Un lieu suscite mon intérêt s’il soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses.
Invitation au 19 est un podcast produit par *Duuu Radio en partenariat avec le 19 Crac, Centre régional d’art contemporain de Montbéliard.
Fanfare, harmonie, banda… Ces différents types d’orchestres sont souvent difficiles à distinguer. Leur classification repose sur les instruments qui les composent et le répertoire musical qu’ils interprètent. L’artiste allemande Annika Khars, elle, choisit d’aborder la question sous un angle différent : elle s’intéresse au rôle politique, social, industriel et démographique de ces formations. Depuis 2024, elle sillonne l’Europe : l’Italie, la Suisse, puis la France, pour réaliser une trilogie de films à l’intersection des arts visuels, de la musique et de la recherche sociologique, cherchant ainsi à apporter des réponses à ces interrogations.
Invitée par Adeline Lépine à puiser son inspiration au sein de l’écosystème du Pays de Montbéliard, Annika Kahrs s’est intéressée à l’histoire de l’industrie automobile dans la région, incarnée par l’incontournable entreprise familiale Peugeot dont l’influence historique, culturelle, économique et sociale a reconfiguré en grande partie le territoire.
Au début des années 2020, la disparition du groupe PSA, absorbé par Fiat Chrysler au sein de Stellantis, a profondément reconfiguré le tissu économique local et fragilisé l’ensemble des structures associatives, culturelles et sportives qui gravitaient dans son orbite. C’est dans ce contexte que l’Harmonie du Personnel Peugeot Citroën a entamé sa propre transformation. Rebaptisée Harmonie de Sochaux, elle place aujourd’hui la transmission au cœur de son projet et explore de nouvelles voies de développement, épousant ainsi la dynamique de réinvention qui souffle sur l’ensemble du territoire.
Le film L’Harmonie du Personnel et l’exposition du même nom, présentés cet à l’été 2026 au 19, Crac, sont le fruit du travail mené de concert entre l’artiste Annika Kahrs et son équipe, les membres de l’Harmonie de Sochaux, le Centre d’archives de Terre Blanche / Fonds de dotation Peugeot pour la mémoire de l’histoire industrielle à Hérimoncourt et l’équipe du centre d’art.
Montage et mixage : Mathias Dupaquier
Quel goût aurait cette révolution, en plus de mes larmes ?
Au printemps 2026, *Duuu a proposé un nouveau cycle du programme Écouter sans les yeux. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, ont proposé d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Le goût du paysage - un atelier proposé par Feriel Boushaki le 8 juin 2026.
Qu’est-ce que le goût d’un lieu avec ses nuances et ses textures ? Comment “goûter” un espace ? S’asseoir face à un espace, c’est déjà commencer à goûter un lieu. Prendre le temps, laisser les qualités de ce lieu s’infuser lentement dans nos pensées, éveiller nos sensations et convoquer des souvenirs. L’espace devient une matière vivante, que l’on appréhende par le corps et l’esprit.
Au fil du parcours, les participant·es ont été invité·es à proposer une interprétation sensible et subjective des saveurs du Parc de la Villette. Différents outils issus des pratiques et des recherches de Feriel Boushaki, à la croisée de l’art, de l’expérimentation culinaire et de la géographie, ont été partagés avec le groupe. Cette exploration a pris la forme d’un parcours alternant visite guidée, temps de contemplation, expériences gustatives et échanges.
Avec Angèle Rohart, Florence Marqueyrol, Katya Goldberg, Héloïse Bayard, Yosr Ben Messaoud, Nataska Roublov, Nataska Dinguirard, Marie Thibaut, Anouck Lemarquis et Feriel Boushaki.
Artiste et chercheuse, Feriel Boushaki explore les notions de collectif, de déplacement et d’identités. À travers la marche et des dispositifs expérimentaux, elle interroge les formes d’expérience sensible en relation à des lieux, en développant notamment une approche du paysage par le goût. Almosthere, résidence de création et performance dans les montagnes entourant Séoul, Vision Vapeur, un projet pluridisciplinaire et collaboratif réalisé entre 2020 et 2022 avec des habitant·e·s de Seine-Saint-Denis, en partenariat avec le Centre National des Arts Plastiques (CNAP), La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec et la Fondation Fiminco; La Timidité des Cimes, résidence pédagogique dans le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, à l’invitation du MuMo (2023). Feriel Boushaki est résidente au sein de ÔLéonie depuis juin 2024 et son travail a été présenté en France et à l’international (Chine, Suède, Venezuela, Liban…). Elle est actuellement doctorante contractuelle en géographie, aménagement et recherche-création à l’Université Sorbonne Paris-Nord.
Enregistrement : Mathias Dupaquier & Mateo Cuin
Post-production : Mateo Cuin
Avec le soutien de la ville de Paris
Je prête ma voix à plusieurs perroquets en vente dans une boutique, et dont les clients se plaignent qu’ils ne parlent pas.
Au printemps 2026, *Duuu a proposé un nouveau cycle du programme Écouter sans les yeux. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, ont proposé d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Spume Voices - un atelier proposé par Bettina Samson le 1er juin 2026.
L’atelier Spume Voices / Voix d’écume s’est intéressé à ces voix aux intonations multiples, qui nuancent notre identité et que nous portons en nous. Les participant·es ont d’abord fabriqué des Paper Spumes / Écumes de papier, des pliages situés entre le pop-up, l’origami et la marionnette de type Muppet, qui ont servi de supports de projection pour une exploration vocale. L’atelier s’est ensuite poursuivi par une dérive collective des voix à travers la lecture de textes apportés par les participant·es.
Avec Anaïs Gauthier, Valentin Lewandowski, Joséphine Denis, Lise Thiollier, Leïla Couradin, Paula Germain Castex et Bettina Samson.
Bettina Samson est artiste plasticienne. Née en 1978 à Paris, diplômée de l’université Paris 1 et de l’école des Beaux Arts de Lyon, elle vit et travaille à Marseille avant de venir s’installer à Aubervilliers. Ses recherches se nourrissent de références à des expériences pionnières d’une modernité appréhendée dans ses formes subalternes ou oubliées. Accordant à l’improvisation, à l‘expérimentation et à l’accident une place prépondérante dans la genèse de ses projets, l’artiste révèle depuis peu l’origine profonde de son travail, les mouvements organiques se déployant en contrepoint de survies successives survenues depuis la naissance. Sculptures en céramique, installations in situ ou scanogrammes sont le récit de gestes transformés, mais aussi le lieu organique où se nouent des liens entre des champs apparemment éloignés: culture populaire et géométrie dans l’espace, animation et animisme, résistance souterraine et féminisme, transe et infiltration dans les process industriels, forces météorologiques, expérience prolongée de l’hôpital. L’artiste est représentée par la galerie Sultana, à Paris.
