Écouter sans les yeux - workshops et partage de pratiques
01.06.26
Écouter

Duuu propose au printemps 2026 un programme axé autour des dispositifs sonores et situations “sans les yeux”. Les différents rendez-vous, ouverts au public et retransmis en direct sur Duuu Radio, proposent d’altérer les situations de réception et de transmission, d’assumer un rapport sensible à l’inconnu, et de questionner son environnement physique, sonore, visuel.

Spume Voices
Un atelier proposé par Bettina Samson

L’atelier Spume Voices / Voix d’écume s’intéresse à ces voix différentes dans l’intonation, nuançant notre identité, que nous avons potentiellement en nous. L’expérience concrète de l’atelier vise à explorer l’hypothèse de l’existence de ces Alter Voix parmi nous. Des protocoles expérimentaux de lecture, d’improvisation et de transmission de pratique composeront un terrain commun propice à leur manifestation. L’Alter Voix tient de la possession, de la dépossession et de l’émancipation. Proche des voix rencontrées dans le Trouble Dissociatif de l’Identité, l’alter voix est là pour exprimer, revendiquer, amadouer, se venger, réclamer réparation, déclarer sa flamme, faire peur ou faire rire.

L’exploration progressive de nos voix se déclinera en 3 étapes : la fabrication de Paper Spumes / Ecumes de papier, des pliages de papier situés entre pop-up, origami et Muppet, qui serviront de supports de projection des Alter Voix. L’atelier se poursuivra par la contamination des voix lors de la lecture de textes amenés par les participant·es. Enfin, une improvisation encadrée par un·e chef·fe d’orchestre tentera de libérer les Alter Voix.

Enregistrement : Mathias Dupaquier & Matéo Cuin

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15.12.14
Les morts rigolos
Antoine Boute
14'55"
Pièce (8)
Pièce (8)
15.12.14
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« Les Morts Rigolos, c’est un roman en apparence (on nous raconte une histoire), mais ça se dit une blague (on nous prévient), toutefois ça se présente comme un poème (ou en tout cas ça semble dit par un récitant, ça a l’air performé), et en plus c’est commenté (par un narrateur, donc qui doit être l’auteur, le type qui raconte la blague), il y a des digressions, des réflexions – mais surtout c’est complètement absurde, loufoque et parfaitement sérieux.
Ériger le roman en blague, faire de la blague un système philosophique, repousser l’instant de la “chute”, en poussant les curseurs le plus loin possible, histoire de voir combien de temps la bécane va tenir sans imploser. (…) Comme à chaque fois avec Boute, on est pris dans un système en apparence badin qui se détraque très vite (en fait, ce sont nos attentes de lecteurs de romans qui dérapent), et le livre se change en une machine de guerre, riante mais néanmoins de guerre.(…) Et de fait, Les morts rigolos orchestrent pas mal de décès. La poésie, la lecture performance, les diverses formes de la narration, l’idée même de livre : tout semble danser autour d’une vaste tombe noire (mais solaire). (…) En optant pour le dispositif-impertinence, en associant “sauvagerie, enfance et lettrisme”, Boute a peut-être créé, au sein de son stimulant et drolatique théâtre de la cruauté, une pièce de résistance : une scène primitive 2.0. »
Claro, Le clavier Cannibale

Performance Les morts rigolos d’Antoine Boute dans le cadre de l’exposition Véritables préludes flasques (pour un chien) : Mémoires d’un amnésique-!, sur une invitation de Marie Frampier et Ann Stouvenel, Maison populaire de Montreuil, le 10 octobre 2014.

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