La pièce sonore Les écotones explore les zones lisières, les espaces frontières. Elle s’intéresse à ce concept issu des sciences écologiques : un espace de transition entre deux milieux, qu’ils soient naturels ou urbanisés. Les écotones sont des espaces habités, partagés par les vivants qui se pensent autant d’un point de vue spatial que sonore. Les sons des espèces, des végétaux, des éléments s’y rencontrent, et entrent en contact dans différents spectres de fréquences.
Dans nos villes industrielles, ces espaces tendent à devenir monolithiques. Les bruits de nos modernités envahissent tout : vrombissement de l’autoroute, vacarme des avions. Entre fiction
spéculative, field recording et poésie, cette pièce propose d’imaginer de nouveaux écotones à l’intérieur de nos villes plutôt que de documenter les existants. Une invitation à tendre l’oreille vers les crissements des vers de terre, les grésillements des ondes électromagnétiques, à se balader dans ces espaces réinventés où s’écoute autrement la porosité des milieux vivants.
Voix : Thaïs Ayrault, Anna-Lucia Verdier
Extraits de textes personnels et issus de : David Dunn, 2011, Extractions des espaces sauvages. Cybernétique de l’écoute, écologie sonore. Textes 1981-2011.
Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.