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Pourquoi lisons-nous (12)
16.04.21
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Que faire quand nous lisons un texte qui nous rebute, nous déplaît, nous hérisse ou nous scandalise ? Quand nous regardons un film, une série, une œuvre d’art dont les idées ou les messages sont aux antipodes des nôtres et/ou dont l’auteur·e, peut-être génial·e n’est pas fréquentable… ? Fermer le livre ou éteindre l’écran ?
Si l’on pouvait lire sans renoncer à son désaccord ? Lire en contestant, changeant, discutant, sabotant, dérivant, variant… Lire mais sans se soumettre.

Cette rencontre avec Sophie Rabau (enseignante-chercheuse en littérature à l’université de Paris 3-Sorbonne Nouvelle et auteur·e de L’Art d’assaisonner les textes et Carmen pour changer), Émilie Thomasson (étudiante de M2 en Lettres et Humanités à l’Université de Paris) et Christopher Alexander Kostritsky Gellert va interroger et interpoler ces textes en direct.


Manipulatrice de textes, auteure de B. Comme Homère, Carmen pour changer et L’Art d’assaisonner les textes (parus aux Éditions Anacharsis), Sophie Rabau est enseignante-chercheuse à l’Université Paris 3. Ne séparant pas théorie et pratique littéraire, elle explore la critique créative, cette lirécriture qui propose aux lecteurs et lectrices de faire l’expérience d’une insoumission face à l’autorité du texte littéraire.

Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.

Ce cycle a été créé par Christopher Alexander Kostritsky Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec le service Action culturelle & scientifique - Université de Paris, en direct depuis le studio *Duuu situé Folie N4 au Parc de la Villette.

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16.04.15
Julien Berthier
Antonio Contador
55'16"
Flamme Parpaing (12)
Flamme Parpaing (12)
16.04.15
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L’idée d’entreprendre la série ‘Flamme parpaing’ – en 2013 – se confond presque avec l’envie de m’entretenir avec lui sur son travail, sa démarche et ses prémisses tout en creusant des tunnels allant dans d’autres directions. J’avais patiemment et secrètement imaginé le décor : une table pas forcément isolé d’un restaurant du XVIIIe arrondissement de Paris sur laquelle trôneraient les couverts, deux plateaux – un de charcuteries, un de fromages – un pichet de vin rouge, une carafe d’eau, du pain, son casque, ses gants, des clefs et un enregistreur numérique. J’ai par ailleurs été l’un de ses assistants dans la réalisation d’une de ses pièces d’extérieur – Les Corrections – montrée la toute première fois lors d’une exposition collective d’œuvres voilées et clairsemées dans le paysage d’Ivry-sur-Seine (Le chat est dans la forêt), mise en place par Julie Béna et moi-même en 2012.

L’entretien a finalement eu lieu dans le XVIIIe arrondissement de Paris, dans mon appartement, le 08 avril 2015 en début d’après-midi, quelques minutes après un poulet frites servi à ma table de cuisine, 2 ans après le début de Flamme parpaing et 3 ans après les Corrections.

  • A table comme au lit, (5’33)
  • Les forfaits du bien, (5’29)
  • L’image poétique et son penchant techniciste, (8’58)
  • A qui les artistes pensent-ils quand ils travaillent ?, (7’33)
  • L’homme en creux, (5’38)
  • Aller vers l’abstraction et la cicatrisation, (5’56)
  • L’abstraction autorisée et le bordel organisé, (9’07)
  • Ps : Love love, (8’22)

Une rencontre avec Julien Berthier à Paris, le 08/04/2015 proposée par Antonio Contador.

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