Jamais je retourne chez ces fous.
Sonore documentaire : récits, lieux, archives
12 - Les écotones : Anna-Lucia Verdier 00’00
13 - Invisible pain : Valeria Cristiani 04’57
14 - Shape of my heart : Charlotte Leroux 07’35
15 - Un appel : Yulia Tarnovskaia 11’16
16 - Comme la pluie en été : Myrtille Charvet 16’32
17 - Quête : Paulvi Ngimbi 20’13
18 - A Machahu : Nina Ldjida Zermani 24’13
19 - Le Pire Week-end de Ma Vie : Suzanne Tersiguel 26’58
20 - Who is she ? : Thaïs Ayrault 30’02
21 - Speak for/to yourself : Grâce Emmanuella Rabet 33’38
22 - de l’or dans les mains : Fantine Lefevre 40’07
23 - La malédiction des sons : Naama Al Alwani 44’31
Un assemblage de pièces sonores créés dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Son divorce avec l’humanité commence à l’instant où il pleure sur le cheval.
À quel moment nos chemins se sont-ils séparés ?
À quel instant nous sommes-nous éloignés de l’animal, de la nature, du vivant ?
Construire, nommer, domestiquer, transformer, maîtriser : telles sont les règles érigées en principes qui régissent notre monde moderne. Ses progrès techniques et technologiques ont progressivement modifié notre manière d’habiter le monde, nous éloignant peu à peu de certains rythmes, de certains instincts, de certaines formes de présence. Nous avons appris à nous
protéger du dehors, jusqu’à parfois ne plus savoir comment y entrer.
Mais que reste-t-il de l’animal en nous ?
Peut-être l’animal, de la même façon que le ferait un miroir, nous renvoie-t-il à notre propre image et à ce que nous tentons d’atténuer, de lisser : Le corps, l’instinct, l’écoute, le mouvement, le besoin de l’autre. Peut-être est-ce pour cela que nous continuons à prendre soin des chiens ou à regarder courir les chevaux ; peut-être retrouvons-nous dans leurs mouvements, fascinés, quelque chose qui nous échappe, des restes, quelque chose de nous, avant même que nous cherchions à nommer le monde.
Finalement, les présences se mélangent, les souffles se superposent, les existences ne se distinguent plus. Avec l’animal, les mots ne sont plus nécessaires, quelque chose se transmet sans être dit. En le contemplant et en cherchant à le comprendre, c’est aussi nous-mêmes que nous essayons de déchiffrer.
Alors peut-être nous faut-il écouter, être attentifs aux souffles qui se croisent, aux instincts qui se délient, aux altérités qui résonnent et se répondent en silence, écouter pour tenter de retrouver et de toucher du bout du doigt ce qui, indéniablement, nous relie.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.