L’émotion qui est leur chagrin, ce n’est pas ma vie, pas mon histoire.
La pièce sonore (A)TENSION de Violaine Lochu est issue de Crabe Chorus, une exposition conçue à partir du parcours artistique de l’artiste et de son expérience personnelle du cancer, présentée au CEAAC jusqu’au 7 février 2027 en partenariat avec le festival Musica.
Dans ce cadre, Violaine Lochu a mené à Strasbourg un travail de recherche et de création en lien avec le service d’oncologie de la Clinique Sainte-Anne, en rencontrant des (ex-)patient·es, des aidant·es et des soignant·es. De ces échanges est né un chœur, activé lors du vernissage de l’exposition, ainsi qu’un corpus inédit d’œuvres intitulé Aman silaT. À travers les voix, les gestes et la présence des corps, Aman silaT fait entendre des expériences singulières qui, mises en relation, composent une parole collective. L’artiste s’intéresse à ce qui se partage parfois au-delà des mots : les émotions, les silences, les fragilités, mais aussi les ressources et les gestes par lesquels on prend soin de soi et des autres.
Réalisée à partir d’entretiens avec des soignant·es et des (ex-)patient·es, cette pièce sonore interroge la notion de protection au cœur des relations complexes entre soignant·es et patient·es. Pris dans des liens paradoxalement intimes et distants, iels sont amené·es en permanence à se protéger les un·es des autres. Les soignant·es se protègent - émotionnellement, physiquement, mentalement - pour pouvoir mieux accueillir et soigner.
Les malades sont tiraillé·es entre des attachements a priori opposés : leur immense gratitude et la colère ressentie vis-à-vis de certaines maladresses (annonce, technicité du discours médical, non prise en charge fréquente de la dimension morale et psychologique de la maladie). Par des analogies de sens et de formes (rythme, hauteur, timbre), les voix, pourtant enregistrées individuellement, se relient les unes aux autres formant un chœur dont les membres semblent s’écouter, partager et se révolter ensemble. Par fragments, l’attachement entre soignant·es et patient·es se fait entendre tant dans le verbe que dans la nature même des voix qui soupirent, balbutient, sanglotent, rient, s’éteignent…
(A)TENSION
Pièce sonore stéréo, 18 min, 2026.
Production : CEAAC
Crabe Chorus - Violaine Lochu
20.09.2026 – 07.02.2027
→ Finissage le 06.02.2027 à 15h00
Curatrice : Vanessa Desclaux
Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines - CEAAC
7 rue de l’Abreuvoir, 67000 Strasbourg, France
Dans le cadre de la programmation artistique élaborée par Alice Motard
Avec les soutiens de la DRAC Ile-de-France, DRAC Grand Est, Agence Régionale de Santé Grand Est, Région Grand Est, Maison de la Musique Contemporaine, Spedidam. Accueils en résidence : Ici l’onde – CNCM Dijon, micadanses-Paris, la Haute École des Arts du Rhin (HEAR). En partenariat avec la clinique Sainte Anne - Groupe hospitalier Saint Vincent et Strasbourg Oncologie Libérale (SOL).
Nous, on est là ! Journal d’une année de luttes en Belgique.
Belgium. Since the national protest on October 14, 2025, we’ve been taking our microphones out into the streets to meet the people fighting against the government’s austerity plan. Amid these crowds, unique voices emerge - from people of all ages, backgrounds, and sectors - bearing witness to the harshness of these measures and their social injustice. Together, these voices are rising up in resistance!
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Lacollective.be est une initiative de citoyen.ne.s travaillant dans le secteur artistique en Belgique, en dehors de tous partis ou groupes idéologiques. Le secteur artistique, bien que mis à mal, doit être aussi fédérateur des luttes de tous secteurs. Nous avons les outils d’expression, de production, d’information, de sensibilisation.
Depuis la manifestation nationale belge du 14 octobre 2025, avec nos micros, nous partons à la rencontre de celles et de ceux qui luttent contre le plan d’austérité des gouvernements. Nous allons dans les écoles, hôpitaux, institutions, usines, bureaux, associations, administrations et dans la rue pour rendre visible ce qu’il est entrain de se passer.
