16.01.26
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Pour cette nouvelle lecture collective, des lecteurices se réunissent pour lire L’avec Schizophrénique de Danielle Roulot, édité par Hermann, dans la collection Psychanalyse, en 2014. Danielle Roulot, psychiatre, psychanalyste, a exercé à la clinique de La Borde, dans le Loir et Cher. C’est sur ce territoire qu’elle habite, que l’autrice fabrique des ponts entre des personnes qu’elle suit pas à pas, et que nous découvrons au fil du textes, comme dans un travelling. Ici, il n’y a pas de camera, c’est l’écriture qui fait lien.

“Je ne crois pas qu’il puisse y avoir, dans la psychothérapie des psychoses, de l’être ensemble, et c’est pour cela que je préfère le terme d’avec schizophrénique.”

Le collectif “À voix hautes” réunit des textes d’autrices ayant contribué à l’histoire de la psychothérapie Institutionnelle de la première moitié du 20ème siècle à aujourd’hui. Elles sont pensionnaires, psychiatres, psychanalystes, monitrices, secrétaire, éditrice, étudiante, écrivaines, ou encore chercheuses, et leurs textes sont peu connus ou peu diffusés. Le collectif “À voix hautes”, par le montage et l’assemblage, fait converser ces femmes qui n’ont pas toujours eu l’occasion de se rencontrer, n’ayant pas vécu à la même époque ou n’ayant pas côtoyé les mêmes milieux.

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08.09.14
A Drusy Vein (4/4) : Elina Löwensohn
Maxime Guitton
06'49"
Feuilleton (34)
Feuilleton (34)
08.09.14
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“Je parle de pierres qui ont toujours couché dehors ou qui dorment dans leur gîte et la nuit des filons. Elles n’intéressent ni l’archéologue, ni l’artiste, ni le diamantaire. Personne n’en fit des palais, des statues, des bijoux (…)”
Roger Caillois, Dédicace de Pierres (Gallimard, 1966)

Ni joailliers ni tailleurs de pierre, Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson ont pourtant fait du minéral un modèle, un enjeu central de leur pratique, ce que donnait à voir leur exposition a drusy vein : une veine drusique. Masse tabulaire de cristaux tapissant une fissure longiligne dans la roche, la veine drusique est ainsi “déposée” en elle, comme dans son lit. La veine naît dans les profondeurs rocheuses mais ne se signale au regard que par la strie qu’elle laisse apparaître à la surface de la roche. La trace précède ici l’inscription. Et c’est à l’observation de cette trace discrète, qui indique l’endroit d’un potentiel trésor, que le travail de ces deux artistes nous invite. A la fois structure et processus de sédimentation, l’exposition était rythmée par l’inclusion hebdomadaire de nouveaux travaux et événements venant modifier en permanence la nature de ce qui est montré et de ce qui est potentiellement découvert. Chaque événement devenait quant à lui la formalisation possible d’une œuvre tout en étant la condition nécessaire à la reconfiguration de l’exposition elle-même.

De discrets changements intervenaient ainsi au sein de l’exposition, qui accueillait un concert de la chanteuse, improvisatrice et compositrice Stine Janvin Motland, une conversation avec la géologue Violaine Sautter et une lecture par la comédienne Elina Löwensohn. Ces événements mettaient en œuvre un jeu de relations avec les objets que comprend Making a Record (Diamond, Ruby, Sapphire and Emerald). (Maxime Guitton, commissaire de l’exposition)

Épisode 1 : Stine Janvin Motland (28’15)
Épisode 2 : Violaine Sautter (71’54)
Épisode 3 : Maxime Guitton (38’18)
Épisode 4 : Elina Löwensohn (06’49)

Une émission proposée par Maxime Guitton.

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