En direct de l’école média-art de Châlon-sur-Saône
Malgré tous ses diplôme, par conviction il a décidé de donner des cours au collège, ce qui est assez… assez bizarre. Pas très normal.
Nuno avait souhaité me revoir après notre premier entretien au Jardin des Plantes, un mois avant. Il jugea trop intimes certaines choses dites. J’ai évidemment respecté sa réserve en coupant ces passages, rendant l’entretien bien plus court et beaucoup moins intéressant. Tant pis.
Il tenait surtout à me parler de l’une de ses rencontres très heureuse faite à Paris dont il n’avait dit mot : Pierre Bergounioux et ses Carnets de Notes (il y en a trois “1980-1990”,“1991-2000” et “2001-2010”, Éd. Verdier).
Ce deuxième entretien s’est déroulé en extérieur, à la terrasse d’un café, le bruit y était constant tout comme le vent. Le temps d’entretien conservé et que vous écouterez a donc aussi du être écourté. L’entretien se termine par la lecture d’extraits de l’un des volumes (“1991-2000”, si ma mémoire est bonne).
Deuxième partie de l’entretien avec Nuno Carvalho, enregistrée le 25 août 2013 à Paris dans le XVIIIe arrondissement et proposée par Antonio Contador
S’il n’y avait rien qui nous manquait, on n’en serait pas à cet état là de l’évolution, on ne serait pas allés à la Lune. Pourquoi on a été à la Lune ? Parce qu’on veut toujours aller faire des choses différemment, on est jamais content.
Entretemps, Nuno est reparti vivre à Lisbonne, sa ville natale, après avoir passé quelques temps à Paris, son autre ville natale si je puis dire. Il y a vécu dans une solitude très heureuse, comme il dit. Il y a fait des rencontres. Je suis l’une d’elles. Avant cet entretien, nous nous étions vus en tout et pour tout deux fois. Des fois toujours brèves. Nous allions cependant nous revoir quelques temps après, pour une quatrième et brève fois, afin d’enregistrer la deuxième partie de cet entretien.
- L’attente l’oubli, (3’15)
- Solitude peuplée, (6’36)
- Deleuze au cinéma, (1’56)
- La force du cinéma, (1’04)
- On est jamais content, (2’45)
- En chemin, (0’58)
- Et si on faisait rien justement ?, (1’27)
- Le bonheur prévaut, (3’29)
Une rencontre avec Nuno Carvalho, enregistrée en août 2013 et éditée en juin 2014, soit presque un an après, au Jardin des Plantes (à la clôture), par Antonio Contador.