Nous collectons des sons brutes, des paroles peu montées, nous prendrons le temps d’écouter celles et ceux qu’on entend trop peu et qui subissent de plein fouet le tsunami anti-social.
Au sein de ces foules, émergent des paroles singulières de tous âges, toutes provenances, tous secteurs, témoignant de la violence de ces mesures et de leur injustice sociale. Ensemble, les voix s’élèvent pour résister !
Nous, on est là ! Journal d’une année de luttes en Belgique.
Jamais je retourne chez ces fous.
Sonore documentaire : récits, lieux, archives
12 - Les écotones : Anna-Lucia Verdier 00’00
13 - Invisible pain : Valeria Cristiani 04’57
14 - Shape of my heart : Charlotte Leroux 07’35
15 - Un appel : Yulia Tarnovskaia 11’16
16 - Comme la pluie en été : Myrtille Charvet 16’32
17 - Quête : Paulvi Ngimbi 20’13
18 - A Machahu : Nina Ldjida Zermani 24’13
19 - Le Pire Week-end de Ma Vie : Suzanne Tersiguel 26’58
20 - Who is she ? : Thaïs Ayrault 30’02
21 - Speak for/to yourself : Grâce Emmanuella Rabet 33’38
22 - de l’or dans les mains : Fantine Lefevre 40’07
23 - La malédiction des sons : Naama Al Alwani 44’31
Un assemblage de pièces sonores créés dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Quand on survit à la guerre, les sons prennent une saveur différente.
Après la guerre, les sons ne se taisent pas. Même en sécurité, ils réveillent la mémoire. Car survivre ne signifie pas oublier, et nous, êtres humains, continuons de tourner dans le même cercle de violence.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
J’ai toujours laissé un peu à manger dans le fond de la casserole.
J’ai grandi avec une sœur jumelle, et aujourd’hui ? Quelles traces cet héritage laisse-t-il dans ma manière de concevoir les relations sociales ? Ce sont ces questionnements qu’aborde brièvement et spontanément cette pièce sonore.
Voix et piano : Nina Zermani
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Il faut quand même apprendre à réfléchir un peu.
Je pense qu’on a tous eu cette habitude, en public on se parle à nous-mêmes, on fait des monologues dans notre tête et quand on est chez soi, on parle tout seul, à voix haute, c’est très thérapeutique je trouve.
Mais pour revenir au sujet, je voulais représenter un trajet classique, d’un point A à un point B, en montrant ce qui peut traverser l’esprit d’une personne, qui essaye de penser pour faire passer le temps. Cette idée m’est aussi venue après avoir passé presque 2 ans sans casque audio ni écouteurs, ce qui fait que j’ai dû plusieurs fois sortir de chez moi et supporter le bruit extérieur. Et je me suis rendu compte que c’était plus compliqué de penser à cause du vacarme. La ville c’est bruyant ça on le sait mais j’avoue que j’ai été rapidement irrité par le bruit des travaux, des stations de métro, du RER, du bus, de la rue, des gens. J’aime pas les transports en commun, j’ai mes raisons mais combiner avec le bruit du dehors c’est un tout qui est plus angoissant et anxiogène je trouve, c’est pour ça que dans l’audio y a des passages où le bruit l’emporte sur les pensées, je trouve ça plus réaliste.
Je tiens à préciser que le but n’était pas de reproduire le bruit d’un environnement mais plutôt le chaos dans la tête, le fait que les pensées ne tiennent pas en place, qu’on change de sujet, qu’on l’oublie, qu’on se met à écouter de la musique, etc.
Et en parlant de musique (superbe transition), je vous donne celles utilisées dans mon petit documentaire :
Tyler, The Creator - A BOY IS A GUN (Instrumental)
Tyler, The Creator - A BOY IS A GUN
Ponderosa Twins Plus One - Bound
Thundercat - Them Changes
Petit cadeau pour votre playlist. Merci d’avoir lu mon texte !
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Elle n’est clairement pas dans une position naturelle.
