18.07.26
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Depuis 2018, *Duuu accueille chaque année la Colifata à la Villette. La Colifata est la première radio au monde à émettre depuis un hôpital psychiatrique à Buenos Aires. Ce projet a permit de transformer l’imaginaire social autour de la folie et la manière d’aborder la souffrance psychique en jetant les bases d’un mouvement mondial de radios en santé mentale.

Cet été, l’association Colifata France est invitée à se retrouver autour d’un dispositif radiophonique de groupe, réalisant collectivement des émissions en direct depuis la Folie N4 de *Duuu.

Dans l’espace public, ce dispositif radiophonique fait se rencontrer les usager.es (patient·es), les intervenant·es (soignant·es et aidant·es), et le public (visiteur·euses et auditeur·ices), qui deviennent partie intégrante du dispositif mis en place.

Rendez-vous chaque samedi du 13 juin au 25 juillet, puis les 29 août et 5 septembre, à partir de 15:30 jusqu’à 19:00 🌞🎤

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15.12.14
Les morts rigolos
Antoine Boute
14'55"
Pièce (8)
Pièce (8)
15.12.14
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« Les Morts Rigolos, c’est un roman en apparence (on nous raconte une histoire), mais ça se dit une blague (on nous prévient), toutefois ça se présente comme un poème (ou en tout cas ça semble dit par un récitant, ça a l’air performé), et en plus c’est commenté (par un narrateur, donc qui doit être l’auteur, le type qui raconte la blague), il y a des digressions, des réflexions – mais surtout c’est complètement absurde, loufoque et parfaitement sérieux.
Ériger le roman en blague, faire de la blague un système philosophique, repousser l’instant de la “chute”, en poussant les curseurs le plus loin possible, histoire de voir combien de temps la bécane va tenir sans imploser. (…) Comme à chaque fois avec Boute, on est pris dans un système en apparence badin qui se détraque très vite (en fait, ce sont nos attentes de lecteurs de romans qui dérapent), et le livre se change en une machine de guerre, riante mais néanmoins de guerre.(…) Et de fait, Les morts rigolos orchestrent pas mal de décès. La poésie, la lecture performance, les diverses formes de la narration, l’idée même de livre : tout semble danser autour d’une vaste tombe noire (mais solaire). (…) En optant pour le dispositif-impertinence, en associant “sauvagerie, enfance et lettrisme”, Boute a peut-être créé, au sein de son stimulant et drolatique théâtre de la cruauté, une pièce de résistance : une scène primitive 2.0. »
Claro, Le clavier Cannibale

Performance Les morts rigolos d’Antoine Boute dans le cadre de l’exposition Véritables préludes flasques (pour un chien) : Mémoires d’un amnésique-!, sur une invitation de Marie Frampier et Ann Stouvenel, Maison populaire de Montreuil, le 10 octobre 2014.

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