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09.06.23
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𝙳𝚎 𝚖𝚊𝚒 𝚊̀ 𝚜𝚎𝚙𝚝𝚎𝚖𝚋𝚛𝚎 *𝙳𝚞𝚞𝚞 𝚘𝚛𝚐𝚊𝚗𝚒𝚜𝚎 𝚍𝚎𝚜 𝚎́𝚟𝚎́𝚗𝚎𝚖𝚎𝚗𝚝𝚜 𝚊𝚞𝚡 𝚊𝚋𝚘𝚛𝚍𝚜 𝚍𝚎 𝚜𝚘𝚗 𝚜𝚝𝚞𝚍𝚒𝚘 𝚜𝚒𝚝𝚞𝚎́ 𝚍𝚊𝚗𝚜 𝚕𝚊 𝙵𝚘𝚕𝚒𝚎 𝙽𝟺 𝚊𝚞 𝙿𝚊𝚛𝚌 𝚍𝚎 𝚕𝚊 𝚅𝚒𝚕𝚕𝚎𝚝𝚝𝚎 (𝙿𝚊𝚛𝚒𝚜 𝟷𝟿𝚎).

Ce vendredi 26 mai de 20h à 00h, *Duuu invite Le collectif Dernière Heure pour une soirée entre discussions, lectures, écritures, lives et DJ sets.

Au programme :
⁎ un échange avec Léa Paintandre autour de son projet Tendre Ael, des modes d’écoutes spécifiques aux lieux et de l’enregistrement de paysages sonores
⁎ un moment d’écriture ouvert à tou.te.s pendant le DJ set de s♡$o
⁎ un live de tumy à mi-chemin entre monde perdu et recoin d’une chambre d’ado
⁎ un DJ set d’HAJJ pour danser avec les derniers rayons du soleil

Léa Paintandre (Paris)

Léa Paintandre est artiste plasticienne. Elle s’intéresse dans son travail à la notion d’écoute et à la recherche d’éléments de tension entre musique et bruits. Son approche mêle un intérêt pour l’écologie sonore, les présences vocales et les technologies numériques en considérant les sons qui nous entourent comme des éléments indissociables de nos perceptions et émotions. Dans son travail d’installation sonore comme son projet musical post-club Tendre Ael, elle explore le son dans sa dimension plastique et texturée, à la croisée entre field recordings, frottements et pollution sonore.

https://soundcloud.com/tendreael

s♡$o (Bruxelles)

Impliquée dans le collectif dernière heure, s♡$o construit dans ses mixs des paysages flottants et narratifs. Elle utilise régulièrement le texte, pour mettre en place des récits latents qu’elle développe intuitivement au creux des nappes sonores. Ses influences oscillent entre musique ambient et glitchs IDM, avec un intérêt pour les sons texturés et le field recording.

https://soundcloud.com/solenesoso

tumy (Nice)

tumy produit des morceaux influencés, entre-autres, par le black métal, la musique ambient et les OST de jeux vidéo. Il délivre une musique atmosphérique lors de lives enveloppants, accompagné par sa guitare électrique. Ses mélodies entrecoupées de drums rythmés dessinent les contours d’un monde apocalyptique teinté d’une touche de nostalgie.

https://soundcloud.com/tumy06

HAJJ (Lyon)

Florent Hadjinazarian ou HAJJ, est un artiste, compositeur et réalisateur. Il est le fondateur du label Dawn, créé en 2009, et anime également son émission Souffrance FM, diffusée sur Lyl Radio. Sa musique palpite entre rap, ambient, pop, doom metal, grime et sound design. Elle agit comme par flashs, dans ce qu’il qualifie de marche contre les conventions, une lutte contre la tradition et un appel à l’abandon des habitudes, au profit de la provocation.

https://soundcloud.com/hadji-hajj

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25.01.18
Lire le genre, troubler les genres
Christopher Alexander Kostritsky Gellert
59'53"
Pourquoi lisons-nous (1)
Pourquoi lisons-nous (1)
25.01.18
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Pourquoi lisons-nous #1
Lire le genre, troubler les genres
Avec Vincent Broqua (professeur à Paris 8) et Anne Crémieux (maîtresse de Conférences à Paris Nanterre)

Dans son essai autobiographique « Seeing Gender » (Bodies of Work, 1997), l’écrivaine américaine Kathy Acker (1947-1997) lie l’expérience de la piraterie de la représentation du genre à celle de la lecture. Elle établit un lien entre son expérience mortifère des représentations genrées qu’on lui avait assignées à celle d’un désir de lecture compensatoire, et, plus tard, d’une écriture pirate, c’est-à-dire d’une écriture qui repose sur le piratage d’autres textes et des genres littéraires. Partant de la lecture de cet essai ainsi que de la présentation de l’écriture de Kathy Acker, on cherchera à s’interroger sur la façon dont les représentations de genre et celles qui les déconstruisent passent par l’écriture (au sens large du terme, écriture littéraire, écriture cinématographique). Ainsi, loin de chercher des essences genrées dans l’écriture, on cherchera à se questionner sur ce que la question du genre fait à l’écriture. On pourra ainsi évoquer des textes de Rosmarie Waldrop, où la grammaire du genre se trouve mise en question, la question du genre épique traité par des femmes écrivaines, ou encore le genre de l’essai, il s’agira aussi de se poser la question de
ce qu’il advient de l’écriture cinématographique quand le genre travaille le cinéma, d’un côté ou de l’autre de la caméra.

Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.

Ce cycle a été créé par Christopher Alexander Kostritsky Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec la Bibliothèque des Grands Moulins - Université Paris Diderot et la Fondation des Etats-Unis, enregistrée le 25 janvier 2018 à la Fondation des États-Unis.

Mixage : Juliette Sedes
Jingle : Juliette Sebes