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27.06.26
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Samedi 27 juin, Duuu enregistre en public et en direct une émission réunissant les artistes Flora Moscovici et Yoan Sorin, et le curateur Frédéric Emprou autour des œuvres et des enjeux soulevées par l’exposition Leur mémoire a des rumeurs*. L’émission sera suivie d’un concert de l’artiste musicien PEREZ à 18h.

📍Entrée libre au 59 Rue de la République, 93200 Saint-Denis, à partir de 16h

La Villa D, centre d’art contemporain (Saint-Denis) présente une exposition réunissant deux figures de la scène contemporaine française : Flora Moscovici et Yoan Sorin, qui reformulent ici leur duo Mobilier Peint.

Leur mémoire a des rumeurs invite à déambuler au cœur d’une installation in-situ où la peinture se déploie dans toutes ses dimensions : couleur, matière, geste, surface, support. Atmosphérique et fantomatique, elle convoque la mémoire des lieux et l’histoire de la maison pour en faire une expérience pleinement immersive.

Enregistrement : Mathias Dupaquier & Mateo Cuin

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14.04.22
Rachele Borghi
Sophie Lapalu
63'05"
Formes d’arts & de militantismes (3)
Formes d’arts & de militantismes (3)
14.04.22
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Formes d’arts & de militantismes #3 : Rachele Borghi
Une série proposée par Sophie Lapalu

En 2018, j’invite la géographe sociale et porn activiste Rachele Borghi à venir faire une conférence à l’Ecole d’art de Clermont Ferrand sur la façon dont sa recherche sur le porn activisme l’a transformée. A la fin de ce qui s’apparente à une conférence-performance, elle me demande de lui faire un retour, nous, artistes enseignant-es mais aussi étudiant-es car, me dit-elle, nous avons les outils artistiques qui lui manquent.

Me reste depuis une question en suspens : que dois-je répondre à Rachele ? Que peut l’art pour les formes d’activisme ? Impossible pour moi de lui faire un retour avec mon regard déformé à l’art blanc occidental hétéro. J’ai laissé la place aux étudiant-es. Ce dont j’étais sûre cependant, c’est qu’elle avait usé de formats qui me semblaient être également ceux utilisés par les artistes, bien qu’elle ne se réclame pas artiste, mais militante et enseignante. Ce qui est certain également, c’est que sa conférence a marqué durablement toute personne qui y a assisté. La puissance de son discours, allié à un travail de déconstruction de la parole dominante, avait su atteindre son but.

J’ai donc décidé de me tourner vers les artistes et de leur poser ces questions : existe-t-il un espace où les formes d’art et de militantismes peuvent se contaminer ? Où l’art parfois qualifié de social échappe aux éternels critiques d’une pauvreté esthétique et où l’art engagé politiquement ne se voit pas reproché d’être inefficace ? Un espace où l’on ne demande pas aux artistes de choisir entre une position ou l’autre ?

Une émission réalisée par Sophie Lapalu

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