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16.01.26
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Pour cette nouvelle lecture collective, des lecteurices se réunissent pour lire L’avec Schizophrénique de Danielle Roulot, édité par Hermann, dans la collection Psychanalyse, en 2014. Danielle Roulot, psychiatre, psychanalyste, a exercé à la clinique de La Borde, dans le Loir et Cher. C’est sur ce territoire qu’elle habite, que l’autrice fabrique des ponts entre des personnes qu’elle suit pas à pas, et que nous découvrons au fil du textes, comme dans un travelling. Ici, il n’y a pas de camera, c’est l’écriture qui fait lien.

“Je ne crois pas qu’il puisse y avoir, dans la psychothérapie des psychoses, de l’être ensemble, et c’est pour cela que je préfère le terme d’avec schizophrénique.”

Le collectif “À voix hautes” réunit des textes d’autrices ayant contribué à l’histoire de la psychothérapie Institutionnelle de la première moitié du 20ème siècle à aujourd’hui. Elles sont pensionnaires, psychiatres, psychanalystes, monitrices, secrétaire, éditrice, étudiante, écrivaines, ou encore chercheuses, et leurs textes sont peu connus ou peu diffusés. Le collectif “À voix hautes”, par le montage et l’assemblage, fait converser ces femmes qui n’ont pas toujours eu l’occasion de se rencontrer, n’ayant pas vécu à la même époque ou n’ayant pas côtoyé les mêmes milieux.

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03.10.16
V.O et Dravolda de Marie Lancelin
Marianne Derrien
19'31"
Je déteste la montagne, elle cache le paysage (4)
Je déteste la montagne, elle cache le paysage (4)
03.10.16
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À travers dessins, installations, vidéos et performances, Marie Lancelin explore les processus de commande et de communication qui sont au cœur des théories cybernétiques et marquent les relations entre acteurs, metteur en scène, machines et regardeurs. Elle s’intéresse aux questions de contrôle et de manipulation qu’elle explore en faisant dérailler les signes du langage cinématographique. Elle imagine des langages géométriques cryptés s’incarnant dans des expérimentations collectives. Marie Lancelin croise une abstraction picturale qui n’est pas dénuée d’ésotérisme avec une figuration où l’humain est tenaillé entre respect des cadres et prises de libertés. Ses recherches l’ont menée à des croisements avec le cinéma, la poésie, les arts vivants mais aussi la parapsychologie (hypnose, télépathie), la cybernétique ou encore la science fiction. Elle collabore fréquemment avec d’autres artistes, danseurs, comédiens, musiciens ou concepteurs informatique. Actuellement, elle travaille avec 8,7 Production pour la réalisation de son premier court métrage (“Logotypes”).

« Si je travaille à générer des formes de langages codifiés, décryptés, inventés, actionnés, c’est par un désir à la fois d’émancipation et de personnification de ma propre langue ainsi que par une volonté d’expérimentations collectives. Imaginer un langage partagé par une communauté, révéler l’individualisation de l’usage de sa langue, définir des systèmes de dialogues, trouver une musicalité sont autant d’idées qui me poussent à explorer les marges, les limites du langage et tout ce qui l’implique : pensée, sens, entendement, communication, échange, expérience esthétique. »

#1 : V.O, 2015, extrait de performance (6’27)
#2 : Dravolda, 2011, composition sonore du film (13’08)

« Je déteste la montagne, elle cache le paysage »*

Dans une perspective d’exploration et de découverte de la scène artistique émergente faite de rencontres, de conversations et de collaboration, Marianne Derrien, commissaire d’exposition indépendante et critique d’art, propose tous les mois une programmation avec des sessions d’écoute de « bande son » originale d’oeuvres, en invitant des artistes, qui ont eu le souci de composer seul ou avec d’autres. Sans dénaturer l’oeuvre existante tant visuelle que sonore (vidéo, film, performance, installation ,…), ces « bandes sons » mettent en évidence le langage à part entière d’oeuvres ayant une composante sonore et musicale très forte.

*citation d’Alphonse Allais

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