En direct
Volume
01.10.22
Écouter

Shit talk aka 4Dx realness
Soirée de fin de résidence d’une semaine à *Duuu avec Claire Finch, Fallon Mayanja, Louise Siffert et Sandar Tun Tun.

Do you know about 4Dx? It’s like 3D, only more intense. It has sound, but also: it smells, it vibrates, it collaborates.
A private party with public sentiment, with Claire Finch Fallon Mayanja Louise Siffert Sandar Tun Tun.
.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾
Shit talk aka 4Dx realness
Tu connais le 4Dx ? C’est la 3D mais en plus intense. Il y a du son, mais aussi des odeurs, des vibrations et des collaborations.
Une fête privée avec un public sentiment et avec Claire Finch Fallon Mayanja Louise Siffert Sandar Tun Tun.

Claire Finch
.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾
est auteur*rice et chercheur*euse. Son travail de « ficto-théorie » fait interagir études de genre et narrations radicales dans des récits exemplifiant des stars queer. Ielle a fait paraître, avec Justin Gajoux, Kathy Acker 1971-1979, Ismael, 2019; Chapter 15 I Lie On The Floor, After 8 Books, 2021. Ielle a notamment contribué au volume Lettres aux jeunes poétesses, L’Arche, 2021. Ses textes sont publiés dans de nombreuses revues universitaires et supports littéraires et artistiques. On lui doit, par ailleurs, avec Sabrina Soyer, la traduction de Debbie : une épopée de Lisa Robertson, Joca Seria, 2021. Seul.e ou à plusieurs, comme avec le collectif RER Q dont ielle fait partie, ielle donne des lectures, conférences et performances, hybridant les savoirs et les pratiques, en France et à l’étranger, comme par exemple à l’ICA Londres, Badischer Kunstverein Karlsruhe, Palais de Tokyo Paris, Fondation Ricard Paris, Centre Pompidou Paris.

Fallon Mayanja
.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾
artiste dont le travail traite du son et de la performance. Le travail de Fallon, orienté vers la tangibilité sonore et la pédagogie politique, questionne les formes de communication existantes et recherche des pratiques alternatives de réception et d’interaction, par le son et la voix. Fallon cherche à connaître les zones de contact entre le corps - son, son - société et leur communication en étudiant les formes sonores (vibrations, voix, musique, synthèse, programmation…) comme dispositifs d’activation sensorielle et de narratif. Utilisant principalement l’électronique comme outils de partage, de connexion, et d’écoute, la production artistique conduit à une analyse de l’audible et de l’inaudible, du visible et de l’invisible, du non-dit et de l’indicible des sujets et des objets sonores. Les performances de Fallon Mayanja ont été présentées au FRAC Lorraine - Metz (2021), Creamcake - Berlin (2019), ou à The Place et CUNTemporary - Londres (2019). Son travail a été exposé en Europe et à l’international : à Lisbonne (2020), Mexico (2019), Thessalonique (2019), Berlin (2020) et Braga (2021). En 2020, Fallon était lauréate du projet La Vie Bonne porté par le Cnap.

Louise Siffert
.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾
Détournant les codes de l’aliénation contemporaine, des formes du management comme de la recherche du bien-être, les projets et performances de Louise Siffert privilégient un théâtre à dimension sculpturale, burlesque et corrosif, nourri de sciences sociales. Elles lui ont inspirées, entre autres, une comédie musicale Gut Feelings (2020-2021), un film conçu pour son solo exposition au BBB Centre d’Art, et dont une version vinyle augmentée-Gut Feelings–Melodies and Aromas (2021) a été produit dans le cadre de l’appel à projet “La Vie bonne” porté par Aware et le CNAP, édité par *DUUU Radio. Son travail ces dernières années a été présenté dans de nombreux lieux à la Panacée à Montpellier, à la Synagogue de Delme, aux Laboratoires d’Aubervilliers, à L’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, au Palais de Tokyo, au BBB à Toulouse, au Capc-Bordeaux … Elle est membre de DOC, espace artistique autogéré à Paris.

Sandar Tun Tun
.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾.̾
Né·e en 1989 (CH). Vit et travaille à Marseille (FR). Sandar Tun Tun construit son travail autour de la fabulation, de nouvelles alliances et trajectoires collaboratives. Artiste, chercheur·euse, DJ et compositeur·rice iel développe une pratique sonore, spatiale et performative centrée autour de l’écoute, réactivité sensible et critique. Ses installations, compositions, performances, sets audiovisuels ou écritures collectives s’intéressent aux conditions de coexistence au sein de cultures dominantes, à l’espace d’apparition/disparition, au lien entre technologie et spiritualité, écologies non-humaines et conscience collective et donnent lieu à des projets aux langages hybrides allant de la création d’entitées à l’organisation de soirées de poésie sonore.

Écouter
21.06.17
Tous ceux qui tombent
Philippe Ripoll
25'22"
Pièce (41)
Pièce (41)
21.06.17
Écouter

Cet objet radiophonique est issu d’une résidence d’une semaine de Philippe Ripoll avec *Duuu, à Gennevilliers. Parallèlement à un enregistrement intégral de l’Innommable dans le studio improvisé au dernier étage du Théâtre de Gennevilliers, dialoguant avec l’espace poreux de la rue, Philippe Ripoll a conduit, en compagnie de Loraine Baud, un atelier avec le Club ado Jean Vigo installé dans les sous-sols du cinéma Jean Vigo de Gennevilliers.
Il s’est agi « d’organiser » une rencontre entre les jeunes de Gennevilliers, Samuel Beckett, Eamonn Doyle… et Franz Schubert

Voici donc les « ingrédients » de l’objet radiophonique :
Un texte de Samuel Beckett, « Tous ceux qui tombent », première commande radiophonique (de la BBC) pour Samuel Beckett, écrite en anglais – elle sera traduite par l’écrivain et dramaturge Robert Pinget). Samuel Beckett écrit ce texte au moment où il traduit « dans sa langue », en anglais, avec grande difficulté, l’Innommable, troisième volet de la trilogie-monument de l’auteur phare du XXème siècle européen (Molloy, Malone meurt, L’Innommable) – l’opus beckettien est principalement écrit en français.
Une série photographique d’un artiste irlandais contemporain, Eamonn Doyle, intitulée I, réalisée au long cours dans une rue de Dublin, sous l’influence explicite de la trilogie beckettienne.
Une parole vive des jeunes au contact des images du photographe, du texte de l’écrivain, de leur musique, de leur monde interrogé depuis la force de ces œuvres.

Tout est abordé et « monté » de façon fragmentaire, dispersée, La Jeune fille et la mort, de Franz Schubert incarnant un fil rouge, lequel tient solidement la méditation croisée de « tous ceux qui tombent ».
L’objet tient de la « performance », de l’improvisation, avec les moyens du bord, lesquels étaient plus que modestes, et c’est aussi cela qui donne à sentir l’émotion de la rencontre improbable et pourtant d’une évidence stupéfiante.

Une émission proposée par Philippe Ripoll avec Loraine Baud et les adolescents du Club Jean Vigo.
Une émission qui a été diffusée le mercredi 7 juin 2017 à 20h, au Cinéma Jean Vigo, 1 rue Pierre et Marie-Curie, 92230 Gennevilliers.

00
00
00
00