27.06.26
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Samedi 27 juin, Duuu enregistre en public et en direct une émission réunissant les artistes Flora Moscovici et Yoan Sorin, et le curateur Frédéric Emprou autour des œuvres et des enjeux soulevées par l’exposition Leur mémoire a des rumeurs*. L’émission sera suivie d’un concert de l’artiste musicien PEREZ à 18h.

📍Entrée libre au 59 Rue de la République, 93200 Saint-Denis, à partir de 16h

La Villa D, centre d’art contemporain (Saint-Denis) présente une exposition réunissant deux figures de la scène contemporaine française : Flora Moscovici et Yoan Sorin, qui reformulent ici leur duo Mobilier Peint.

Leur mémoire a des rumeurs invite à déambuler au cœur d’une installation in-situ où la peinture se déploie dans toutes ses dimensions : couleur, matière, geste, surface, support. Atmosphérique et fantomatique, elle convoque la mémoire des lieux et l’histoire de la maison pour en faire une expérience pleinement immersive.

Enregistrement : Mathias Dupaquier & Mateo Cuin

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25.01.18
Lire le genre, troubler les genres
59'53"
Pourquoi lisons-nous (1)
Pourquoi lisons-nous (1)
25.01.18
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Pourquoi lisons-nous #1
Lire le genre, troubler les genres
Avec Vincent Broqua (professeur à Paris 8) et Anne Crémieux (maîtresse de Conférences à Paris Nanterre)

Dans son essai autobiographique « Seeing Gender » (Bodies of Work, 1997), l’écrivaine américaine Kathy Acker (1947-1997) lie l’expérience de la piraterie de la représentation du genre à celle de la lecture. Elle établit un lien entre son expérience mortifère des représentations genrées qu’on lui avait assignées à celle d’un désir de lecture compensatoire, et, plus tard, d’une écriture pirate, c’est-à-dire d’une écriture qui repose sur le piratage d’autres textes et des genres littéraires. Partant de la lecture de cet essai ainsi que de la présentation de l’écriture de Kathy Acker, on cherchera à s’interroger sur la façon dont les représentations de genre et celles qui les déconstruisent passent par l’écriture (au sens large du terme, écriture littéraire, écriture cinématographique). Ainsi, loin de chercher des essences genrées dans l’écriture, on cherchera à se questionner sur ce que la question du genre fait à l’écriture. On pourra ainsi évoquer des textes de Rosmarie Waldrop, où la grammaire du genre se trouve mise en question, la question du genre épique traité par des femmes écrivaines, ou encore le genre de l’essai, il s’agira aussi de se poser la question de
ce qu’il advient de l’écriture cinématographique quand le genre travaille le cinéma, d’un côté ou de l’autre de la caméra.

Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.

Ce cycle a été créé par Christopher Alexander Kostritsky Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec la Bibliothèque des Grands Moulins - Université Paris Diderot et la Fondation des Etats-Unis, enregistrée le 25 janvier 2018 à la Fondation des États-Unis.

Mixage : Juliette Sedes
Jingle : Juliette Sebes

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