À voix haute
25.09.26
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Ce vendredi 25 septembre, le collectif À voix hautes propose la lecture de l’ouvrage « Actualité des clubs thérapeutiques » de Marie-Françoise Le Roux, édité en 2005 par Champ Social, dans le cadre des Semaines de la Folie Ordinaire franciliennes.

Le collectif À voix hautes, composé d’Agathe Boulanger, Clémence Bré, Muriel Bucher, Sarah Chaumette, Sybille Chevreuse, Léna Monnier, Paola Pelagalli, Graziela Susin et Camille Zuber, propose des lectures publiques d’écrits de femmes impliquées, depuis différents lieux et de manières diverses, dans la psychothérapie institutionnelle, ou encore d’autrices qui écrivent à propos du soin en psychiatrie.

Par la pratique de lectures radiodiffusées, de montage et d’assemblage de textes, le collectif invite toute personne à y prêter sa voix, dans la tentative d’approfondir la pluralité des centres d’intérêt d’une même autrice, ou de faire converser des femmes qui n’ont pas toujours eu l’occasion de se rencontrer.

Une veillée radiophonique enregistrée par Loraine Baud, en direct depuis la Folie N4 de *Duuu.

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29.03.23
Naomie Klaus / «Honey, What happened to my feather dress? » / SYMBIOSIUM
Naomie Klaus
21'09"
29.03.23
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Suite à la lecture de plusieurs récits thérianthropiques (récits mythologiques prenant comme sujet des créatures mi-humaines mi-bêtes) mon attention a été retenue par celui de la femme- cygne.
La mythe de la femme-cygne raconte l’histoire d’une femme portant sur ses épaules une robe en plumes de cygne. A son contact, elle jouissait des attributs et pouvoirs de l’animal.
On dit qu’elle en hérita après s’être dévouée à un cygne blessé qui agonisait sur le rivage. Ce dernier mourut mais lui offrit la robe en signe de reconnaissance éternelle.
Un homme qu’elle rencontra, s’éprit d’elle mais se sentait menacé devant ses pouvoirs. « Voler? Hors de question.»
Il décida de cacher la robe afin qu’elle reste à ses côtés et ne puisse s’envoler.
Il l’épousa. Ils eurent des enfants.
Un jour où ils jouaient, les enfants se mirent à chanter à propos de la robe et dévoilèrent la cachette à leur mère. Furieuse et trahie, elle la récupéra et reprit son envol.
Le mythe de la femme-cygne semble renfermer une double symbiose. La première, c’est celle qui se joue entre la femme et l’oiseau, au contact de la robe à plumes.
La deuxième, c’est la symbiose amoureuse. Ici parasitaire, car non consentie et égoïstement provoquée, elle est la parfaite image de la toxicité amoureuse, de la possessivité et de la jalousie maladive. Tant de fléaux qui abiment l’autre pour le confort de l’un, le dépouillant de liberté, brandissant la carte de l’amour fou, de l’amour fusionnel.
« Honey, What happened to my feather dress? » prend comme point de départ le mythe de la femme-cygne et le remet à jour. A travers des textures, musiques, textes, paroles et ambiances, la pièce explore de manière onirique les versants toxiques de l’amour symbiotique.

Naomie Klaus est une productrice de musique et chanteuse française, basée à Bruxelles. Se considérant comme une actrice ratée, elle construit sa musique sous forme d’histoires et de micro-séquences dans lesquelles elle s’amuse à interpréter différents personnages avec sa voix. Elle évoque un conte de fées pour adultes, où les princesses que l’on rencontre sont des nymphomanes hystériques, armées et mal habillées.

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