Écouter sans les yeux - workshops et partage de pratiques
04.05.26
Écouter

Duuu propose au printemps 2026 un programme axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.

Dans le cadre du cycle Écouter sans les yeux, Esther Meunier Corfdyr propose un workshop d’écriture exploratoire où le son devient paysage et l’écriture vision intérieure.

Le workshop “Écrire sur le seuil” s’inscrit dans la recherche actuelle de l’artiste qui porte sur les failles - comprises comme objet géologique, physiologique, intime, imaginaire et numérique - failles sismiques, spatio-temporelles, cicatrices, bugs. Ces espaces attestent tout autant d’accidents que de rencontres, et d’ouvertures sur un ailleurs. La faille est un lieu dans lequel quelque chose d’autre peut se manifester et émerger. Dans cette recherche, elle est envisagée comme une hétérotopie, un seuil sur lequel la bifurcation et l’invention sont possibles, mais aussi comme l’espace d’échange privilégié sur nos rapports à l’inconnu, à la vulnérabilité et à la transformation.

Les participant·es sont convié·es à arpenter des territoires invisibles : des réalités désirées, des voies de passage, des mémoires vives. À travers quatre protocoles d’écriture instantanée, iels crééent des “cartes postales” sonores envoyées depuis leurs paysages intérieurs. Tandis que la majorité du groupe écrit, un·e participant·e s’isole dans un espace à l’écart pour écouter une bande sonore et décrire, en direct, les images et sensation qu’il·elle perçoit. Ces moments d’écoute partagée s’entremêlent aux lectures des textes produits, créant une polyphonie entre écriture, imagination et perception.


Artiste du mouvement et autrice, Esther Meunier Corfdyr dirige la compagnie des Libres Étendues. Elle est membre fondatrice du collectif NSNAMDLM et collabore auprès d’artistes dans les champs des arts vivants et visuels. Son travail porte sur les seuils, appréhendés en tant que territoires, mais aussi en tant qu’états. Elle se consacre au sommeil et à l’hypnose, à la mer et aux failles. Elle y recherche des dynamiques propices à l’émancipation, des modèles de renversements féconds pour penser la violence de nos sociétés. Cultivant les liens poreux entre recherche et création, sa pratique emprunte à la danse, à l’écriture, à la vidéo, au costume et au design. Cherchant les brèches et les ouvertures, son approche pluridisciplinaire vise à créer des dispositifs d’affranchissement, des cadres depuis lesquels d’autres réalités peuvent se révéler. Privilégiant des formats intimistes, les formes qu’Esther Meunier Corfdyr créent s’adressent à tous les publics et s’envisagent comme des hétérotopies à habiter, par le corps et l’imaginaire.

Enregistrement : Mathias Dupaquier & Matéo Cuin
Avec le soutien de la ville de Paris.

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08.12.17
Quart d’heure américain #5 : Martin Chramosta & Martina-Sofie Wildberger
heiwata
11'23"
Pièce (71)
Pièce (71)
08.12.17
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Conversation Piece. Bob and Alice, 2017 (dialogue)
Martin Chramosta & Martina-Sofie Wildberger

A l’occasion de l’exposition “Quart d’heure américain” et de son programme de performances, concerts et poésies, les artistes Martin Chramosta & Martina-Sofie Wildberger réalisent la performance Conversation Piece. Bob and Alice, 2017. Tous deux réinterprètent dans un dialogue improvisé, la dernière phrase générée par Bob et Alice, deux algorithmes crées à partir de Facebook : “I can everything else balls a ball to me zero 0”. D’autre combinaisons de cette phrase sont engendrées de façon graphique dans l’espace par les déambulation de performeurs portant chacun un mots sur un t-shirt.

*Martin Chramosta est né en 1982 à Zurich, Suisse. Il vit et travaille entre Bâle, Suisse et Vienne, Autriche. Détenteur d’un Master en beaux-arts de la Gestaltung und Kunst de Bâle, il a participé à plusieurs programmes de résidence dans des institutions telles que la Fonderie Darling (Montréal), la Cité des Arts (Paris) et Quartier21 (Vienne). Son travail a été montrée lors d’expositions et de festivals dédiés à la performance à Bâle, Vienne, Montréal, Dakar, Uppsala, Paris et Berlin.

*Martina-Sofie Wildberger est née en 1985 à Zurich, Suisse. Elle vit et travaille entre Genève et Zurich, Suisse. Elle a obtenu un Master of Fine Arts de la Haute école d’art et de design – Genève en 2011 ainsi qu’une maîtrise en histoire de l’art de l’Université de Genève en 2014. L’artiste a participé à des expositions au Centre culturel suisse (Paris), Kunsthalle de Mulhouse (France), Palais de l’Athénée (Genève), Centre d’art contemporain Genève, SALTS (Basel), Kunsthaus Baselland, Corner College et Haus Konstruktiv (Zurich).

QUART D’HEURE AMÉRICAIN, 10-26 novembre 2017, Mains d’Œuvres

Une proposition de heiwata (Elsa Delage, Anaïs Lepage, Alma Saladin, Aurélie Vandewynckele)

Autour de l’oeuvre de Robert Filliou Danse-poème collectif (à performer par deux, chacun(e)s tournant une roue), 1962, et en affinité avec Fluxus, l’exposition “Quart d’heure américain” réunit en duo quatorze artistes qui réactualisent des objets, des formes, des langages et des savoirs dont l’usage est désormais délaissé. Collaborant sur le mode de la symbiose, de l’association fortuite, ou de la confrontation formelle, ils allient dessin, sculpture, vidéo, installation, poésie et performance.

Pensée en mouvement comme un protocole à interpréter, l’exposition “Quart d’heure américain” est activée de façon performative, discursive et sonore le samedi 18 novembre 2017. Artiste-théoricien, performeurs et musiciens proposent une interprétation d’un duo, d’un artiste ou de la notion de désuétude.

Dans le cadre du 50e Congrès de l’AICA (Association Internationale des Critiques d’Art)
Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.

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