”Who is she ?” est une pièce sonore qui explore la porosité entre le son et l’image. Dans une forme de portrait spéculatif, des personnes observent la photographie d’une jeune femme et partagent leurs ressentis. Les imaginaires autour de ce portrait surgissent, se rejoignent s’entrechoquent, et tissent une polyphonie d’interprétations qui révèle moins la personne photographiée que celles et ceux qui la regardent.
L’écoute invite les auditeurs et auditrices à partager cette expérience, en explorant la perception visuelle par une autre porte d’entrée, le son.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Jamais je retourne chez ces fous.
Cette pièce sonore, sous le prisme de la nostalgie et de l’autodérision, propose de se plonger dans le monde du scoutisme et des premières expériences qui s’y vivent. Construite comme un collage, elle mêle différents types d’enregistrements, brouillant les temporalités et les souvenirs.
Entre récit intime et regard distant, la pièce questionne la façon dont on se remémore : ce qu’on conserve, ce qu’on altère, et ce qu’on remet en scène.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Une simple intonation se transformait en un geste d’une infinie douceur.
Lorsque la Lune traque mon ombre et que mes songes s’allongent
Ils fondent à la chaleur de tes bras.
Comme une enfant, je cherche après toi,
Partout.
Fait gronder ton cœur,
Donne leur le plus beau des orages,
Et rappelle leur que tu veilles,
Et veilleras toujours,
Maman, tu portes la nuit à merveille.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Ils étaient venus les mains pleines de paroles blanches comme l’hostie.
Ce projet s’inscrit dans la continuité de mes recherches autour de l’iconographie du réveil et des imaginaires critiques. Il prend ici la forme du son.
« Quête » est un projet sonore en cours qui explore la continuité des logiques coloniales dans certaines pratiques religieuses contemporaines. À travers des voix de dérive et de perte, l’œuvre déploie une polyphonie sonore. L’attente du message hier colonial, aujourd’hui religieux, révèle des formes renouvelées de domination, de violence et de mort.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Les cris aussi, tombent comme la pluie en été.
« Lorsque les crimes commencent à s’accumuler, ils deviennent invisibles. Lorsque les souffrances deviennent insupportables, les cris ne sont plus entendus. Les cris, aussi, tombent comme la pluie en été. »
Bertolt Brecht
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Certaines choses, je les ai oubliées pour toujours.
Parfois, un seul appel suffit pour remettre le monde à sa place.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Son divorce avec l’humanité commence à l’instant où il pleure sur le cheval.
À quel moment nos chemins se sont-ils séparés ?
À quel instant nous sommes-nous éloignés de l’animal, de la nature, du vivant ?
Construire, nommer, domestiquer, transformer, maîtriser : telles sont les règles érigées en principes qui régissent notre monde moderne. Ses progrès techniques et technologiques ont progressivement modifié notre manière d’habiter le monde, nous éloignant peu à peu de certains rythmes, de certains instincts, de certaines formes de présence. Nous avons appris à nous
protéger du dehors, jusqu’à parfois ne plus savoir comment y entrer.
Mais que reste-t-il de l’animal en nous ?
Peut-être l’animal, de la même façon que le ferait un miroir, nous renvoie-t-il à notre propre image et à ce que nous tentons d’atténuer, de lisser : Le corps, l’instinct, l’écoute, le mouvement, le besoin de l’autre. Peut-être est-ce pour cela que nous continuons à prendre soin des chiens ou à regarder courir les chevaux ; peut-être retrouvons-nous dans leurs mouvements, fascinés, quelque chose qui nous échappe, des restes, quelque chose de nous, avant même que nous cherchions à nommer le monde.
Finalement, les présences se mélangent, les souffles se superposent, les existences ne se distinguent plus. Avec l’animal, les mots ne sont plus nécessaires, quelque chose se transmet sans être dit. En le contemplant et en cherchant à le comprendre, c’est aussi nous-mêmes que nous essayons de déchiffrer.
Alors peut-être nous faut-il écouter, être attentifs aux souffles qui se croisent, aux instincts qui se délient, aux altérités qui résonnent et se répondent en silence, écouter pour tenter de retrouver et de toucher du bout du doigt ce qui, indéniablement, nous relie.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Suppression du corps, écho de la violence.
