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TNHCH (acronyme de The Night He Came Home) est un groupe de rock expérimental né à Rennes en 2013 sous l’impulsion de Corentin Canesson (guitares) et Arthur Beuvier (machines, synthétiseurs). Au départ davantage concentré sur la création de performances live imaginées dans le cadre de nombreuses manifestations artistiques locales, le duo est rejoint à Paris en 2016 par Damien Le Dévédec (basse, chant) et Tim Karbon (batterie, percussions). TNHCH est désormais renforcé par la présence de Maëla Bescond au chant lead, et leur son commence à osciller progressivement entre un trip-hop sous opioïdes et un post-rock mâtiné de guitares bruitistes et de batteries tribales. À l’issue d’une session intensive d’une semaine de composition et d’enregistrement simultanés, le groupe commence à dessiner les contours du projet « ULTRA », dont la sortie (toujours en indépendant) est prévue pour le 23 Octobre 2020.
Pour cet opus, toutes les paroles des morceaux sont issues de textes de la main de Rene Ricard. La réalisation des pochettes vinyles a quant à elle été confiée à une trentaine de plasticien-nes parmi les proches du groupe et autres figures fortes de la scène artistique contemporaine. Chacun.ne d’entre elle.ux a ainsi produit une série de dix pièces uniques.

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31.10.19
Stéphanie Rosianu : Cette question qui vous brûle les lèvres
16'37"
Pièce (114)
Pièce (114)
31.10.19
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«Cette Question qui vous Brûle les Lèvres» présentée au CAN (Centre d’art Neuchâtel) opérait un passage à travers l’épiderme, considéré comme zone de contact. Partant de la chair, surface et interface sensible, la focale s’éloignait petit à petit de ses tissus pour s’étendre à ses couches successives imperceptibles. L’air saturé d’un espace partagé, les particules, les forces électromagnétiques et autres ondes radio, mais aussi l’essence et les émanations auratiques ou la translucidité. Sont-ils les relais ou partie de nos pensées et de nos actes? L’humidité d’un souffle, des réminiscences de contes à transmettre ou les pensées faisant rougir les joues. Sont-ils autant d’intermédiaires du toucher ou de décalages de nos communications? Les travaux de neuf artistes ont adhéré à la morphologie du lieu, faisant corps avec les murs, tissant des connections tout en laissant libre le spectateur de s’immiscer. Des essais et interventions poétiques, présents dans le livret, ont également enrichi cette exposition conçue comme une lettre ouverte, à écriture multiple, adressée à un potentiel interlocuteur. Stéphanie Rosianu s’est appropriée le matériel textuel, en correspondance avec les pièces exposées. Happée par les sonorités, les tonalités, lignes et récurrences, elle nous livre sa propre composition.

Stéphanie Rosianu est née en 1986 en Suisse, à Lausanne. Titulaire d’un Master en Pratique de l’Art Contemporain de la Haute école des arts de Berne (HKB), elle développe une recherche expérimentale de l’écriture. Sa démarche questionne l’utilisation du langage dans la société occidentale. Ses textes ont été publié par les éditions New Yorkaises Badlands Unlimited, les éditions TSAR, du collectif RATS à Vevey, la revue de littérature Entwürfe ou les éditions Stingray à Bâle. De 2014 à 2018, elle fut un des membres de l’espace d’art indépendant Urgent Paradise à Lausanne. Elle a développé avec le collectif une série d’expositions, d’événements culturels et de projets radiophoniques.

Cette Question qui vous Brûle les Lèvres

Au CAN – 12.04-19.05.19

Travaux de Brigham Baker, Franziska Baumgartner, Samantha Bohatsch, Marc Buchy, Alison Darby, Clémence de La Tour du Pin, Marta Djourina, Neha Kudchadkar, Sidsel Ladegaard.

Textes par Sara Petrucci, Jacques Henri Sennwald, Simon W Marin, Dominic Michel, Simone Lappert et Marie DuPasquier (curation).

(EN)

“Cette Question qui vous Brûle les Lèvres” presented at CAN (Centre d’art Neuchâtel) operated a passage through the skin, considered as a contact zone. Starting from the flesh – matter, sensitive surface and interface – the focus gradually moves away from its fabrics and extends towards its successive imperceptible layers. The saturated air within a shared space, particles, electromagnetic forces, gigahertz radio signals but also essences, other aura emanating and translucency. Are they relaying parts of our thoughts and actions? The humidity of the breath, the thoughts causing the cheeks to blush and reminiscences of tales to be told. What are these intermediaries of our communications? The works of nine artists adhered with the morphology of the place, breathing with the walls, weaving connections and letting the space for the viewer to take part. Essays and poetic interventions, presented in the booklet, enriched the exhibition, conceived as an open letter, written in multiple hands, addressed to a yet unknown or fantasized recipient. Stéphanie Rosianu appropriates the textual material, in correspondence with the exhibited pieces. Hooked by sonorities, tonalities, lines and recurrences, she delivers her own composition.

Stéphanie Rosianu, born 1986 in Lausanne, Switzerland where she lives and works, graduated from the Art School of Bern (HKB) with a Masters in Contemporary Arts Practice. She develops a research and practice on experimental writing. Her approach questions the way we use language in our occidental society. Her texts were published by Badlands Unlimited in New York, TSAR editions, from the collective RATS in Vevey, the literary magazine Entwürfe and the Stingray editions in Basel. From 2014 to 2018 she was engaged in the art space Urgent Paradise, in Lausanne, a collective in which she has organized exhibitions, cultural events and radio projects.

Cette Question qui vous Brûle les Lèvres

At CAN – 12.04-19.05.19

Works by Brigham Baker, Franziska Baumgartner, Samantha Bohatsch, Marc Buchy, Alison Darby, Clémence de La Tour du Pin, Marta Djourina, Neha Kudchadkar, Sidsel Ladegaard.

Texts by Sara Petrucci, Jacques Henri Sennwald, Simon W Marin Dominic Michel, Simone Lappert and Marie DuPasquier (curator).

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