être inefficace ? Un espace où l’on ne demande pas aux artistes de choisir entre une position ou l’autre ?

Une émission réalisée par Sophie Lapalu

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