Enregistrement : Mathias Dupaquier & Mateo Cuin
Post-production : Mateo Cuin
Avec le soutien de la ville de Paris
C’est un xylophone déconstruit.
Au printemps 2026, *Duuu a proposé un nouveau cycle du programme Écouter sans les yeux. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, ont proposé d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Do you remember the last sound you heard before this question? - un atelier proposé par Liza Maignan & Elodie Lecat le 22 mai 2026.
L’atelier Do you remember the last sound you heard before this question? (titre emprunté à Pauline Oliveros, extrait de Ear Piece, 1998), a mis à disposition des participant·es des outils et un dispositif mobilisant leur perception sonore et physique. Liées par un intérêt commun pour les pratiques incluant la voix, l’oralité, le chant, la musique expérimentale et la poésie, Liza Maignan et Élodie Lecat ont créé des interactions à partir d’un ensemble de matériaux qu’elles manipulent chacune dans leur pratique : fragments textuels, différents types d’instruments et une pensée de l’orchestration qui leur est propre.
Réuni·es en cercle, dos à dos, les participant·es ont utilisé les matériaux mis à leur disposition, ainsi que leurs voix, leurs mains et leurs pieds, pour réaliser trois temps d’improvisation collective, successivement consacrés aux instruments, à la voix et aux gestes. L’orchestration s’est construite à travers l’observation et l’écoute, à la fois individuelles et collectives, ainsi que par la mobilisation du corps et des sens, afin de former un « cercle opportun » (timely circle), pour reprendre une formulation de Stuart Dempster à propos du travail de Pauline Oliveros.
La performance a été précédée d’un temps de préparation, d’écoute collective et d’échanges autour d’artistes et de références en lien avec l’atelier.
Référence : Pauline Oliveros, Deep Listening – A Composer’s Sound Practice, iUniverse, 2005.
Avec Nolwenn Vuillier, Joséphine Denis, Caroline Reveillaud, Diane Gaignous, Margot Bernard, Alice Normand, Liza Maignan & Elodie Lecat.
Liza Maignan est curatrice et autrice indépendante. Elle mène diverses activités dans le champ de l’art contemporain, tel que le commissariat d’exposition : like a crossword saying – you should take a breath now, DOC (Paris, 2024), Les assistantes du vide, La Salle de Bains (Lyon, 2023), Sleep No More, co-curatée avec Fiona Vilmer, Placement Produit (Aubervilliers, 2021), L’Almanach des Aléas, à la Fondation d’entreprise Ricard, Paris (2019), la rédaction de textes pour des expositions ou des catalogues, d’articles ou de textes libres pour diverses publications. En 2023 elle est lauréate de la bourse TextWork de la Fondation d’entreprise Pernod Ricard pour l’écriture de l’essai “Rumeurs des villes” (disponible en ligne). Elle a dirigé la galerie Florence Loewy de 2020 à 2025. Elle est actuellement curatrice invitée au Palais de Tokyo et prépare une exposition collective autour des pratiques et des lieux collectifs artistiques situés en territoires ruraux.
Élodie Lecat est artiste et musicienne. Après l’obtention d’un DNSEP à l’institut supérieur des arts de Toulouse, elle intègre la Cité internationale des arts de Paris. Ont suivit des projets et résidences en France et à l’étranger. Elle partage désormais son temps entre Paris et les Hautes-Alpes où elle organise chaque année la résidence Résidence. En 2019, elle obtient un Master en Littérature Chinoise Classique à l’Inalco à Paris. Après avoir été en charge des fonds Pensée Chinoise, Civilisation et Beaux-Arts à la librairie Le Phénix, elle intègre la librairie Delpire & Co en 2023 où elle initie le cycle de rencontres Image-Texte pour échanger autour de projets éditoriaux avec des auteur·ice·x, éditeur·ice·x, graphistes, photographes, artistes, commissaires et théoricien.ne.x. Elle se consacre parallèlement à la composition de pièces sonores expérimentales sous le nom de Valentine Branca. Elle est régulièrement invitée à se produire en France et à l’étranger. Elle a notamment été invitée à collaborer sur LYL Radio dans le cadre de CTRL+X produit par Vina Konda, de Dreamsickles produit par Toco Vervisch et plus récemment sur Lithium Radio à Paris. Ces deux dernières années, elle a eu en charge la programmation d’évènements en lien avec la musique et la performance au Pan café, sur l’invitation de Cécile Paris.
Enregistrement : Mathias Dupaquier & Mateo Cuin
Post-production : Mathias Dupaquier
Avec le soutien de la ville de Paris
Je suis accoudé à la table panneau voix sans issu, devant ma maison d’enfance.
Au printemps 2026, *Duuu a proposé un nouveau cycle du programme Écouter sans les yeux. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, ont proposé d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Écrire sur le seuil - un atelier proposé par Esther Meunier Corfdyr le 4 mai 2026.
Ce workshop s’inscrit dans la recherche de l’artiste qui porte sur les failles - comprises comme objet géologique, physiologique, intime, imaginaire et numérique - failles sismiques, spatio-temporelles, cicatrices, bugs. Ces espaces attestent tout autant d’accidents que de rencontres, et d’ouvertures sur un ailleurs. La faille est un lieu dans lequel quelque chose d’autre peut se manifester et émerger. Dans cette recherche, elle est envisagée comme une hétérotopie, un seuil sur lequel la bifurcation et l’invention sont possibles, mais aussi comme l’espace d’échange privilégié sur nos rapports à l’inconnu, à la vulnérabilité et à la transformation.
Les participant·es ont été convié·es à arpenter des territoires invisibles : des réalités désirées, des voies de passage, des mémoires vives. À travers quatre protocoles d’écriture instantanée, iels ont créé des « cartes postales » sonores envoyées depuis leurs paysages intérieurs. Tandis que la majorité du groupe écrivait, un·e participant·e s’isolait dans un espace à l’écart pour écouter une bande sonore et décrire, en direct, les images et les sensations qu’il·elle percevait. Ces moments d’écoute partagée se sont entremêlés aux lectures des textes produits, créant une polyphonie entre écriture, imagination et perception.
