À voix haute
25.09.26
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Ce vendredi 25 septembre, le collectif À voix hautes propose la lecture de l’ouvrage « Actualité des clubs thérapeutiques » de Marie-Françoise Le Roux, édité en 2005 par Champ Social, dans le cadre des Semaines de la Folie Ordinaire franciliennes.

Le collectif À voix hautes, composé d’Agathe Boulanger, Clémence Bré, Muriel Bucher, Sarah Chaumette, Sybille Chevreuse, Léna Monnier, Paola Pelagalli, Graziela Susin et Camille Zuber, propose des lectures publiques d’écrits de femmes impliquées, depuis différents lieux et de manières diverses, dans la psychothérapie institutionnelle, ou encore d’autrices qui écrivent à propos du soin en psychiatrie.

Par la pratique de lectures radiodiffusées, de montage et d’assemblage de textes, le collectif invite toute personne à y prêter sa voix, dans la tentative d’approfondir la pluralité des centres d’intérêt d’une même autrice, ou de faire converser des femmes qui n’ont pas toujours eu l’occasion de se rencontrer.

Une veillée radiophonique enregistrée par Loraine Baud, en direct depuis la Folie N4 de *Duuu.

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08.02.18
Lire le boudoir, les plaisirs de la langue
44'00"
Pourquoi lisons-nous (2)
Pourquoi lisons-nous (2)
08.02.18
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Pourquoi lisons-nous #2
Lire le boudoir, les plaisirs de la langue
Avec Pierre Zaoui (professeur à Paris Diderot) et Cécile Martin (comédienne)

Longtemps, la littérature érotique ou pornographique (il n’est pas très sûr que la distinction entre les deux soit pertinente : rappelons que Baudelaire, pour Les Fleurs du mal, et Flaubert, pour Madame Bovary, furent tous deux condamnés pour pornographie), notamment celle de Sade, fut jugée immorale, corruptrice, scandaleuse et confinée dans l’enfer des bibliothèques. A l’heure toutefois de l’image pornographique omniprésente, des clips et des publicités obscènes à Youporn, il est possible qu’une réévaluation s’impose. Loin de salir ou de désenchanter le désir, il devient possible de considérer la littérature sadienne comme une école du raffinement du
désir : apprendre son uchronie autant que son insistance, sa noirceur mais aussi sa légèreté comique, sa violence abyssale et ses mises en scène de carton-pâte, bref tout une école de la force mais aussi du coût de la jouissance.

Intervention de la comédienne Cécile Martin, fondatrice de la compagnie théâtrale Drôle de Rêve, qui axe son travail sur la littérature érotique. Elle a parlé de son travail et a lu de brefs textes érotiques (Jacques Prévert, Violette Leduc) pendant la séance.

Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.

Ce cycle a été créé par Christopher Alexander Kostritsky Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec la Bibliothèque des Grands Moulins - Université Paris Diderot et la Fondation des Etats-Unis, enregistrée le 08 février 2018 à la Bibliothèque des Grands Moulins.

Mixage : Juliette Sedes
Jingle : Juliette Sebes

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