16.01.26
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Pour cette nouvelle lecture collective, des lecteurices se réunissent pour lire L’avec Schizophrénique de Danielle Roulot, édité par Hermann, dans la collection Psychanalyse, en 2014. Danielle Roulot, psychiatre, psychanalyste, a exercé à la clinique de La Borde, dans le Loir et Cher. C’est sur ce territoire qu’elle habite, que l’autrice fabrique des ponts entre des personnes qu’elle suit pas à pas, et que nous découvrons au fil du textes, comme dans un travelling. Ici, il n’y a pas de camera, c’est l’écriture qui fait lien.

“Je ne crois pas qu’il puisse y avoir, dans la psychothérapie des psychoses, de l’être ensemble, et c’est pour cela que je préfère le terme d’avec schizophrénique.”

Le collectif “À voix hautes” réunit des textes d’autrices ayant contribué à l’histoire de la psychothérapie Institutionnelle de la première moitié du 20ème siècle à aujourd’hui. Elles sont pensionnaires, psychiatres, psychanalystes, monitrices, secrétaire, éditrice, étudiante, écrivaines, ou encore chercheuses, et leurs textes sont peu connus ou peu diffusés. Le collectif “À voix hautes”, par le montage et l’assemblage, fait converser ces femmes qui n’ont pas toujours eu l’occasion de se rencontrer, n’ayant pas vécu à la même époque ou n’ayant pas côtoyé les mêmes milieux.

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26.06.17
Monologue en courant pour rien #5
Antonio Contador
55'00"
Pièce (42)
Pièce (42)
26.06.17
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De 2011 à 2014, avec un intervalle de près de trois ans entre le 9e et les trois derniers, j’ai réalisé des monologues en courant pour rien. Trois ans après le dernier de 2014, j’en entame de nouveaux. De quoi s’agit-il ? De courir et d’enregistrer ce qui sort de ma bouche et ses environs pendant les courses, sans script préétabli, sans souci de qualité autre que celle d’écoute du mp3 qui en découlera. Le dispositif est simple : un sac-banane autour de la ceinture contenant un enregistreur numérique auquel est relié un micro-cravate épinglé au col du t-shirt. Aucun fil n’est apparent, je demeure pour le quidam un coureur ordinaire.
L’impossibilité des idées à se fixer quand le corps est en course est l’une des premières choses à laquelle j’ai dû faire face ; au bout d’une dizaine de minutes, l’intensité de l’effort est totalitaire, au point d’oblitérer toute pensée réfractaire. C’est alors qu’une sorte de gros vide s’installe à partir duquel s’émancipent ces monologues n’aspirant à rien.

Une émission proposée par Antonio Contador.

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