[DIRECT] À voix hautes : « Actualité des clubs thérapeutiques » @ *Duuu - À voix haute
En direct
Volume
À voix haute
25.09.26
Écouter

Ce vendredi 25 septembre, le collectif À voix hautes propose la lecture de l’ouvrage « Actualité des clubs thérapeutiques » de Marie-Françoise Le Roux, édité en 2005 par Champ Social, dans le cadre des Semaines de la Folie Ordinaire franciliennes.

Le collectif À voix hautes, composé d’Agathe Boulanger, Clémence Bré, Muriel Bucher, Sarah Chaumette, Sybille Chevreuse, Léna Monnier, Paola Pelagalli, Graziela Susin et Camille Zuber, propose des lectures publiques d’écrits de femmes impliquées, depuis différents lieux et de manières diverses, dans la psychothérapie institutionnelle, ou encore d’autrices qui écrivent à propos du soin en psychiatrie.

Par la pratique de lectures radiodiffusées, de montage et d’assemblage de textes, le collectif invite toute personne à y prêter sa voix, dans la tentative d’approfondir la pluralité des centres d’intérêt d’une même autrice, ou de faire converser des femmes qui n’ont pas toujours eu l’occasion de se rencontrer.

Une veillée radiophonique enregistrée par Loraine Baud, en direct depuis la Folie N4 de *Duuu.

Écouter
22.03.19
Lire la poésie, à quoi bon maintenant ?
51'26"
Pourquoi lisons-nous (7)
Pourquoi lisons-nous (7)
22.03.19
Écouter

Pourquoi lisons-nous #7
Lire la poésie, à quoi bon maintenant ?
Avec Marik Froidefond (maîtresse de conférences à Paris Diderot) et Denise Desautels (poète québécoise)

À quoi bon la poésie et les poètes ? À quoi bon lire ce qui ne sert à rien, ne nous raconte pas d’histoire, n’arrête pas la violence et parfois même nous dérobe son sens. Plus que n’importe quel autre genre littéraire, la poésie suscite la méfiance. Et même les railleries : qu’on la dise irresponsable, élitiste, hermétique ou égocentrique, on a vite fait de l’accuser de tous les maux et surtout de péremption. Pourtant des poètes continuent à écrire et des lecteurs à les lire. Cette persévérance serait-elle
l’indice que la poésie a (encore) quelque chose à nous dire, et nous quelque chose à recevoir ou à exiger d’elle ?

Le Printemps des poètes portera cette année sur la beauté. Peut-être lisons-nous, écrivons-nous dans un monde en grand état de délabrement et de douleur pour croire encore en sa possibilité d’advenir, pour nous donner la chance de la chercher, de l’approcher là où elle se terre, pour entendre parler d’elle même quand tout semble vouloir la nier et même, et surtout peut-être, dans des textes qui la mettent à l’épreuve. Telle est la proposition de Denise Desautels, poète québécoise, avec qui nous dialoguerons. Nous réfléchirons aussi aux façons dont nous lisons la poésie, car la question du pourquoi et celle du comment sont étroitement liées et éclairent la spécificité du rapport que nous pouvons nouer à la poésie. Si on ne lit pas un livre de poésie comme on lit un polar, faut-il pour autant opposer terme à terme lecture fictionnelle et lecture poétique, et considérer l’une (linéaire, cursive, immersive) comme le revers de l’autre (non-linéaire, disruptive, distanciée) ? Enfin, quelles différences y a-t-il entre lire et écouter lire, c’est-à-dire entre l’entretien solitaire et silencieux avec le livre de poésie et sa réception lors d’une performance publique ?

Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.

Ce cycle a été créé par Christopher Alexander Kostritsky Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec la Bibliothèque des Grands Moulins - Université Paris Diderot et la Fondation des Etats-Unis, enregistrée le 22 mars 2019 à la Bibliothèque des Grands Moulins.

Mixage : Juliette Sedes
Jingle : Juliette Sebes

00
00
00
00