Avec Samuel Dacsta, Felix Vayssade, Tom Rakotomanampison, Quentin Ribac, Zoé Leroux, Maïa Coëffic et Esther Meunier Corfdyr.
Artiste du mouvement et autrice, Esther Meunier Corfdyr dirige la compagnie des Libres Étendues. Elle est membre fondatrice du collectif NSNAMDLM et collabore auprès d’artistes dans les champs des arts vivants et visuels. Son travail porte sur les seuils, appréhendés en tant que territoires, mais aussi en tant qu’états. Elle se consacre au sommeil et à l’hypnose, à la mer et aux failles. Elle y recherche des dynamiques propices à l’émancipation, des modèles de renversements féconds pour penser la violence de nos sociétés. Cultivant les liens poreux entre recherche et création, sa pratique emprunte à la danse, à l’écriture, à la vidéo, au costume et au design. Cherchant les brèches et les ouvertures, son approche pluridisciplinaire vise à créer des dispositifs d’affranchissement, des cadres depuis lesquels d’autres réalités peuvent se révéler. Privilégiant des formats intimistes, les formes qu’Esther Meunier Corfdyr créent s’adressent à tous les publics et s’envisagent comme des hétérotopies à habiter, par le corps et l’imaginaire.
Enregistrement : Mathias Dupaquier & Mateo Cuin
Post-production : Mathias Dupaquier
Avec le soutien de la ville de Paris
Nous sommes sur le journal des bonnes nouvelles. Il n’y en a pas beaucoup. C’est pas grave.
Workshop de création radiophonique
*Duuu Radio & Pierrick Mouton
Du 10 au 13 mars 2026
Écouter une minute de silence
Raconter l’histoire d’un ami
Décrire un trajet
Raconter un souvenir d’enfance
Inventer un message venu du passé
Écouter la présence du vivant
Décrire une œuvre d’art sans la nommer
Raconter son dernier rêve
Commenter un match de football
Chanter sa chanson préférée
Écrire un message à soi-même dans le futur
Expliquer un phénomène complexe
Cet atelier radiophonique propose des partitions textuelles, poétiques et performatives à activer collectivement. Les participant·es explorent leur imagination à travers différentes formes d’expression orale et sonore.
Dans une approche ludique et conviviale, chacun·e devient auteur·rice des contenus produits. Chaque séance donne lieu à un enregistrement en direct, constituant une création radiophonique à la fois individuelle et collective.
Un atelier radiophonique de Pierrick Mouton, avec la participation des élèves de l’école national supérieur de Paysage de Versailles, de la formation APA (Arts, Paysage, Architecture).
Remerciements : Clémence, Philippine, Anaïs, Maelle, Emilio, Agathe, Angèle, Félicia, Mathilde, Ashley, Mathias, Angelo, Romane, Léo, Oleg, Niels, Nissrine, Anna, Naômie, Camille, Bérénice, Buphen, Candice, Marin, Layane.
Enregistrement : Mathias Dupaquier
Conducteur plateau : Marin Riaucourt-taine
Professeures encadrantes : Charlotte Charbonel et Claire Trapenard
*Duuu Radio : Sarah Banville, Loraine Baud et Simon Nicaise
Mon histoire au 19 a commencé avec un didon-fontaine géant et s’est terminée avec une barque suspendue au milieu de la grande salle.
Invitation au 19 est un podcast produit par *Duuu Radio en partenariat avec le 19 Crac, Centre régional d’art contemporain de Montbéliard.
En 1921, l’entreprise Peugeot fait l’acquisition d’une parcelle au 19 avenue des alliés à Montbéliard. Le bâtiment industriel à la charpente métallique emblématique connaîtra plusieurs vies. Mais c’est à partir des années 80 que le désir d’art contemporain s’affirme et devient un axe important de la politique locale, et par extension, de la reconversion du bâtiment.
En 1995, le 19 Centre régional d’art contemporain s’installe dans cet ancien atelier de réparation Peugeot et Philippe Cyroulnik en prend la direction. L’édifice est cédé à la ville de Montbéliard en 2009, il s’inscrit alors dans le patrimoine industriel de la commune et vit une rénovation conséquente, notamment de sa façade. En 2016, Anne Giffon-Selle devient la nouvelle directrice du centre d’art et Adeline Lépine lui succède en 2022.
Labellisé centre d’art intérêt national par le Ministère de la Culture, le 19, Crac œuvre depuis 30 ans à la diffusion et à la production d’œuvres contemporaines. Au cœur de toutes ses actions, la médiation occupe une place de choix, ainsi que les projets de résidences. Tout comme la programmation artistique, ils contribuent au dialogue permanent entre le lieu et son territoire d’implantation.
En 2025, pour fêter cette décennie supplémentaire, l’équipe du 19 lance une collecte de souvenirs et invite chacun et chacune à partager une anecdote ou un événement marquant lié au lieu. Les témoignages collectés tissent ainsi la mémoire collective du 19 à travers le temps et mettent en lumière l’empreinte artistique du centre d’art au sein du paysage culturel et social.
Le 19 remercie France Acquart, Stéphanie Bunod, Arnaud Clety, Sylvie Daval, Tarsila Delaborde, Fatou Diongue, Anne Giffon-Selle, Hana Jamaï, Brandon Koziol, Fanny Maugey, Sandra et tous les anonymes pour leurs témoignages. Les extraits sonores ont été enregistrés lors du concert Glitch d’Emilie Škrijelj le 21 juin 2025 à l’occasion de la C’PARTY, la fête d’anniversaire du 19, Crac.
Montage et mixage : Aurore Portales
AAAaaah comment mais jeEEEuuuHHH aaAAAaAhh.
Au printemps 2025, *Duuu propose un programme axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
VOIX-CONTACT- un atelier proposé par Violaine Lochu le 12 mai 2025.
