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Pourquoi lisons-nous (12)
16.04.21
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Pourquoi lisons-nous : Lire les médias, avec Yves Citton & Abigail Lang
en conversation avec Christopher Alexander Kostritsky Gellert, Morgane Rebour et Julie Kristina Quénolle
une émission réalisée avec le service de l’Action culturelle & scientifique de l’Université de Paris

Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.

Ce cycle a été créé par Christopher Alexander Kostritsky Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec le service Action culturelle & scientifique - Université de Paris, en direct depuis le studio *Duuu situé Folie N4 au Parc de la Villette.

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08.09.14
A Drusy Vein (1/4) : Stine Janvin Motland
Maxime Guitton
28'15"
Feuilleton (31)
Feuilleton (31)
08.09.14
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“Je parle de pierres qui ont toujours couché dehors ou qui dorment dans leur gîte et la nuit des filons. Elles n’intéressent ni l’archéologue, ni l’artiste, ni le diamantaire. Personne n’en fit des palais, des statues, des bijoux (…)”
Roger Caillois, Dédicace de Pierres (Gallimard, 1966)

Ni joailliers ni tailleurs de pierre, Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson ont pourtant fait du minéral un modèle, un enjeu central de leur pratique, ce que donnait à voir leur exposition a drusy vein : une veine drusique. Masse tabulaire de cristaux tapissant une fissure longiligne dans la roche, la veine drusique est ainsi “déposée” en elle, comme dans son lit. La veine naît dans les profondeurs rocheuses mais ne se signale au regard que par la strie qu’elle laisse apparaître à la surface de la roche. La trace précède ici l’inscription. Et c’est à l’observation de cette trace discrète, qui indique l’endroit d’un potentiel trésor, que le travail de ces deux artistes nous invite. A la fois structure et processus de sédimentation, l’exposition était rythmée par l’inclusion hebdomadaire de nouveaux travaux et événements venant modifier en permanence la nature de ce qui est montré et de ce qui est potentiellement découvert. Chaque événement devenait quant à lui la formalisation possible d’une œuvre tout en étant la condition nécessaire à la reconfiguration de l’exposition elle-même.

De discrets changements intervenaient ainsi au sein de l’exposition, qui accueillait un concert de la chanteuse, improvisatrice et compositrice Stine Janvin Motland, une conversation avec la géologue Violaine Sautter et une lecture par la comédienne Elina Löwensohn. Ces événements mettaient en œuvre un jeu de relations avec les objets que comprend Making a Record (Diamond, Ruby, Sapphire and Emerald). (Maxime Guitton, commissaire de l’exposition)

Épisode 1 : Stine Janvin Motland (28’15)
Épisode 2 : Violaine Sautter (71’54)
Épisode 3 : Maxime Guitton (38’18)
Épisode 4 : Elina Löwensohn (06’49)

Une émission proposée par Maxime Guitton.

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