13.06.26
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Depuis 2018, *Duuu accueille chaque année la Colifata à la Villette. La Colifata est la première radio au monde à émettre depuis un hôpital psychiatrique à Buenos Aires. Ce projet permit de transformer l’imaginaire social autour de la folie et la manière d’aborder la souffrance psychique en jetant les bases d’un mouvement mondial de radios en santé mentale.

Cet été, l’association Colifata France est invitée à se retrouver autour d’un dispositif radiophonique de groupe, réalisant collectivement des émissions en direct depuis la Folie N4 de *Duuu. Dans l’espace public, ce dispositif radiophonique fait se rencontrer les usager.es (patient·es), les intervenant·es (soignant·es et aidant·es), et le public (visiteur·euses et auditeur·ices), qui deviennent partie intégrante du dispositif mis en place.

Rendez-vous chaque samedi du 13 juin au 25 juillet, puis les 29 août et 5 septembre, à partir de 15:30 jusqu’à 19:00

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14.04.22
Rachele Borghi
Sophie Lapalu
63'05"
Formes d’arts & de militantismes (3)
Formes d’arts & de militantismes (3)
14.04.22
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Formes d’arts & de militantismes #3 : Rachele Borghi
Une série proposée par Sophie Lapalu

En 2018, j’invite la géographe sociale et porn activiste Rachele Borghi à venir faire une conférence à l’Ecole d’art de Clermont Ferrand sur la façon dont sa recherche sur le porn activisme l’a transformée. A la fin de ce qui s’apparente à une conférence-performance, elle me demande de lui faire un retour, nous, artistes enseignant-es mais aussi étudiant-es car, me dit-elle, nous avons les outils artistiques qui lui manquent.

Me reste depuis une question en suspens : que dois-je répondre à Rachele ? Que peut l’art pour les formes d’activisme ? Impossible pour moi de lui faire un retour avec mon regard déformé à l’art blanc occidental hétéro. J’ai laissé la place aux étudiant-es. Ce dont j’étais sûre cependant, c’est qu’elle avait usé de formats qui me semblaient être également ceux utilisés par les artistes, bien qu’elle ne se réclame pas artiste, mais militante et enseignante. Ce qui est certain également, c’est que sa conférence a marqué durablement toute personne qui y a assisté. La puissance de son discours, allié à un travail de déconstruction de la parole dominante, avait su atteindre son but.

J’ai donc décidé de me tourner vers les artistes et de leur poser ces questions : existe-t-il un espace où les formes d’art et de militantismes peuvent se contaminer ? Où l’art parfois qualifié de social échappe aux éternels critiques d’une pauvreté esthétique et où l’art engagé politiquement ne se voit pas reproché d’être inefficace ? Un espace où l’on ne demande pas aux artistes de choisir entre une position ou l’autre ?

Une émission réalisée par Sophie Lapalu

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