Dans la lignée des projets Système Berceuse, Signal Mouvement et Faire signe, l’artiste performeuse, visuelle et sonore Violaine Lochu poursuit sa recherche autour de la vibration vocale perçue autant auditivement que tactilement par cellui qui l’émet ou la reçoit. Envisageant la voix comme outil de soin, le groupe est invité à entrer en relation sans les yeux, par le chant et le geste. Voix contre voix, peau contre peau, les participant.es se mêlent les un.es aux autres pour ne former plus qu’un seul chœur.
Violaine Lochu est performeuse, artiste visuelle et sonore. Née en 1987, elle vit et travaille entre Montreuil (France) et Cotonou (Bénin). Son travail est une exploration de la voix comme vecteur de rencontre et de métamorphose. Lors de longues périodes d’immersion dans des milieux spécifiques, elle collecte différents matériaux sonores et visuels à partir desquels elle crée des performances, des installations sonores, des vidéos et des éditions. Sa pratique est transdisciplinaire ; évoluant dans le champ de l’art contemporain, de la musique expérimentale et de la poésie sonore ; créant des passerelles entre des univers contemporains et anciens, savants et populaires ; se nourrissant de rencontres mais aussi de lectures d’ouvrages appartenant au champ des sciences humaines (anthropologie, sociologie, psychanalyse).
Enregistrement : Arthur Bécart
Post-production : Sampson Staples
Avec le soutien de la ville de Paris.
Trop bizarre ce couloir, et pourquoi les chiottes sont super loin ?! Heureusement que j’ai entraîné mon périnée quand j’avais dix ans à la swimming school de l’Iowa.
Au printemps 2025, *Duuu propose un programme axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
A GHOST RADIO CAMP - un atelier proposé par Louise Siffert & Reem Saleh le 11 juillet 2025.
B.O.O.
Broadcasting Otherworldly Oscillations
Presents
A Ghost Radio Camp
À travers une session d’écriture collective, de tests vocaux et de bruitages artisanaux, les participant·es explorent les sons du frisson et de l’horreur. Qu’est-ce qu’une voix monstrueuse ? Comment faire parler les fantômes queer ? Comment bruiter un corps qui se transforme ? On écrit, on teste, on bruite et on enregistre. Grognements, cris et chuchotements, les participant·es prêtent leurs voix à des monstres fabuleux·ses pour créer de nouveaux récits hantés.
Louise Siffert se forme à la scénographie avant d’intégrer l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris. Elle est membre de DOC !, espace artistique autogéré à Paris. Les performances et films de Louise Siffert interrogent les communautés politiques en marge et leurs archives. À travers la fabrication de costumes, d’accessoires, de bandes sonores, Louise Siffert crée et investit des décors visuels qui nous plongent dans un univers bricolé, immersif et grotesque rappelant l’esthétique «camp» et dissidente de l’artifice. Son dernier projet WE HAVE DECIDED NOT TO DIE , a été montré au festival Actoral, à la Ménagerie de Verre, au Centre Pompidou, et au Belluard Bollwerk (Suisse). Avec son nouveau projet Lavender Nightmare, elle entame une recherche autour de la représentation de la vampire lesbienne dans différents corpus d’œuvres filmiques et littéraires.
Reem Saleh est artiste et designer, baséx entre Beyrouth et Paris. Iel a co-fondé Gross Encounters, une plateforme de recherche et d’éducation consacrée aux politiques de la monstruosité et de l’abjection dans les productions d’horreur et de science-fiction basse définition et à petit budget. Sa pratique s’ancre dans une exploration des images pauvres, des cultures visuelles subalternes, de l’histoire des peurs et de l’archéologie des médias, dans une tentative de reconstitution des lignées de communautés marginalisées. Reem développe actuellement un projet d’exposition autour des maisons hantées, envisagées comme prisme critique des infrastructures technologiques défaillantes.
Enregistrement et post-production : Sampson Staples
Avec le soutien de la ville de Paris.
Avec les cubes, les vagues c’est juste des bruits.
«Transmissions» est un programme de radio pensé «pour», «par» et «avec» différent·es usager·ères du centre d’art, en connivence avec des artistes invité·es. Espace d’échanges et de dialogues, il invite des usager·ères à donner voix à leurs rencontres avec les expositions, les œuvres et les artistes. «Transmissions» ouvre la médiation à d’autres récits que ceux de l’institution. Le projet cherche à renverser, par l’expérimentation et le tâtonnement radiophoniques, les relations pédagogiques traditionnelles. Le jeu, les paroles ou musiques échangées invitent à entrer dans les expositions du CAC Brétigny par l’écoute, volontairement dissonante et plurielle, de celles et ceux qui en foulent le sol.
«Transmissions» est mené en collaboration avec *Duuu Radio. En 2024-2025, Margot Bernard collabore avec des élèves de 3ème d’Ollainville, des 6ème de Saint-Michel-sur-Orge et des adolescent·es du SESSD de Sillery autour des trois expositions collectives de la saison «Bascules».
L’artiste propose aux participant·es de discuter de ce qui détermine nos manières de vivre ensemble dans différents contextes : au collège, entre ami·es, ou encore en politique. Les manières dont chacune des expositions déplaçent les habitudes, invitant à l’expérimentation et à redéfinir les règles, sont autant de points de départ pour des conversations collectives. En proposant à chaque groupe différents protocoles que les adolescent·es s’approprient, Margot Bernard accompagne la définition du cadre des échanges donnés à entendre au fil des épisodes. Les traces de ces processus sont par ailleurs rassemblées dans des éditions.
Les adolescent·es du SESSD de Sillery ont habité pendant une semaine l’exposition «Ainsi font, font, font», s’appropriant le lieu et faisant l’expérience de différents modes de relations aux œuvres. Ensemble, elles et ils ont regardé, touché, écouté, passant d’un sens à un autre. Leurs expérimentations sensorielles composent une cartographie du terrain de jeux conçu par les artistes, quand leurs récits donnent à entendre le rythme d’un espace où le repos est une activité comme une autre. L’émission construite avec elles et eux est l’itinéraire d’une exploration continue.
Une émission enregistrée en juillet 2025 avec des adolescent·es du SESSD de Sillery à la Ferme de Marolles-en-Hurepoix, accueilli·es dans l’exposition «Ainsi font font font» par Milène Denécheau, régisseuse et médiatrice du CAC Brétigny, accompagné·es par l’artiste Margot Bernard et le réalisateur sonore Sampson Staples / *Duuu ainsi que par l’équipe du SESSD de Sillery, dont Alice Bach.