Qu’advient-il de notre humanité lorsque notre propre corps devient l’instrument de sa propre douleur ?
À Belgrade, le 15 mars 2025, l’immatérialité du son a été détournée en instrument de violence. Cette pièce sonore s’intéresse à la mécanique des armes soniques qui transforment un corps réceptif en une caisse de résonance forcée de la brutalité humaine. Le son, dans sa spécificité immatérielle, est ici détourné pour devenir vecteur de cruauté.
Mon travail expose le corps utilisé comme chambre d’écho de la violence : une agression sans contact apparent qui déresponsabilise l’acte de blesser et déshumanise, en faisant du corps le médium même de l’oppression.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Ici, les bruits pèsent sur la ville comme un couvercle.
La pièce sonore Les écotones explore les zones lisières, les espaces frontières. Elle s’intéresse à ce concept issu des sciences écologiques : un espace de transition entre deux milieux, qu’ils soient naturels ou urbanisés. Les écotones sont des espaces habités, partagés par les vivants qui se pensent autant d’un point de vue spatial que sonore. Les sons des espèces, des végétaux, des éléments s’y rencontrent, et entrent en contact dans différents spectres de fréquences.
Dans nos villes industrielles, ces espaces tendent à devenir monolithiques. Les bruits de nos modernités envahissent tout : vrombissement de l’autoroute, vacarme des avions. Entre fiction
spéculative, field recording et poésie, cette pièce propose d’imaginer de nouveaux écotones à l’intérieur de nos villes plutôt que de documenter les existants. Une invitation à tendre l’oreille vers les crissements des vers de terre, les grésillements des ondes électromagnétiques, à se balader dans ces espaces réinventés où s’écoute autrement la porosité des milieux vivants.
Voix : Thaïs Ayrault, Anna-Lucia Verdier
Extraits de textes personnels et issus de : David Dunn, 2011, Extractions des espaces sauvages. Cybernétique de l’écoute, écologie sonore. Textes 1981-2011.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Impro8 by Grand8
Impro8 avec les improvisateur·ices de l’espace de pratique porté par Grand8.
En 2016, une poignée de musiciennes et de musiciens, une rencontre, un partage autour de l’improvisation, un désir et un plaisir à jouer ensemble.
Grand8 est né.
Grand8 est sorti d’une urgence, improviser, ensemble, en grand ensemble, sans chef·fe d’orchestre.
Grand8 a d’abord travaillé, construit sa musique, traversé ses espaces, bâti son commun, initié son histoire.
Grand8 a grandi, pour atteindre un effectif d’une quinzaine de musicien·nes.
Grand8 porte une musique improvisée, en grand ensemble, sans chef·fe d’orchestre. Basé à Marseille, l’ensemble réunit des musicien·nes de la région Sud, nationaux et européens.
Grand8 est en résidence au GMEM-CNCM-Marseille depuis 2018.
L’ensemble travaille sur des créations annuelles avec des invité·s pluridisciplinaires et explore les croisements de l’improvisation musicale avec la danse, le texte, l’image, le paysage.
Il se positionne également en tant qu’acteur de la scène en Région Sud avec l’organisation du festival multidisciplinaire Grand Vertige, ainsi que de sessions musique et danse-musique.
Bastien Boni (contrebasse), Olivier Bost (trombone), Sébastien Bouhana (tambour, objets), Laurent Charles (saxophone soprano), Emmanuel Cremer (violoncelle), João Fernandes (instruments numériques), Catherine Jauniaux (voix, objets), Soizic Lebrat (violoncelle), Magali Rubio (clarinettes), Geneviève Sorin (accordéon), Katherine Sowerby (percussions, vibraphone), Nicoló Terrasi (guitare), François Wong (saxophone baryton).
There is nothing to see, only Lithuanian flag
Radio Atatakai is a radio art project and station run by artists Tata Frenkel and dr. Jan Glöckner. Jan’s research interest is choreographic potential of fungi and humans, with a focus on biotechnology, deep tank fermentation, radio and dance. And Tata’s artistic practice encompasses radio, radio-acoustic instruments, diagrammatic drawings, and performative narratives in which the limits of articulation, themes of health and care, and the communication physics intertwine.
