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À voix haute
25.09.26
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Ce vendredi 25 septembre, le collectif À voix hautes propose la lecture de l’ouvrage « Actualité des clubs thérapeutiques » de Marie-Françoise Le Roux, édité en 2005 par Champ Social, dans le cadre des Semaines de la Folie Ordinaire franciliennes.

Le collectif À voix hautes, composé d’Agathe Boulanger, Clémence Bré, Muriel Bucher, Sarah Chaumette, Sybille Chevreuse, Léna Monnier, Paola Pelagalli, Graziela Susin et Camille Zuber, propose des lectures publiques d’écrits de femmes impliquées, depuis différents lieux et de manières diverses, dans la psychothérapie institutionnelle, ou encore d’autrices qui écrivent à propos du soin en psychiatrie.

Par la pratique de lectures radiodiffusées, de montage et d’assemblage de textes, le collectif invite toute personne à y prêter sa voix, dans la tentative d’approfondir la pluralité des centres d’intérêt d’une même autrice, ou de faire converser des femmes qui n’ont pas toujours eu l’occasion de se rencontrer.

Une veillée radiophonique enregistrée par Loraine Baud, en direct depuis la Folie N4 de *Duuu.

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28.10.26
Sonore documentaire : récits, lieux, archives #14 : Shape of my heart - Charlotte Leroux
Charlotte Leroux
03'40"
Sonore documentaire : récits, lieux, archives (14)
Sonore documentaire : récits, lieux, archives (14)
28.10.26
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À quel moment nos chemins se sont-ils séparés ?
À quel instant nous sommes-nous éloignés de l’animal, de la nature, du vivant ?

Construire, nommer, domestiquer, transformer, maîtriser : telles sont les règles érigées en principes qui régissent notre monde moderne. Ses progrès techniques et technologiques ont progressivement modifié notre manière d’habiter le monde, nous éloignant peu à peu de certains rythmes, de certains instincts, de certaines formes de présence. Nous avons appris à nous
protéger du dehors, jusqu’à parfois ne plus savoir comment y entrer.

Mais que reste-t-il de l’animal en nous ?

Peut-être l’animal, de la même façon que le ferait un miroir, nous renvoie-t-il à notre propre image et à ce que nous tentons d’atténuer, de lisser : Le corps, l’instinct, l’écoute, le mouvement, le besoin de l’autre. Peut-être est-ce pour cela que nous continuons à prendre soin des chiens ou à regarder courir les chevaux ; peut-être retrouvons-nous dans leurs mouvements, fascinés, quelque chose qui nous échappe, des restes, quelque chose de nous, avant même que nous cherchions à nommer le monde.

Finalement, les présences se mélangent, les souffles se superposent, les existences ne se distinguent plus. Avec l’animal, les mots ne sont plus nécessaires, quelque chose se transmet sans être dit. En le contemplant et en cherchant à le comprendre, c’est aussi nous-mêmes que nous essayons de déchiffrer.

Alors peut-être nous faut-il écouter, être attentifs aux souffles qui se croisent, aux instincts qui se délient, aux altérités qui résonnent et se répondent en silence, écouter pour tenter de retrouver et de toucher du bout du doigt ce qui, indéniablement, nous relie.

Une pièce sonore créé dans le cadre du workshop « Sonore documentaire : récits, lieux, archives » encadré par Némo Camus en janvier 2026, à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.

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