«Transmissions» s’est construit avec le soutien de la Région Île-de-France (2020-2021). Ce projet s’inscrit dans le cadre du Contrat d’Éducation Artistique et Culturelle (CTEAC) de Cœur d’Essonne Agglomération avec la DRAC Île de France et l’Académie de Versailles.
Post-production : Sampson Staples et Margot Bernard
Vous savez que beaucoup de personnes ne peuvent pas être libres ?
«Transmissions» est un programme de radio pensé «pour», «par» et «avec» différent·es usager·ères du centre d’art, en connivence avec des artistes invité·es. Espace d’échanges et de dialogues, il invite des usager·ères à donner voix à leurs rencontres avec les expositions, les œuvres et les artistes. «Transmissions» ouvre la médiation à d’autres récits que ceux de l’institution. Le projet cherche à renverser, par l’expérimentation et le tâtonnement radiophoniques, les relations pédagogiques traditionnelles. Le jeu, les paroles ou musiques échangées invitent à entrer dans les expositions du CAC Brétigny par l’écoute, volontairement dissonante et plurielle, de celles et ceux qui en foulent le sol.
«Transmissions» est mené en collaboration avec *Duuu Radio. En 2024-2025, Margot Bernard collabore avec des élèves de 3ème d’Ollainville, des 6ème de Saint-Michel-sur-Orge et des adolescent·es du SESSD de Sillery autour des trois expositions collectives de la saison «Bascules».
L’artiste propose aux participant·es de discuter de ce qui détermine nos manières de vivre ensemble dans différents contextes : au collège, entre ami·es, ou encore en politique. Les manières dont chacune des expositions déplaçent les habitudes, invitant à l’expérimentation et à redéfinir les règles, sont autant de points de départ pour des conversations collectives. En proposant à chaque groupe différents protocoles que les adolescent·es s’approprient, Margot Bernard accompagne la définition du cadre des échanges donnés à entendre au fil des épisodes. Les traces de ces processus sont par ailleurs rassemblées dans des éditions.
Après avoir fait joyeusement usage des possibilités ouvertes par les œuvres de Louis Chaumier, Juliette George et Hugo Béhéragaray rassemblées dans l’exposition «Entrée libre», les élèves de 6ème du collège Jean Moulin ont questionné ensemble les règles qui régissent leur vie quotidienne en classe, les relations entre elles et eux, ou encore l’organisation sociale. En se mettant dans la peau de différentes figures d’autorité, elles et ils imaginent ensuite du haut de leurs 11 ans nombre d’alternatives, voire même des contre-pouvoirs ! Le collage sonore réalisé collectivement rassemble des bribes choisies de leurs conversations animées.
Une émission enregistrée en avril 2025 avec les élèves de 6ème du collège de Saint-Michel-sur-Orge. Accueilli·es dans l’exposition «Entrée libre» au château de Morsang-sur-Orge par Marie Plagnol, responsable communication et médiation du CAC Brétigny et commissaire de «Transmissions» depuis 2022, accompagné·es par l’artiste Margot Bernard et le réalisateur sonore Arthur Bécart / *Duuu ainsi que par leurs professeures Mmes Belkadi et Bourroux.
«Transmissions» s’est construit avec le soutien de la Région Île-de-France (2020-2021). Ce projet s’inscrit dans le cadre du Contrat d’Éducation Artistique et Culturelle (CTEAC) de Cœur d’Essonne Agglomération avec la DRAC Île de France et l’Académie de Versailles.
Post-production : Sampson Staples, Arthur Bécart et Margot Bernard
Il faudrait aussi un État égalitaire, parce que là c’est littéralement la pagaille, rien ne va.
«Transmissions» est un programme de radio pensé «pour», «par» et «avec» différent·es usager·ères du centre d’art, en connivence avec des artistes invité·es. Espace d’échanges et de dialogues, il invite des usager·ères à donner voix à leurs rencontres avec les expositions, les œuvres et les artistes. «Transmissions» ouvre la médiation à d’autres récits que ceux de l’institution. Le projet cherche à renverser, par l’expérimentation et le tâtonnement radiophoniques, les relations pédagogiques traditionnelles. Le jeu, les paroles ou musiques échangées invitent à entrer dans les expositions du CAC Brétigny par l’écoute, volontairement dissonante et plurielle, de celles et ceux qui en foulent le sol.
«Transmissions» est mené en collaboration avec *Duuu Radio. En 2024-2025, Margot Bernard collabore avec des élèves de 3ème d’Ollainville, des 6ème de Saint-Michel-sur-Orge et des adolescent·es du SESSD de Sillery autour des trois expositions collectives de la saison «Bascules».
L’artiste propose aux participant·es de discuter de ce qui détermine nos manières de vivre ensemble dans différents contextes : au collège, entre ami·es, ou encore en politique. Les manières dont chacune des expositions déplaçent les habitudes, invitant à l’expérimentation et à redéfinir les règles, sont autant de points de départ pour des conversations collectives. En proposant à chaque groupe différents protocoles que les adolescent·es s’approprient, Margot Bernard accompagne la définition du cadre des échanges donnés à entendre au fil des épisodes. Les traces de ces processus sont par ailleurs rassemblées dans des éditions.
Après avoir fait joyeusement usage des possibilités ouvertes par les œuvres de Louis Chaumier, Juliette George et Hugo Béhéragaray rassemblées dans l’exposition «Entrée libre», les élèves de 6ème du collège Jean Moulin ont questionné ensemble les règles qui régissent leur vie quotidienne en classe, les relations entre elles et eux, ou encore l’organisation sociale. En se mettant dans la peau de différentes figures d’autorité, elles et ils imaginent ensuite du haut de leurs 11 ans nombre d’alternatives, voire même des contre-pouvoirs ! Le collage sonore réalisé collectivement rassemble des bribes choisies de leurs conversations animées.
Une émission enregistrée en avril 2025 avec les élèves de 6ème du collège de Saint-Michel-sur-Orge. Accueilli·es dans l’exposition «Entrée libre» au château de Morsang-sur-Orge par Marie Plagnol, responsable communication et médiation du CAC Brétigny et commissaire de «Transmissions» depuis 2022, accompagné·es par l’artiste Margot Bernard et le réalisateur sonore Arthur Bécart / *Duuu ainsi que par leurs professeures Mmes Belkadi et Bourroux.