Radio Atatakai calls itself a tiny intergalactical station that runs two big sub-programs called “Autonomous education for radio spectrum” and “Fundamental principles of permanent fun”. But maybe that’s the least interesting thing about it. Jan lives with rapidly progressing ALS, while Tata is Jan’s main caretaker. Hence the radio exists in the routine of palliative care. Since the beginning of the Radio Atatakai, it has been transmitting through the high resistance of medical crisis, it was and still is bringing meaning, ground and freedom to create, communicate, share and just to stay yourself when the disease takes one’s ability to participate physically.
Radio Atatakai wants to emphasize voices, unseen bodies, radio sky that belongs to everybody. Palliative arts is something that cares for the end, doesn’t ignore it, doesn’t mystify it, it is about care in multitude of its forms. At the same time, for us, it mainly affects the framework, the flexible curation of the transmissions – station is completely adjusted so it’s good for one’s condition, so it’s fun without any damage to energy levels, a producer is also a caregiver, we totally live by unpredictability, by easying the symptoms.
In this show, we have a small restrospective trip that happens somewhere outside.
Music and editing by Tata Frenkel. Voices: Jan Glöckner and Tata.
Quelles sortes de vieux amis sommes-nous ?
La Chambre d’écho #9 avec Lucie Taïeb
Des brouillons d’auteurs et autrices mis en voix, ratures, biffures et autres repentirs.
Lecture des différentes versions d’un texte en cours d’écriture de Lucie Taïeb, intitulé Les Interstices.
La version nº1 de 2024 est lue par Anna Buno,
La version nº2 de 2025 est lue par Sally Bonn,
La version nº3 de 2026 est lue par Élodie Issartel,
La version finale à ce jour est lue par Lucie Taïeb.
La Chambre d’écho est une des formes vivantes de la revue d’arts et d’écritures Les Chambres, initiée par le secrétaire (association menée par Sally Bonn, Anne-Lise Broyer, Anna Buno, Elodie Issartel). Sans s’inscrire dans une actualité ni se faire l’écho du bon goût mais attentive à ce qui lui semble à la croisée de l’art et de l’écriture, ce qui lui paraît remarquable et singulier, sensible et inspirant, Les chambres est une revue imprimée et vivante, annuelle et saisonnière.
Enregistrement et post-production : Mathias Dupaquier
AUTOMATENKORRIDOR
“In the form of a radio logbook the ‘conductor’ (Gabi Schaffner) & the DJ (DIY Church) make their way through hand-picked corridors, filled with devices. In the radio studio, little doors are opened, devices are drafted, shattered and discarded. Mean machines are exposed. Whole corridors of them […] You can already hear it from afar. A straightener, a chin strap… Access over or through foreign territories. Sovereign domains, high-frequency paradise apples, singing machines. One day it was there, the industrial revolution! Memorable things, more like sights to be seen. Stealing a berry from the neighbor. Searching for… a radio is playing somewhere. Entrance to healthy paranoia – just a pinch. A wind blows once through the corridor – an elongated connecting space in the first half of some century. And no, or was it actually in the museum for selfie sticks? That’s where the expedition began. Luckily, there was a writing tool…” (G.S./E.M.S.)
AUTOMATENKORRIDOR was a live radio performance created for the exhibition “Anybody out there? 100 Years of Radio” at Kunstraum D21 in Leipzig in 2020. Our walk through the corridor lasted for two hours. What you can hear here are the first 26.5 minutes, at the end of which a strange signal lures the wanderers onward. But where to? It’s up to your fantasies…
Live broadcast: November 28, 2020
ERNST MARKUS STEIN
The freelance artist Ernst Markus Stein is a co-founder of the online radio streaming project DIYChurch and a member of the Cashmere Radio collective. When he isn’t filling in at WestGermany (Berlin), he can usually be found at home, where he runs a virtual yacht club and devotes himself to underwater landscape painting, connecting waves, and transforming content management systems into poetry.
From time to time, he disguises himself as a disc jockey (DJ ShluchT) and throws carpets of sound and information around. Lately, he seems to have been wasting his existence on outdated copying machines, using them to print out the internet.
