Baby come back – soirée sentimentale - Bétonsalon
samedi 14 février 2026
De 18h à 20h
Baby come back – soirée sentimentale
Lancement éditorial, discussion et dj set de cl✰ra
avec les participant·es des ateliers « Écrire avec les moufles »
Le but de ce travail, c’était de trouver une sorte de position, un point de vue, à partir duquel je pouvais observer les différentes manières de jouer aux jeux de langages ou aux jeux d’écritures : argent.
Pourquoi lisons-nous #10
Lire l’argent
Avec Christophe Hanna (poète) et Pierre Zaoui (enseignant en philosophie à l’Université de Paris)
En économie, un marché de l’art (ou des livres) est souvent caractérisé comme une star economy: les tout premiers (en termes de vente) touchent énormément d’argent tandis la masse énorme des autres vivent généralement au-dessous du seuil de pauvreté; ou encore une pokemon economy: the winner takes all. D’un point de vue politique, il y a sans doute là de quoi pleurer et vomir, même si pleurer et vomir ne mènent pas loin politiquement. D’un point de vue moral, il n’y a rien à dire et toute nostalgie est interdite: ce n’est pas là un système plus immoral que l’économie de la rente et de l’héritage qui caractérise près de la moitié des nos plus grands artistes et écrivains du XIXème et du début du XXème siècle. Mais d’un point de vue artistique, cela oblige les artistes et les écrivains d’aujourd’hui à transformer, malgré qu’ils en aient souvent, leur atelier ou leur bureau en laboratoires de l’argent. C’est peut-être plus intéressant et en tout cas souvent plus drôle. C’est en tout cas la voie que nous aimerions un peu creuser ensemble.
Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.
Ce cycle a été créé par Christopher Alexander Kostritsky Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec le Service commun de la documentation de l’Université de Paris et la Fondation des Etats-Unis, enregistrée le 27 février 2020 à la Bibliothèque des Grands Moulins - Université de Paris.
Enregistrement et mixage : Martin Fauret
Jingle : Juliette Sedes
Entendre parler, notamment dans les livres, c’est essentiel pour la constitution de notre objet d’amour, parce que les livres nous indiquent au fond un objet, et que sans objet, on n’a pas de désir.
Pourquoi lisons-nous #2
Lire le boudoir, les plaisirs de la langue
Avec Pierre Zaoui (professeur à Paris Diderot) et Cécile Martin (comédienne)
Longtemps, la littérature érotique ou pornographique (il n’est pas très sûr que la distinction entre les deux soit pertinente : rappelons que Baudelaire, pour Les Fleurs du mal, et Flaubert, pour Madame Bovary, furent tous deux condamnés pour pornographie), notamment celle de Sade, fut jugée immorale, corruptrice, scandaleuse et confinée dans l’enfer des bibliothèques. A l’heure toutefois de l’image pornographique omniprésente, des clips et des publicités obscènes à Youporn, il est possible qu’une réévaluation s’impose. Loin de salir ou de désenchanter le désir, il devient possible de considérer la littérature sadienne comme une école du raffinement du
désir : apprendre son uchronie autant que son insistance, sa noirceur mais aussi sa légèreté comique, sa violence abyssale et ses mises en scène de carton-pâte, bref tout une école de la force mais aussi du coût de la jouissance.
Intervention de la comédienne Cécile Martin, fondatrice de la compagnie théâtrale Drôle de Rêve, qui axe son travail sur la littérature érotique. Elle a parlé de son travail et a lu de brefs textes érotiques (Jacques Prévert, Violette Leduc) pendant la séance.
Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.
Ce cycle a été créé par Christopher Alexander Kostritsky Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec la Bibliothèque des Grands Moulins - Université Paris Diderot et la Fondation des Etats-Unis, enregistrée le 08 février 2018 à la Bibliothèque des Grands Moulins.
Mixage : Juliette Sedes
Jingle : Juliette Sebes