«Transmissions» s’est construit avec le soutien de la Région Île-de-France (2020-2021). Ce projet s’inscrit dans le cadre du Contrat d’Éducation Artistique et Culturelle (CTEAC) de Cœur d’Essonne Agglomération avec la DRAC Île de France et l’Académie de Versailles.
Post-production : Sampson Staples, Arthur Bécart et Margot Bernard
- Il faut pas se couper la parole !
- Mais si, c’est comme ça qu’ils font dans la politique.
«Transmissions» est un programme de radio pensé «pour», «par» et «avec» différent·es usager·ères du centre d’art, en connivence avec des artistes invité·es. Espace d’échanges et de dialogues, il invite des usager·ères à donner voix à leurs rencontres avec les expositions, les œuvres et les artistes. «Transmissions» ouvre la médiation à d’autres récits que ceux de l’institution. Le projet cherche à renverser, par l’expérimentation et le tâtonnement radiophoniques, les relations pédagogiques traditionnelles. Le jeu, les paroles ou musiques échangées invitent à entrer dans les expositions du CAC Brétigny par l’écoute, volontairement dissonante et plurielle, de celles et ceux qui en foulent le sol.
«Transmissions» est mené en collaboration avec *Duuu Radio. En 2024-2025, Margot Bernard collabore avec des élèves de 3ème d’Ollainville, des 6ème de Saint-Michel-sur-Orge et des adolescent·es du SESSD de Sillery autour des trois expositions collectives de la saison «Bascules».
L’artiste propose aux participant·es de discuter de ce qui détermine nos manières de vivre ensemble dans différents contextes : au collège, entre ami·es, ou encore en politique. Les manières dont chacune des expositions déplaçent les habitudes, invitant à l’expérimentation et à redéfinir les règles, sont autant de points de départ pour des conversations collectives. En proposant à chaque groupe différents protocoles que les adolescent·es s’approprient, Margot Bernard accompagne la définition du cadre des échanges donnés à entendre au fil des épisodes. Les traces de ces processus sont par ailleurs rassemblées dans des éditions.
Après avoir fait joyeusement usage des possibilités ouvertes par les œuvres de Louis Chaumier, Juliette George et Hugo Béhéragaray rassemblées dans l’exposition «Entrée libre», les élèves de 6ème du collège Jean Moulin ont questionné ensemble les règles qui régissent leur vie quotidienne en classe, les relations entre elles et eux, ou encore l’organisation sociale. En se mettant dans la peau de différentes figures d’autorité, elles et ils imaginent ensuite du haut de leurs 11 ans nombre d’alternatives, voire même des contre-pouvoirs ! Le collage sonore réalisé collectivement rassemble des bribes choisies de leurs conversations animées.
Une émission enregistrée en avril 2025 avec les élèves de 6ème du collège de Saint-Michel-sur-Orge. Accueilli·es dans l’exposition «Entrée libre» au château de Morsang-sur-Orge par Marie Plagnol, responsable communication et médiation du CAC Brétigny et commissaire de «Transmissions» depuis 2022, accompagné·es par l’artiste Margot Bernard et le réalisateur sonore Arthur Bécart / *Duuu ainsi que par leurs professeures Mmes Belkadi et Bourroux.
«Transmissions» s’est construit avec le soutien de la Région Île-de-France (2020-2021). Ce projet s’inscrit dans le cadre du Contrat d’Éducation Artistique et Culturelle (CTEAC) de Cœur d’Essonne Agglomération avec la DRAC Île de France et l’Académie de Versailles.
Post-production : Sampson Staples, Arthur Bécart et Margot Bernard
Petite dédicace aux parents qui nous écoutent, cœur sur vous.
«Transmissions» est un programme de radio pensé «pour», «par» et «avec» différent·es usager·ères du centre d’art, en connivence avec des artistes invité·es. Espace d’échanges et de dialogues, il invite des usager·ères à donner voix à leurs rencontres avec les expositions, les œuvres et les artistes. «Transmissions» ouvre la médiation à d’autres récits que ceux de l’institution. Le projet cherche à renverser, par l’expérimentation et le tâtonnement radiophoniques, les relations pédagogiques traditionnelles. Le jeu, les paroles ou musiques échangées invitent à entrer dans les expositions du CAC Brétigny par l’écoute, volontairement dissonante et plurielle, de celles et ceux qui en foulent le sol.
«Transmissions» est mené en collaboration avec *Duuu Radio. En 2024-2025, Margot Bernard collabore avec des élèves de 3ème d’Ollainville, des 6ème de Saint-Michel-sur-Orge et des adolescent·es du SESSD de Sillery autour des trois expositions collectives de la saison «Bascules».
L’artiste propose aux participant·es de discuter de ce qui détermine nos manières de vivre ensemble dans différents contextes : au collège, entre ami·es, ou encore en politique. Les manières dont chacune des expositions déplaçent les habitudes, invitant à l’expérimentation et à redéfinir les règles, sont autant de points de départ pour des conversations collectives. En proposant à chaque groupe différents protocoles que les adolescent·es s’approprient, Margot Bernard accompagne la définition du cadre des échanges donnés à entendre au fil des épisodes. Les traces de ces processus sont par ailleurs rassemblées dans des éditions.
Après avoir fait l’expérience des processus d’échange, d’accueil et de transmission à l’œuvre dans l’exposition d’Elise Courcol-Rozès et Fabienne Guilbert Burgoa, les 3èmes option Histoire des arts du collège d’Ollainville s’interrogent sur les systèmes de valeurs économiques et symboliques qui les entourent. Au fil des débats, les affirmations des un·es et des autres sur la répartition des richesses ou les objets de nos affections sont discutées, leurs conversations se construisant à partir de ce que les adolescent·es mettent en partage à chaque séance.
Deux émissions enregistrées entre janvier et avril 2025 avec les 3èmes option Histoire des arts du collège la Fontaine au Berger de Ollainville. Accueilli·es dans l’exposition «Casino» à la galerie Francval d’Arpajon par Marie Plagnol, responsable communication et médiation du CAC Brétigny et commissaire de «Transmissions» depuis 2022, accompagné·es par l’artiste Margot Bernard et le réalisateur sonore Arthur Bécart / *Duuu ainsi que par leurs professeures.
