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TNHCH (acronyme de The Night He Came Home) est un groupe de rock expérimental né à Rennes en 2013 sous l’impulsion de Corentin Canesson (guitares) et Arthur Beuvier (machines, synthétiseurs). Au départ davantage concentré sur la création de performances live imaginées dans le cadre de nombreuses manifestations artistiques locales, le duo est rejoint à Paris en 2016 par Damien Le Dévédec (basse, chant) et Tim Karbon (batterie, percussions). TNHCH est désormais renforcé par la présence de Maëla Bescond au chant lead, et leur son commence à osciller progressivement entre un trip-hop sous opioïdes et un post-rock mâtiné de guitares bruitistes et de batteries tribales. À l’issue d’une session intensive d’une semaine de composition et d’enregistrement simultanés, le groupe commence à dessiner les contours du projet « ULTRA », dont la sortie (toujours en indépendant) est prévue pour le 23 Octobre 2020.
Pour cet opus, toutes les paroles des morceaux sont issues de textes de la main de Rene Ricard. La réalisation des pochettes vinyles a quant à elle été confiée à une trentaine de plasticien-nes parmi les proches du groupe et autres figures fortes de la scène artistique contemporaine. Chacun.ne d’entre elle.ux a ainsi produit une série de dix pièces uniques.

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29.04.20
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Christopher Gellert
63'00"
Pourquoi lisons-nous (3)
Pourquoi lisons-nous (3)
29.04.20
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Rencontre avec Christophe Hanna (poète) et Pierre Zaoui (enseignant en philosophie à l’Université de Paris)

En économie, un marché de l’art (ou des livres) est souvent caractérisé comme une star economy: les tout premiers (en termes de vente) touchent énormément d’argent tandis la masse énorme des autres vivent généralement au-dessous du seuil de pauvreté; ou encore une pokemon economy: the winner takes all. D’un point de vue politique, il y a sans doute là de quoi pleurer et vomir, même si pleurer et vomir ne mènent pas loin politiquement. D’un point de vue moral, il n’y a rien à dire et toute nostalgie est interdite: ce n’est pas là un système plus immoral que l’économie de la rente et de l’héritage qui caractérise près de la moitié des nos plus grands artistes et écrivains du XIXème et du début du XXème siècle. Mais d’un point de vue artistique, cela oblige les artistes et les écrivains d’aujourd’hui à transformer, malgré qu’ils en aient souvent, leur atelier ou leur bureau en laboratoires de l’argent. C’est peut-être plus intéressant et en tout cas souvent plus drôle. C’est en tout cas la voie que nous aimerions un peu creuser ensemble.

Pourquoi lisons-nous est une enquête sur la lecture comme expérience. Cette enquête est menée à travers le recueil de témoignages de lecteur·trice·s divers.es ainsi qu’un cycle de forums animés par des universitaires, écrivain.e.s et d’artistes sur nos manières de lire et façons d’être. À l’instar du « texte ouvert » tel que le définit Lyn Hejinian, ici, la hiérarchie traditionnelle entre l’auteur et ses lecteurs·trice·s se dissout et se rééquilibre. Chaque témoin, chaque lecteur·trice, chaque universitaire, artiste et écrivain·e est une co-enquêteur·trice dans cette communauté d’expériences.

Ce cycle a été créé par Christopher Gellert, poète et artiste.
Une émission réalisée en partenariat avec le Service commun de la documentation de l’Université de Paris et la Fondation des Etats-Unis, enregistrée le 27 février 2020 à la Bibliothèque des Grands Moulins - Université de Paris.
Technique : Martin Fauret

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