Find out more at swimmer.hopto.org/sidequest/
GABI SCHAFFNER
Gabi Schaffner works as an interdisciplinary sound artist and curator.
Her artistic practice is determined by the methods of poetic ethnography in connection with fluxus-like mise-en-scènes, radio-making and sound art performances. Much of her work originates from journeys. Next to her radiophonic productions, Schaffner creates speculative musical genres and inserts them into music history in order to raise awareness for cultural, gender-related and/or geographical conditions.
Schaffner has been realising award-winning productions with Deutschlandfunk Kultur, radia.fm, Hessian Cultural Radio and ABC Australia. Since 2012 she maintains DATSCHA RADIO, a nomadic transmission project that links the medium of radio to current ecological issues.
Find out more about DATSCHA RADIO at www.datscharadio.de
and about GABI SCHAFFNERs projects in a broader perspective at www.schaffnerin.net
GABI SCHAFFNER & ERNST MARKUS STEIN
Since 2020, GABI SCHAFFNER and ERNST MARKUS STEIN have been working together.
They have created several DATSCHA RADIO iterations, most recently in September 2026 as RADYO PARFÜM in Frankfurt/Main. In 2026, they founded the No-Fashion label U5E.L3ss.
Their joint exhibition “Batteries are not included,” together with Mathias Deutsch and Thomas Lüer, ran from August 14 to September 13, 2026 at Kunstverein Familie Montez in Frankfurt/Main.
great many thanks to GABI SCHAFFNER and ERNST MARKUS STEIN for AUTOMATENKORRIDOR!
metadata:
AUTOMATENKORRIDOR by GABI SCHAFFNER & DIY CHURCH (ERNST MARKUS STEIN)
radia production: miss.gunst [GUNST + radiator x]
production date: september 2026
station: radio x, frankfurt am main (germany)
length: 28 min.
licence: (cc-by-nc-nd) GABI SCHAFFNER & ERNST MARKUS STEIN
www.radiox.de – www.gunst.info – www.datscharadio.de – www.schaffnerin.net – swimmer.hopto.org/sidequest/
additional info:
includes radia jingles (in/out), station and program info/intro (english)
links:
radio x & radiator x: www.radiox.de – www.radiox.de/radiator-x
GUNSTradio & radiator x: www.gunst.info – www.gunst.info/radiator
Gabi Schaffner: www.datscharadio.de – www.schaffnerin.net
Ernst Markus Stein: swimmer.hopto.org/sidequest/
À ce qu’il paraît, son regard tuait.
Mües est le premier album vinyle de Claire Serres, sorti en février 2026. Avec les voix de Gaëlle Coëffeur, Véronique Guillien, Malika Hamza, Lena Karson, Marion Lacas, Dominique Laencina, Alice Quérel, Claire Serres et Caroline Tricotelle.
Mües une œuvre polyphonique a cappella ; un drama vocal peuplé d’un chœur de créatures sans âge. La voix est ici une eau magique qui lie et délie les langues ; elle coule de la source profonde du bassin jusqu’à jaillir comme une cascade de la gorge. Mües est composée de 5 mouvements : “L’ Appel” (00’05), “La Souterraine” (07’55) et “La Vagabonde” (14’00) sur la face A ; “La Déserteuse” (20’50) et “Le Sang” (31’40) sur la face B. “La Déserteuse” existe également en version vidéo, à visionner en ligne.
Mües a été enregistré in situ, en relation vibratoire avec la géante cuve du Collectif SILO (France) lors d’une résidence de création à l’été 2024. L’objet vinyle a été façonné et imprimé à la main en janvier 2026, dans l’imprimerie d’art du même lieu ; chaque pochette vinyle est une pièce de gravure unique.
Composition - Claire Serres
Mixage, enregistrement - Matthieu Reynaud
Enregistrement - Fred Avril
Graphisme, impressions - Théo Revelen-Bernard
Réalisation vidéo - Jeanne Plassier
Label - Etic System 2026
En collaboration avec Collectif SILO, avec le soutien de CNM Centre National de la Musique et la SCPP Société Civile des Producteurs Phonographiques