«Transmissions» s’est construit avec le soutien de la Région Île-de-France (2020-2021). Ce projet s’inscrit dans le cadre du Contrat d’Éducation Artistique et Culturelle (CTEAC) de Cœur d’Essonne Agglomération avec la DRAC Île de France et l’Académie de Versailles.
Post-production : Arthur Bécart et Margot Bernard
On sait ce qu’on ferait si on était riche, mais on sait pas ce qu’on ferait si on était pauvre. Et du coup, on se met toujours à la place des riches, mais jamais à la place des pauvres.
«Transmissions» est un programme de radio pensé «pour», «par» et «avec» différent·es usager·ères du centre d’art, en connivence avec des artistes invité·es. Espace d’échanges et de dialogues, il invite des usager·ères à donner voix à leurs rencontres avec les expositions, les œuvres et les artistes. «Transmissions» ouvre la médiation à d’autres récits que ceux de l’institution. Le projet cherche à renverser, par l’expérimentation et le tâtonnement radiophoniques, les relations pédagogiques traditionnelles. Le jeu, les paroles ou musiques échangées invitent à entrer dans les expositions du CAC Brétigny par l’écoute, volontairement dissonante et plurielle, de celles et ceux qui en foulent le sol.
«Transmissions» est mené en collaboration avec *Duuu Radio. En 2024-2025, Margot Bernard collabore avec des élèves de 3ème d’Ollainville, des 6ème de Saint-Michel-sur-Orge et des adolescent·es du SESSD de Sillery autour des trois expositions collectives de la saison «Bascules».
L’artiste propose aux participant·es de discuter de ce qui détermine nos manières de vivre ensemble dans différents contextes : au collège, entre ami·es, ou encore en politique. Les manières dont chacune des expositions déplaçent les habitudes, invitant à l’expérimentation et à redéfinir les règles, sont autant de points de départ pour des conversations collectives. En proposant à chaque groupe différents protocoles que les adolescent·es s’approprient, Margot Bernard accompagne la définition du cadre des échanges donnés à entendre au fil des épisodes. Les traces de ces processus sont par ailleurs rassemblées dans des éditions.
Après avoir fait l’expérience des processus d’échange, d’accueil et de transmission à l’œuvre dans l’exposition d’Elise Courcol-Rozès et Fabienne Guilbert Burgoa, les 3èmes option Histoire des arts du collège d’Ollainville s’interrogent sur les systèmes de valeurs économiques et symboliques qui les entourent. Au fil des débats, les affirmations des un·es et des autres sur la répartition des richesses ou les objets de nos affections sont discutées, leurs conversations se construisant à partir de ce que les adolescent·es mettent en partage à chaque séance.
Deux émissions enregistrées entre janvier et avril 2025 avec les 3èmes option Histoire des arts du collège la Fontaine au Berger de Ollainville. Accueilli·es dans l’exposition «Casino» à la galerie Francval d’Arpajon par Marie Plagnol, responsable communication et médiation du CAC Brétigny et commissaire de «Transmissions» depuis 2022, accompagné·es par l’artiste Margot Bernard et le réalisateur sonore Arthur Bécart / *Duuu ainsi que par leurs professeures.
«Transmissions» s’est construit avec le soutien de la Région Île-de-France (2020-2021). Ce projet s’inscrit dans le cadre du Contrat d’Éducation Artistique et Culturelle (CTEAC) de Cœur d’Essonne Agglomération avec la DRAC Île de France et l’Académie de Versailles.
Post-production : Arthur Bécart et Margot Bernard
Guérir pour normaliser, ou l’inverse ?
Au printemps 2025, *Duuu propose un programme axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
PEOPLE BEHIND WALLS, fragments de luttes antipsychiatriques et poésies fantômes - un atelier proposé par Tania Gheerbrant le 2 juin 2025.
Tania Gheerbrant propose un arpentage sous forme de lectures de poèmes, récits chorals et autres jeux de montage à partir d’une collection de fanzines antipsychiatriques des années 70. Par le relais de leurs larynx, pharynx et autres organes phonateurs, le groupe devient ainsi le véhicule de ces voix oubliées. Réuni autour d’une table circulaire, le groupe ressuscite ensemble les mots et les rimes de ces anciens collectifs de patient·es militant·es. Cinquante ans plus tard, leurs révélations oubliées, cris étouffés et autres braises de luttes reviennent hanter le réel. Depuis leurs bouches-micros, les textes People Behind Walls, No More Genocide, Plante Me ou Life ricochent jusqu’aux oreilles des auditeur·ices. Façon de murmurer ensemble la sempiternelle question : est-ce un bon signe d’être bien adapté·e dans une société profondément malade ?
Tania Gheerbrant vit et travaille entre Paris et Zurich, elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2017. Son travail a récemment été exposé lors d’une exposition personnelle au Salzburger Kunstverein en Autriche-2025; ainsi que dans différentes expositions collectives, notamment : à la Galerie Anne Barrault - 2025, au Palais de Tokyo - 2024, au Frac Bretagne - 2024, à la Bally Foundation - 2023-CH, au 66e Salon de Montrouge - 2022, aux Ateliers Vivegnis International - 2022-BE, au Point commun - 2021, à la Fondation Fiminco - 2021, au Palais des Beaux-Arts de Paris - 2021, au Centre Culturel tchèque - 2020, à la Panacée MoCo, Montpellier - 2019. Elle est notamment lauréate en 2024 de Mécène du Sud et du Art Norac-Frac Bretagne. Ses dernières œuvres ont été commanditées par la Bally Foundation (CH) ou soutenues par le Palais de Tokyo et la DRAC Île-de-France.
Enregistrement et post-production : Sampson Staples
Avec le soutien de la ville de Paris.
Comme un moyen d’atterrir, de scanner l’espace plutôt que de regarder votre partenaire.
Au printemps 2025, *Duuu propose un programme axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct à la radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
WALK, HANDS, EYES (La Villette) - un atelier proposé par Myriam Lefkowitz le 5 mai 2025.
Walk, Hands, Eyes (a city) est un projet qui consiste en une expérience pour un spectateur et un guide, qui au cours d’une balade silencieuse dans une ville, tisse une relation particulière entre marcher, voir et toucher. Cet autre mode de perception consiste à suspendre temporairement son rapport à la vision et à observer les effets ainsi générés tant sur le plan sensoriel que sur le plan de son activité imaginante.
