En direct de l’école média-art de Châlon-sur-Saône
Toutes ces séquences qui forment l’histoire de la lecture par des formes de rupture.
Pourquoi lisons-nous #4
La mort de la lecture ?
Avec Éric Marty (professeur à Paris Diderot) et Paloma Moin (performeuse)
Pourquoi persiste-t-on à lire ? Comment est-ce que notre rapport à la lecture se transformet-il à notre ère ? Si dans le futur nous continuons à lire, quelle(s) forme(s) cette pratique prendra-t-elle ? Quelle sera sa place ? Jadis, dans les temps très anciens, lire c’était exercer un pouvoir, savoir lire, c’était avoir un pouvoir, parfois même être le pouvoir… Nous aborderons la question de la mort de la lecture de manière très subjective, et non dans une optique sociologique à partir des habituelles enquêtes statistiques sur la diminution du nombre des lecteurs. Une question vient alors : que serait une lecture irrémédiablement éloignée de tous les insignes du pouvoir. Performance de l’artiste Paloma Moin, « Confessions Under Request » à travers une pratique d’écriture automatique qui débute avant la rencontre et qui se poursuit jusqu’à la fin. L’artiste retranscrit ses réflexions sur un ordinateur, les phrases étant projetées derrière elle pendant la rencontre, tel un commentaire en direct et en continu, à la fois muet et parlant. Confessions Under Request #3 (« La Mort de la lecture »)
Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.
Ce cycle a été créé par Christopher Alexander Kostritsky Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec la Bibliothèque des Grands Moulins - Université Paris Diderot et la Fondation des Etats-Unis, enregistrée le 05 avril 2018 à la Bibliothèque des Grands Moulins.
Mixage : Juliette Sedes
Jingle : Juliette Sebes
Qu’est-ce qui se passe dans l’identification qui a lieu quand on lit des romans ?
Pourquoi lisons-nous #3
Lire le roman pour se trouver ou pour se perdre ?
Avec Dominique Rabaté (professeur à Paris Diderot)
On dit souvent que le lecteur, et plus souvent la lectrice comme Emma Bovary, s’identifie aux personnages des romans ? Comment se passe ce phénomène ? Pourquoi sert-il souvent à discréditer la fable romanesque, la faiblesse d’esprit de ceux et celles qui en subissent le pouvoir contagieux ? Quels mécanismes d’identification mobilise la lecture d’un roman ? Ne pourrait-on pas dire aussi bien que la lecture du roman favorise une mobilité plastique de désidentification ?
Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.
Ce cycle a été créé par Christopher Alexander Kostritsky Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec la Bibliothèque des Grands Moulins - Université Paris Diderot et la Fondation des Etats-Unis, enregistrée le 19 mars 2018 à la Bibliothèque des Grands Moulins.
Mixage : Juliette Sedes
Jingle : Juliette Sebes
On ne pourra jamais théoriser cette pratique, l’enfermer, la coder, ce qui ne signifie pas qu’elle n’existe pas ; (…) elle ne se laissera penser que par les sujets casseurs des automatismes.
Pourquoi lisons-nous #1
Lire le genre, troubler les genres
Avec Vincent Broqua (professeur à Paris 8) et Anne Crémieux (maîtresse de Conférences à Paris Nanterre)
Dans son essai autobiographique « Seeing Gender » (Bodies of Work, 1997), l’écrivaine américaine Kathy Acker (1947-1997) lie l’expérience de la piraterie de la représentation du genre à celle de la lecture. Elle établit un lien entre son expérience mortifère des représentations genrées qu’on lui avait assignées à celle d’un désir de lecture compensatoire, et, plus tard, d’une écriture pirate, c’est-à-dire d’une écriture qui repose sur le piratage d’autres textes et des genres littéraires. Partant de la lecture de cet essai ainsi que de la présentation de l’écriture de Kathy Acker, on cherchera à s’interroger sur la façon dont les représentations de genre et celles qui les déconstruisent passent par l’écriture (au sens large du terme, écriture littéraire, écriture cinématographique). Ainsi, loin de chercher des essences genrées dans l’écriture, on cherchera à se questionner sur ce que la question du genre fait à l’écriture. On pourra ainsi évoquer des textes de Rosmarie Waldrop, où la grammaire du genre se trouve mise en question, la question du genre épique traité par des femmes écrivaines, ou encore le genre de l’essai, il s’agira aussi de se poser la question de
ce qu’il advient de l’écriture cinématographique quand le genre travaille le cinéma, d’un côté ou de l’autre de la caméra.
Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.
Ce cycle a été créé par Christopher Alexander Kostritsky Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec la Bibliothèque des Grands Moulins - Université Paris Diderot et la Fondation des Etats-Unis, enregistrée le 25 janvier 2018 à la Fondation des États-Unis.
Mixage : Juliette Sedes
Jingle : Juliette Sebes