Qu’advient-il de notre humanité lorsque notre propre corps devient l’instrument de sa propre douleur ?
À Belgrade, le 15 mars 2025, l’immatérialité du son a été détournée en instrument de violence. Cette pièce sonore s’intéresse à la mécanique des armes soniques qui transforment un corps réceptif en une caisse de résonance forcée de la brutalité humaine. Le son, dans sa spécificité immatérielle, est ici détourné pour devenir vecteur de cruauté.
Mon travail expose le corps utilisé comme chambre d’écho de la violence : une agression sans contact apparent qui déresponsabilise l’acte de blesser et déshumanise, en faisant du corps le médium même de l’oppression.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.