Dans quel(s) corps et dans quelle(s) ville(s) marche t-on alors ?
Après Gennevilliers, Medellin, Plymouth ou São Paolo, Myriam Lefkowitz forme un nouveau groupe de personnes pour qu’ils deviennent à leur tour guides et dépositaires de ces ballades. Les participant·es passent une paire d’heure dans une salle de répétition du Théâtre Paris-Villette pour échauffer le toucher et l’attention, puis testent ce que cette balade peut faire faire en la laissant les guider dans le quartier de la Villette et ses alentours. Iels se réunissent ensuite au studio *Duuu pour évoquer collectivement leurs impressions.
Les recherches de Myriam Lefkowitz (née en 1980), se concentrent sur les relations complexes qui se tissent entre sensations, perceptions et images. Pour partager ces questions elle conçoit des pratiques qui engagent la relation directe entre spectateuricess et performeureuses. Elle tente de créer les conditions pour que nous basculions vers des états de perception modifiés et d’observer comment cela affecte notre activité imaginante.
Enregistrement : Sampson Staples
Post-production : Amélie Du Ché
Avec le soutien de la ville de Paris et en collaboration avec le Théâtre Paris-Villette
Elles n’achèteront pas un bol de chips pour le pigeon de Venise.
Le cycle Écouter sans les yeux est axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Prenant appui sur les systèmes sensoriels de la perception, ce cycle envisage le son comme terrain d’expérimentation d’un dialogue ouvert autour des sensibilités individuelles et collectives. Par un ensemble d’ateliers, de transmissions de pratiques et de rencontres avec des artistes, il s’agit de partager des outils avec des participant·es et d’ouvrir l’expérimentation radiophonique. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur *Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Le pigeon de Venise - Mélanie Blaison
Comment attraper quelque chose dans sa bouche, avec ses mains, ses pieds, son bec, attraper aussi avec ses oreilles ? Les interactions de groupes dans l’espace public et sur le terrain. Des relations entre des personnages. La vie sur le terrain, un terrain ou des terrains. Quels bruits ça fait, quels bruits nous guident ou nous rendent la vie infernale le jour, la nuit. Voler dans tous les sens du terme. Bouger, ronfler aussi. Des morceaux de cécifoot qui rebondissent un peu partout dans les textes. Récits de moments de pause dans le travail, la nuit et les congés d’été. Huit textes courts, dialogues et poésies nommés :
- Le pigeon de Venise
- Le goéland d’Étretat
- D’une toile de tente à l’autre
- Les sacs à dos
- Les téléphones portables
- Entre août et septembre
- Masque de nuit ou le vol
- Le papier toilettes
Une émission enregistrée le 11 octobre 2024
Enregistrement : Arthur Bécart
Post-production : Morgane Charles
Ce projet s’inscrit dans le cadre du dispositif Eté Culturel de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture
C’est vrai que c’est assez curieux, un sopalin qui recouvre un visage.
Le cycle Écouter sans les yeux est axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Prenant appui sur les systèmes sensoriels de la perception, ce cycle envisage le son comme terrain d’expérimentation d’un dialogue ouvert autour des sensibilités individuelles et collectives. Par un ensemble d’ateliers, de transmissions de pratiques et de rencontres avec des artistes, il s’agit de partager des outils avec des participant·es et d’ouvrir l’expérimentation radiophonique. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur *Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
La mouette se déplace de droite à gauche - Agathe Boulanger, Laurent Bouzanquet, Thierry Sapotille et la RADO
Agathe Boulanger, Laurent Bouzanquet et Thierry Sapotille sont soignant.es dans une structure pour jeunes. Ils ont initié à leurs côtés la RADO, la radio des ados. Tous les mardis après-midi, ils imaginent ensemble capsules sonores, entretiens, ambiances musicales réalisées avec les moyens du bord et la parole au centre. Invités par *Duuu Radio dans le cadre du programme “Écouter sans les yeux”, ils.elles ont pensé ensemble, à partir de leur pratique commune du labo photo, une séance de radio-description d’images, avec les photographies réalisées par les jeunes. Photos de loisirs, de vacances ou du quotidien, chaque image est décrite avec la subjectivité de chacun.e et le soutien du groupe qui porte, étaye, vers une description entre bulle contemplative et expérience méditative.
Une émission enregistrée le 13 octobre 2024
Enregistrement : Arthur Bécart
Post-production : Morgane Charles
Ce projet s’inscrit dans le cadre du dispositif Eté Culturel de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture
C’est comme la langue allemande, le fait d’avoir le côté Lego que t’empiles, c’est la même logique.
Le cycle Écouter sans les yeux est axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Prenant appui sur les systèmes sensoriels de la perception, ce cycle envisage le son comme terrain d’expérimentation d’un dialogue ouvert autour des sensibilités individuelles et collectives. Par un ensemble d’ateliers, de transmissions de pratiques et de rencontres avec des artistes, il s’agit de partager des outils avec des participant·es et d’ouvrir l’expérimentation radiophonique. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur *Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.
Transcrire l’osmose, écrire des mouvements de groupe - Lina Schlageter
Qu’est-ce qui se passe lorsque l’on bouge à l’unisson dans un groupe ? Quelles sensations, quels affects cela produit-il de se fondre dans un mouvement collectif ? A partir de quoi définit-on une danse collective ? Comment cela s’organise-t-il ? Quel.le.s conditions et outils sont requis.es pour ce type d’expériences ? Quels types d’écoute et de mouvements cela génère-t-il ?
L’atelier propose d’explorer physiquement et d’analyser différents types et expériences de mouvements de groupe (de la danse collective, au défilé militaire, à la manifestation) par le biais du récit et de la cinétographie Laban, pour construire différents points de vue sur ces expériences physiques et collectives, comprendre ce qui les différencie et comment elles fonctionnent. La cinétographie Laban est un système de transcription écrite du mouvement développée par Rudolf Laban et publiée en 1928. Il s’est particulièrement penché sur l’étude des chorégraphies collectives autour de la notion de « Mouvements de groupe », qu’il a spécifiquement développée avec ce système d’écriture.
Une émission enregistrée le 3 octobre 2024
Enregistrement et post-production : Morgane Charles
Ce projet s’inscrit dans le cadre du dispositif Eté Culturel de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture